Billets
de
Jacquot GRUNEWALD

Vacances à l'étranger
Le dé-paysement, y'a que ça! Vous découvrez un tas de choses pas ordinaires. Ou que vous avez oubliées. On vous accueille gentiment. On est aux petits soins pour vous. Les gens se montrent curieux. On vous demande comment les choses se passent dans votre pays… Vous comparez… Vous vous la jouez… "Regarde ça, Liliane…sont dingues. Retardés comme c'est pas possible"! Le  problème, à l'étranger, c'est la langue. Vous ne comprenez pas ce qu'on vous dit, les autres ne vous comprennent pas mieux. Mais en mai tout devient formidable! Plus besoin d'apporter votre dico. Vous serez à l'étranger, vous parlerez étranger, comme si c'était votre langue maternelle… qui l'est. Jamais encore on se sera aussi bien compris entre étrangers. Une expérience unique! Evidemment, si vous mangez cachère, vous ne pouvez goûter à la bouillabaisse de chez Roger. Ni au petit salé, au coin de la rue. Mais vous avez pas mal de restaurants cachères à Paris. De bons restos. C'est sûr, faudra pas y aller en kippa… Ce n'est pas raisonnable. En plus, ce sera interdit. Un tas de trucs seront interdits. Chaque pays a ses lois, sa police… C'est pas vos oignons. Ce ne seront plus vos affaires. Alors vous êtes tenté… Mais à l'idée qu'il faudrait voter Le Pen pour arriver à ça, je crois bien que ce sera non.
12 février 2017

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De Tel-Aviv au Kotel
C'était juste un murmure. Le projet n'était pas mûr. Maintenant c'est sûr, on prendra le train pour aller au Mur. En prolongation de la ligne de Tel-Aviv, ou au croisement des rues Strauss et King George et vous arriverez au "quartier juif" du Vieux Jérusalem, pile devant le Kotel. Remarquez qu'au train où vont les choses, c'est pas pour demain. Le train il n'existe pas encore; les gares non plus, mais tel quel, un train pour le Kotel, ça fâche les Palestiniens. Très fort. On a beau leur répéter que le train, ils le verront même pas. Qu'il sera souterrain; qu'il faudra descendre plus bas que terre pour y monter. Ils répondent non, pas de train et menacent de casser la baraque. A cause de Bourak. Ils ne le disent pas comme ça, mais Bourak qui d'un coup d'aile vous transportait de La Mecque au Mur, c'était quand même un truc formidable, exclusif. Ça vous changeait du train-train habituel. Même que l'Unesco s'est mis à appeler l'Esplanade devant le Mur, la "Place Al-Bourak"! L'inconvénient, c'est que Bourak est un monoplace.
Alors, avec le "Tel-Aviv-Kotel" qui va transporter des cents et des mille, qui ça, à part l'Unesco, va se le rappeler, le cheval ailé ?
2 février 2017

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Hello submarines !
Vous me direz que 5%, peut-être même pas tout à fait 5%!, c'est une goutte à la mer. Mais quand il s'agit de sous-marin, ça fait quand même des cent et des cent de millions de dollars qu'Israël paie à l'Iran ! Parce que l'Iran est actionnaire chez Thyssenkrupp à qui Israël achète ses sous-marins. C'est un journaliste de "Yedioth" qui s'en est aperçu. Mais personne n'était au courant. Bibi, il savait pas; à la Défense, non plus. Et puis, en fouillant dans les vieux papiers, on s'est aperçu que oui. Ça a dû se passer en sous-main, les sous-marins, et ça fait mauvaise impression. Très mauvaise impression. Je me suis dit qu'en échange, Israël pourrait demander à participer pour 5% dans le programme nucléaire iranien… Mais il dirait quoi, M. Natanyahou, dans son prochain discours au Congrès? Reste à savoir comment faire pour les prochains achats. Pour qu'on sache à qui va l'argent. Moi je dis qu'on n'a qu'à faire comme en France pour les produits de Judée-Samarie. On affiche! Sur les sous-marins, les vedettes, les tanks, on écrit d'où ça vient et à qui on a payé. Et comme ça on est au courant. Plus besoins de fouiller partout. Remarquez que pour les étiquettes en France, c'est plus difficile. Un truc comme "Petit-pois en provenance de la Judée occupée", les gens ils savent pas très bien. "Qui c'est qui l'occupe la Judée"?, ils demandent. "Les Romains sont revenus" ? Ou peut-être, même, les Mamelouks ? Non, il faut être clair. Il faut écrire "occupée par Israël" ! Mais attention, pas trop grand "Israël". Des fois que ça donnerait envie d'acheter…
8 décembre 2016

