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![]() Alphonse Lévy : Tsitsith |
Le petit garçon étrennait alors son premier arba kanfoth (vêtement rectangulaire avec quatre franges rituelles) et accomplissait sa première mitzva (obligation religieuse) publique en enroulant sa mappa autour du Sefer Torah. |
Le G.R. Warschawski montre à son petit-fils Gadiel
comment enrouler les tephilîn autour de son bras - Jérusalem,
2000
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La bar mitzwa était une petite fête
de famille, qui marquait le jour où le garçon, âgé
de 13 ans, était appelé à la Torah pour la
première fois. Il ne lisait en général, qu’un court
passage de la Torah. Seul un garçon exceptionnellement doué
lisait la sidra (section hebdomadaire du Pentateuque) toute
entière et prononçait une drasha
(exposé biblique ou talmudique). Dans les dernières générations, sous l’influence du judaïsme allemand plus assimilé, le jeune bar mitzwa faisait (en allemand ou en français) une déclaration solennelle par laquelle il s’engageait à être un Juif fidèle. |
![]() Bar mitzwa à Paris 1937 |
![]() Bar mitzwa à Mulhouse 1966 |
![]() Bar mitzwa à Jérusalem 1999 |
![]() La synagogue de Struth avec la bima devant l'Arche sainte |
![]() La synagogue de Saint Louis avec la bima au milieu de la salle |
C’est à la même époque que certaines communautés introduisirent l’orgue, en engageant un non-juif pour en jouer le Shabath et les fêtes. Les choeurs étaient en général composés d’hommes et très rarement mixtes. L’institution de ces réformes provoqua parfois des scissions et la création d’oratoires plus traditionnels.
La prière était conforme au rite rhénan et longtemps, les Juifs d’Alsace se servaient des livres de prières, Sidourim et Ma’hzorim édités à Roedelheim. Les piyoutim (poèmes religieux) du rite ashkenaze étaient régulièrement lus aux Shabatoth spéciaux et aux fêtes. Beaucoup de ces piyoutim avaient leur air spécifique et gare à l’officiant qui se trompait d’air ou qui l’ignorait ! Ces airs permettaient de reconnaître le Shabath spécial ou la fête.
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Les fêtes étaient marquées par une cuisine spéciale. Pessa’h avait ses mets, sans lesquels on n’imaginait pas pouvoir célébrer la fête. Shavouoth était accompagné de la tarte au fromage dans le sud de l’Alsace, par le koletch (brioche au beurre), dans le nord de la province. On ne pouvait fêter Pourim sans pürimkichele, les beignets (soufganioth) de Pourim (et non pas de Hanouka, comme dans d'autres communautés) pour ne citer que quelques exemples.
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Les membres de ces ‘hevroth jeûnaient toute la journée la veille de Rosh ‘Hodesh (le premier jour du mois) de Adar et Eloul (Yom Kipour katan). Tous les trois ans environ ils organisaient, après le jeûne d’Adar, eur banquet, la ‘Hevre Süde.
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L’arrivée en Alsace de Juifs de toutes les parties du monde, la disparition
des générations qui avaient connu ou vécu les traditions
locales, a vu, progressivement, disparaître certains minhagim
(coutumes) alsaciens.