JEAN-BENOIT PICARD
10.09.1941 – 08.10.1973

jb PICARDJean-Benoît, fils de Colette et Bernard Picard naît à Perpignan le 10 septembre 1941. Après  la Libération, sa famille revient à Strasbourg où il poursuit ses études primaires et secondaires, tout en jouant un rôle actif dans le mouvement des Eclaireurs Israélites de France ; il sera chef de la meute des Louveteaux.

Il reçoit une éducation juive au foyer familial et depuis son enfance il se distingue par sa piété et sa fidélité au judaïsme. Depuis l'âge de la bar mitzwa il adhère à la vision du sionisme, qu'il concrétisera plus tard.

C'est un excellent élève qui reçoit une bourse  après le baccalauréat, ce qui lui permet de poursuivre ses études sans être à la charge de sa famille. Après les classes préparatoires, il est admis à l'Ecole des Arts et Métiers de Lille. Dès son arrivée dans cette ville, âgé de 19 ans, il fonde et anime le groupe local des EI.

Jean-Benoît poursuit son cursus à Aix-en-Provence, et c'est en 1963 à Marseille, qu'il  épouse Jacqueline, une camarade des  EI. Puis le couple va s'installer à Paris, où il termine ses études.

Au début la famille vit dans des conditions précaires, car Jean-Benoît  doit partir au service militaire. Quand naît Ariel, leur fils aîné, il sert comme lieutenant dans l'Armée Française, loin du foyer.

Jean-Benoît Picard avec son épouse Jacqueline et leurs deux premiers enfants

Après sa démobilisation, il est engagé dans l'industrie aéronautique à Marseille, et une nouvelle période s'ouvre pour la famille. Deux ans plus tard naîtra  le second fils, Avi. Parallèlement à ses activités professionnelles, il est commissaire du groupe local des EI, et  responsable du Bulletin de nos communautés pour la région Sud-Est, où il publie de nombreux articles.

En  juillet 1969,  la famille s'installe  en Israël,  à Jérusalem. Jean-Benoît, qui a été engagé comme ingénieur aux "Meno'ei Beth Shemesh", doit lutter pour améliorer sa situation professionnelle. Il est promu rapidement, et il est envoyé comme représentant de l'usine pour mener des négociations avec des industriels en France. Par la suite il est engagé dans une société de construction à Jérusalem, ce qui lui donne la satisfaction de  prendre une part concrète à la construction du pays. C'est alors que naît sa fille "sabra", Rahel.

En 1971,  Jean-Benoît est engagé dans l'infanterie de Tsahal, l'armée d'Israël . Après les classes, il est affecté à une unité de réserve, dans laquelle il est appelé à faire une période de service actif dans chaque année.

Lorsqu'éclate la guerre du Kipour, il participe aux combats destinés à freiner les Egyptiens dans le Sinaï. Le 8 octobre 1973, il est touché et tombe pendant l'attaque du fortin "Milano", sur les rives du canal de Suez.

Il sera inhumé au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem. Il laisse derrière lui une épouse, deux fils et une fille, ses parents et cinq frères et sœurs.

Jean-Benoît laisse le souvenir d'un homme naturellement gai, doué du  sens de l'humour, d'un cœur  d'or et d'une vive intelligence. Il était connu pour son sens de l'organisation, qui s'exprimait non seulement dans sa vie professionnelle, mais aussi dans le cadre du  mouvement de jeunesse. C'était un éducateur remarquable qui réussissait à implanter dans le cœur de ses éclaireurs sa foi et son intérêt pour le judaïsme. Il était naturellement modeste, et malgré ses nombreuses réussites dans divers domaines, il savait se comporter avec réserve, sans se mettre en avant.  Depuis son enfance il était considéré comme un être responsable et bien élevé, auquel ses parents accordaient une entière confiance.


J-B. âgé de 16 ans à Strasbourg

J-B. âgé de 17 ans


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