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D'accord, c'est Oxford !
Le dictionnaire d'Oxford qui claironne que le mot de l'année c'est "post-vérité". Et moi je vous dis qu'en hébreu, ça fait des siècles et des siècles que "post-vérité" est le mot de l'année! Je vous explique: Post est une préposition d'origine latine signifiant "après", utilisée dans de nombreuses expressions : post-scriptum, post-mortem… Même que c'est Wikipédia qui le dit. Comme l'hébreu s'écrit de droite à gauche, le "post", il passe à la fin… La "vérité" en hébreu c'est "EMT" (prononcez émeth). Et là, plus post que ça tu meurs… parce que MT (meth) signifie "mort". En hébreu, seul est vrai ce qui est éternel et son contraire est "la post-vérité". Quand, chaque veille de Chabat, le Haut Reb Loeb enlevait la première lettre du mot EMT de son Golem, il ne restait que le post MT, qui ramenait le Golem à la mort. Mais il n'y avait pas que le Golem de Prague. Chez des proto-kabbalistes du 12 eme siècle, on racontait qu'à l'instar de Dieu, qui seul est EMT-Vérité-Eternité, et qui créa l'univers par la seule parole, on avait réussi, il y a très très longtemps, à créer un homme par la combinaison des lettres de l'alphabet. Mais ce premier Golem arracha le mot  EMT de son front : il n'acceptait de Vérité que du Créateur. Ne comptons pas sur les golems que créent les posts des réseaux sociaux pour faire pareil. Eviter de nouveaux Brexit et de nouveaux Trump exige  notre propre capacité d'arracher le post à la Vérité.
22 novembre 2016

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Pas un vrai casse-tête
Je lisais l'autre jour dans un édito de l'Express que si une fête [juive ou musulmane] tombe le jour d'un examen, il appartiendra au ministre du culte de délivrer une dispense à l'impétrant. Je tiens à rassurer l'auteur: c'est tout à fait possible. En tout cas d'après le droit rabbinique qui, à l'exception de trois péchés majeurs, prévoit qu'en cas de menace de mort, on optera pour un arrangement discret. La vie ou l'écrit, tu choisiras la vie!
J'avais espéré depuis mon refuge hiérosolomytain qu'on en n'était pas arrivés à cette extrémité, mais voilà que Mme Le Pen, qui pas…non, qui pas une seule fois n'a laissé mariner ce genre d'optimisme béat, me rappelle à l'ordre. Plus de kippa dans les lieux publics, elle a dit! Cependant là – j'en pâlis – le droit rabbinique ne rend pas les choses tellement faciles. Le Talmud ne dit-il pas qu'en cas de contrainte antijuive de front, vouloir vous obliger à lacer vos chaussures en bleu au lieu de rouge, exige que vous gardiez vos lacets bleus. Alors qu'en temps ordinaire, rien ne vous interdit des lacets verts ou jaunes. Ou roses, si vous préférez. C'est très joli des lacets roses sur des chaussures beiges.
Il est vrai que le Talmud parle des époques où l'idolâtrie était religion d'Etat.
Reste que l'avantage d'une discrimination de la kipa sur celle des lacets est évident. Il suffira de prendre la peine de ressortir deux ou trois guillotines: d'un seul tranchant vous aurez la tête avec.
23 octobre 2016

