| Pour lire la traduction des mots colorés dans le texte, posez le pointeur de la souris sur le mot, sans cliquer : la traduction apparaîtra dans une bulle. Les mots colorés et soulignés sont de vrais liens |
Combien de temps dit-on Kadish pour ses parents ?
L'Ovel pour le père ou
la mère, dira Kadish
durant 11 mois moins un jour, à compter du jour du décès,
et observera 12 mois d'avelouth.
Dans une année embolistique (de 13 mois) le premier mois d'Adar entre
dans le compte des 11 mois de Kadish
et des 12 mois de deuil. Quant au Jahrzeit,
il a lieu dans le 13ème mois, celui-ci étant le mois anniversaire
du décès.
Remariage
Un veuf peut se remarier après la mort de sa femme, lorsqu'un cycle de trois fêtes de pèlérinage est révolu (Exemple : si l'épouse est morte avant Shavouoth, il attendra jusqu'après Pessa'h). Cependant, si une femme est absolument indispensable pour la bonne marche du foyer, (présence d'enfants en bas âge...) le mariage est permis après les sheloshim. Le mari peut même se remarier pendant les sheloshim si la nouvelle épouse est la soeur de sa première femme.
Une veuve doit attendre au moins trois mois après la mort de son mari pour se remarier. Si le mari laisse un enfant, qui à sa mort est encore nourri au sein, la femme doit attendre pour se remarier que l'enfant ait atteint l'âge de deux ans.
Condoléances
Il est d'usage d'adresser des paroles consolantes aux affligés. On leur dira : "Que le Seigneur vous console parmi les affligés de Sion et de Jérusalem". Le Shabath, on leur dira : "le Shabath dispense de la consolation, la consolation viendra bientôt, observez votre Shabath en paix". Pour bien s'acquitter de cette noble tâche, il faut s'y prendre avec tact et mesure. Ce serait blasphémer Dieu que de chercher dans notre impuissance à réagir contre ses décrets un apaisement à la douleur.
L'affligé doit lui aussi éviter l'exagération dans ses manifestations de deuil. Faire preuve de volonté et de courage est le meilleur gage qu'il puisse donner au Ciel de sa confiance en la justice divine.
Nouvelle Proche et nouvelle tardive
Shemouoh Kerovoh (Nouvelle proche) :'Hol Hamoëd et la déchirure :
La nouvelle du décès d'un des sept proches parents
nous parvient à 'Hol hamoëd
: si après Yom Tov les trente jours suivant le décès sont
écoulés, la keriya
s'impose même à 'Hol
hamoëd.
La nouvelle nous parvient au cours de 'Hol
hamoëd, après les trente jours : on ne fera plus la keriya,
même pas pour père et mère.
Shemouoh re'hokoh, ou nouvelle tardive :
Elle s'appelle ainsi, lorsqu'elle nous parvient après les
trente jours, comptés à partir du jour du décès.
Dans ce cas, on ne s'assied qu'une heure à terre. Ceci reste vrai,
même lorsqu'il s'agit du père ou de la mère, à
l'exception de la keriya.
Celle-ci doit se faire même si la nouvelle parvient après que
l'année de leur décès se soit déjà écoulée.
Si une telle nouvelle nous atteint un Shabath ou un jour de fête, on
s'assied une heure à terre, à l'issue du Shabath ou de la fête.
S'il s'agit du père ou de la mère, on fait aussi la keriya
à ce moment-là.
Pour père ou mère, quelle que soit la nature de la nouvelle,
l'avelouth s'arrête
lorsqu'une année s'est écoulée, à compter du jour
du décès.
Quiconque reçoit avec onze mois de retard, la nouvelle de la mort du
père ou de la mère, ne dira plus Kadish.
Il le dira naturellement le jour de la Jahrzeit.
Jahrzeit (anniversaire de deuil)
Dans nos communautés, il est d'usage d'observer la première année, l'anniversaire du jour de l'inhumation, et les années suivantes on observe partout le jour anniversaire du décès, ceci est vrai, dès la première année, si l'inhumation a eu lieu le jour même ou le lendemain du décès.
Le jour de la Jahrzeit on jeûne
et on dit Kadish. De la veille
au soir, jusqu'à la tombée de la nuit de la journée de
la Jahrzeit, on allumera une
lumière spéciale en souvenir du défunt ou de la défunte.
Dès la veille au soir, on ne participera à aucune réjouissance.
La première Jahrzeit,
on se mettra à la synagogue à la place spéciale qu'on
occupait durant l'année de deuil. Ceci compte même si cette première
Jahrzeit tombe un Shabath ou
un jour de fête. Dans ce dernier cas, on ne mettra pas les habits de
fête.
