Célébrations :


Hollecrache MAQUETTE - La "haulegrash" (ne vient pas de "haut la crèche !" mais du judéo-allemand "haul-kreischen", crier le nom profane, civil) a lieu le 3ème Shabath après la naissance d'une fille, plus rarement pour celle d'un garçon.
Les enfants du village se réunissent autour du berceau et le soulèvent par trois fois en disant : "haulegrash ! wie sol's bobele haïse ?", "comment s'appellera le bébé ?" On proclame son nom et on distribue des sucreries aux enfants.

L'expression malicieuse : "Je n'étais pas à sa haulegrash" laisse planer le doute sur l'âge d'une dame...!


Le Maitre et l'eleve
MANNEQUINS - Avant ses 13 ans, le futur "bar-métzwe" va régulièrement chez le Rabbin pour apprendre à lire l'hébreu dans un rouleau de la Torah. Il devra retenir le "néguenn", la cantilation fixée par la tradition, de sa "sédre", sa section, aidé par les mouvements de la main de son maître, et se soumettre à un examen de ses connaissances ...
Bar Mitsva MAQUETTE - Le Shabath où il atteint ses 13 ans il est, pour la première fois, appelé à "monter à la Torah", à chanter les bénédictions et à lire à même le rouleau. Le Rabbin, dans une "droshe", un discours, l'exhorte à prendre de bonnes résolutions et à les tenir... Un "kédish" (vin, gâteaux... ) est offert à tous les assistants.


MAQUETTE - Pour la "h'assene", le mariage, parents et amis se déplacent de l'autre bout de l'Alsace. Pendant une semaine, les fiancés sont tenus éloignés l'un de l'autre. Et le grand jour arrive : un joyeux cortège s'ébranle vers la "shule" ; les grains de blé pleuvent ; souvent un voisin chrétien sort son accordéon. Les enfants, espiègles, tendent un ruban, barrage vite levé en échange de sucreries.
La ”h’ouppe” désigne à la fois le dais nuptial et la cérémonie. Le dais symbolise l’antique tente du fiancé dans laquelle on amenait la fiancée. Après signature de la ”ketouwe”, du contrat de mariage, le ”h’osen”, le fiancé, est conduit sous le dais par le père et le beau-père, la ”kalle”, la fiancée, par la mère et la belle-mère. La ”kalle” décrit 7 cercles autour du ”h’osen”. Le Rabbin chante la bénédiction sur le vin, la bague est passée au doigt, la ”ketouwe” est lue. Alors le Rabbin ou les assistants récitent les sept Bénédictions du Mariage. ”Bénis sois-Tu, Eternel, qui créa l’Homme à ton image, qui a créé joie et allégresse, amour et tendresse, fiancé et fiancée...”
La cérémonie religieuse est accomplie. Le fiancé écrase un verre sous son talon : pas de joie parfaite sans le Temple de Jérusalem. Les assistants crient ”mazel tov !” On s’embrasse...
Houpa

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