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Un rien pour le dire
"Qu'il était beau ce complet gris que ce jour-là il avait mis". Pour dire la vérité, il n'était pas gris. Il était bleu avec des rayures rouges. Et ce n'était pas un complet, c'était un polo. Mais c'était un beau polo que ce jour-là il avait mis. Parce qu'il était bien et Ministre du bien-être, Haïm Katz, s'apprêtait ce matin-là, un dimanche comme dans la chanson, à prendre sa place à la réunion du Gouvernement avec son beau polo bleu, quand il se fit prendre une veste. "Po lo", a intimé M. Netanyahou, à moins que ce ne fût "lo po", ce qui signifie: "Pas ici", pas à la table du Gouvernement! Il aurait pu lui dire de mettre son costume gris. Mais M. Katz n'a pas de costume gris. Il n'a que la veste, qui n'est même pas grise, qu'il portait à son mariage, il y a 45 ans. Alors, il s'en alla mettre une chemise, une jolie chemise bleu azur avec des boutons et revint en souriant. Sans penser à retourner sa veste. Pourquoi je vous raconte ça? Pour rien. Ça n'a aucune importance que M. Katz ait porté un polo bleu avec des rayures rouges. D'ailleurs, elles n'étaient pas rouges. Rose foncé, simplement, tirant sur le vermeil. C'est qu'il il y a tant de gens très importants qui parlent pour ne rien dire, qu'en cette veille de Roch Hachana, parler de rien, pour dire: "Bonne année", ça fait drôlement du bien. Allez, bonne… merveilleuse année ! Jacquot Grunewald
29 septembre 2016

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Les mots changent aussi
La réforme de l'orthographe c'est très bien. Ça fait longtemps que le subjonctif partait à vélo et les petits chapôs, dont on coiffait un mot et pas un autre, ce n'était pas moins qu'un apartheid sémantique. La formule peut étonner, mais après "l'apartheid territorial, social, ethnique…" que le Premier ministre a bien raison de dénoncer, puis "l'apartheid sexué" que déplore la présidente de l’association "Regards de femmes", j'ai le sentiment d'avoir trouvé les mots qui conviennent à une époque où le métier de chapelier n'est plus ce qu'il était. Tout change. Faire comme si de rien n'était, laisser couler le cours des mots, en faisant semblant de croire (rappelez-vous vos cours de philo) que ce sont les mêmes, c'est ignorer que le réel est un devenir. Prenez l'ONU qui verse à Assad les millions de dollars d'aide destinée à son peuple. Rien qu'à sa Banque de sang, l'OMS a versé plus de cinq millions! Et tout ça parce que le dictionnaire dans le bureau de M. Banque I Moon définit une "Banque de sang" comme "un établissement chargé de la collecte des produits sanguins dans le pays." Pas fichus de mettre les mots aux goûts du jour! Sur des pans entiers de l'univers, les "Banques de sang" ne collectent plus que des dollars et versent le sang. Au comptant. Dans la City de Damas, grâce à l'ONU et aux grands de ce monde, la Banque du sang est devenue la First Bank du continent.
30 août 2016 – En souvenir de J.W. Il aimait lire mes billets