Si la Jahrzeit tombe un jour où le Ta'hanoune est supprimé, ou le jour de la circoncision du fils, le jeûne est prohibé.
Si le père ou la mère sont morts au mois d'Adar d'une année
ordinaire, la Jahrzeit dans
une année embolistique est à observer dans le premier mois d'Adar.
S'ils sont morts dans le premier mois d"Adar, d'une année embolistique,
la Jahrzeit est à observer
par la suite dans ce même premier mois d'Adar. S'ils sont morts dans
le deuxième mois d'Adar, la Jahrzeit
est à observer, au mois d'Adar II.
La Jahrzeit est toujours fixée en tenant compte du mois dans lequel le décès s'est produit. Dans une année ordinaire, on observe naturellement l'anniversaire en Adar quel que soit l'Adar où le décès s'est produit. Dans quelques communautés, toutefois, en Adar II. Si le décès s'est produit le jour de la néoménie de Kisslev ou le jour de la néoménie de Teveth, dans une année où ces mois ne comptaient qu'une seule journée de Rosh 'hodesh, la Jahrzeit, s'il y a deux journées de néoménie, est à observer le deuxième jour. Si le décès s'est produit le premier jour de Rosh 'hodesh, la Jahrzeit, s'il n'y a qu'une journée de Rosh 'hodesh, est célébrée le jour même de Rosh 'hodesh. Si le décès a eu lieu le deuxième jour de Rosh 'hodesh , la Jahrzeit sera à observer le jour de Rosh 'hodesh dans les années où ce même mois n'aura qu'une journée de néoménie (l'anniversaire est célébré selon le nom du jour et non selon la date).
Quiconque ne connaît pas la date de décès de son père ou de sa mère, choisira une quelconque journée de l'année, qui sera pour lui dorénavant le jour de la Jahrzeit. En ce jour il jeûnera et dira Kadish.
Le Kadish des orphelins
A l'origine, la récitation du Kadish était destinée aux enfants en deuil et les adultes capables de faire la prière en public, faisaient durant onze mois, les offices de la semaine.
Explication de quelques abréviations pour faciliter la compréhension
de ce qui suit :
K = Kadish
B. shivoh = Ben
shivoh (Quiconque est dans les shivoh
)
B. sheloshim =
Ben sheloshim
Majeur = après la bar
mitzwoh
Mineur = avant la bar mitzwoh
Indigène = inscrit dans la communauté
Etranger = non inscrit dans la communauté.
Avoir droit à un Kadish = dire le Kadish à haute voix tandis
que les autres endeuillés le récitent silencieusement
Visites au cimetière
Si, ce n'est pas pour assister à une cérémonie funèbre ou pour aller, dans les jours de Seli'hoth, en pieux pèlérinage sur les tombes des proches, il ne faut pas multiplier ces visites. Un Ovel, ne retournera pas au cimetière où sa mère ou son père est enterré, avant que ne soit écoulée son année de deuil.
Pour les Sepharades les coutumes sont différentes : On s'y rend le septième jour après l'enterrement d'un proche ; le trentième jour ; chaque vendredi pendant les douze mois de deuil ; A la fin des douze mois de deuil ; le jour anniversaire du décès d'un parent.
En dehors des périodes précitées, on admet en règle général que les dates conseillées pour la visite au cimetière sont les veilles de Rosh 'hodesh, les veilles de fêtes et les jours de jeûnes.
On ne devra pas se rendre au cimetière, le Shabath, les jours de fête ou de demi-fête, à Rosh 'hodesh, à Hanouka et à Pourim et pendant tout le mois de Nissan. Dans tous les cas qui viennent d'être cités, on consultera un rabbin, si une visite au cimetière devait s' imposer.
Le Hesguer
La veille des shivoh, des sheloshim, le soir de l'avant-veille de la fm du onzième mois et la veille du Jahrzeit sont marqués dans le rite sépharade par une cérémonie de clôture au cours de laquelle on lit des psaumes et on rappelle la mémoire du défunt.
En règle générale une collation suit la cérémonie. Le but de cette séouda est d'intercéder en faveur du défunt auprès de Dieu.
Le Kadish
Le Kadish, que l'enfant doit réciter en souvenir de ses regrettés parents, est une sanctification de Dieu. Se rendre à la synagogue, s'acquitter de cette mitzwoh, n'est pas un simple geste symbolique. En récitant cette prière devant l'orone hakodesh en présence des fidèles, vous témoignerez à la face du monde que dans vos actes et dans vos pensées, vous restez fidèles aux principes religieux et moraux que vos parents vous ont inculqués. Le Kadish est aussi le plaidoyer le plus touchant que Dieu recueille de la bouche des enfants en faveur de leurs parents.
| Page précédente | Début du Dossier |
![]() |