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Attention! Un burkini peut en cacher un autre…
Le burkini ne cache pas tout. Hélas, non. Prenez cette malheureuse Mlle Albrouchi qui, à Rio, représentait l'Egypte. Au volley-ball elle a affronté en burkini une femme-bikini. Ce qui lui valut bien plus d'ovations que ne l'aurait fait une médaille. Elle était heureuse, si heureuse de sa performance vestimentaire quand un photographe la photographia (eh oui, un photographe ça photographie…) alors que derrière elle, juste derrière son burkini, quelqu'un brandissait un drapeau d'Israël. Si bien que, le lendemain ou le surlendemain, les réseaux sociaux d'Egypte se mirent à accompagner de mille injures la photo de Doha Albrouchi, riant sur fond de drapeau d'Israël. Elle a eu beau dire qu'elle ne savait pas… qu'elle na pas vu. Nada! Rien n'y a fait.
Vous me direz que c'est le genre de trucs qu'on ne peut pas éviter. On a bien essayé et on essaie tous les jours de le supprimer, le drapeau d'Israël. Mais on n'y arrive pas. Quant à la décision du Conseil d'Etat qui veut autoriser le burkini, elle n'arrange rien. A Nice ou à Saint-Tropez, il n'y a peut-être pas de drapeau israélien, mais vous n'êtes jamais à l'abri d'un bronzé qui sur son poitrail, au bout de la chaîne, fait pendouiller un Maguen David. Une burkinette passe à côté et clic… photo et injures assurées.
Et ne croyez pas, surtout pas, que le salut viendra de Mme Le Pen. Elle veut interdire tous les signes de religiosité dans l'espace public. D'accord. Dont les "grandes Croix", qu'elle dit. Les petites, on pourra. Du coup, le type sur la plage, il troque sa grande étoile pour une petite. Mais ce sera beaucoup plus grave! Parce qu'une grande Etoile de David, on sait l'éviter. Y'a un tas de types chez Mme Le Pen qui les évitent sans problème. Depuis toujours. Mais un petit Maguen David, ça se voit à peine… Vous imaginez la cata!
28 août 2016

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Etre une femme d'honneur
Kandil Baloch, une artiste très populaire au Pakistan musulman, qui présentait à ses 800.000 "likers" des images que la pudeur n'exige pas, écrivait dans son dernier post que ses messages avaient pour objet de libérer ses fans de carcans qui ne convenaient plus dans un monde qui change. Mais elle avait un frère, Vassim, qui n'aime pas le changement. Qui lui a demandé de changer. Et comme elle refusait, il l'a étranglée pour l'honneur de la famille.
On peut, évidemment, manifester son sens de l'honneur d'une autre manière. Par exemple en pleurant au malheur des filles et des femmes victimes de ces horreurs. Pas qu'au Pakistan. Ça se fait beaucoup, aussi, chez les Palestiniens. Mais là, au moins, on respecte la parité. Vous avez des frères à qui il arrive de tuer une sœur, un père qui… honore sa fille, mais aussi des femmes qui mettent elles-mêmes le couteau à la main. Selon Nadav Argaman, le nouveau chef du Shabak, on s'y est étonné de la forte proportion de femmes à commettre des attentats. 40% ces derniers mois. Jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que "dans la majorité absolue des cas", il s'agissait de femmes que l'on accusait d'inconduite. A qui on… proposait de laver leur honneur dans le sang de qui vous savez. Pas bête. D'abord, le commanditaire échappe à une éventuelle sanction; l'héroïne acquiert la qualité de "shahid" et peut-être même une plaque à son nom dans une rue de Ramallah ; enfin les proches dont l'honneur aurait été terni, touchent les allocations versées aux familles des terroristes. Le tiercé gagnant à tous les coups.  

21 juillet 2016

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Mon truc à moi
J'ai beau me raisonner, me dire que je suis enfant de France, mère des armes, des arts et des lois; citoyen d'Israël, pays du high-tech, de la Bible et du falafel, il y a des moments où la déprime l'emporte. Rien qu'à penser que les élections en France auront lieu l'an prochain, que les élections en Israël n'auront lieu que dans quatre ans, il y a de quoi vous donner le bourdon. Alors, quand ça va vraiment mal, j'ai un truc : j'ouvre Memri, "l'observatoire du Moyen-Orient" et je me porte mieux. Que dis-je, mieux… je plane! Hier, ça m'est arrivé en lisant des extraits de cinq articles consécutifs publiés en mai dernier dans Al-Ahram, le quotidien gouvernemental égyptien, par cet éminent journaliste qui a nom Ali Gad. Il a suffi qu'il me rappelle mes ambitions de "dominer le monde" pour qu'illico je me sente maître de moi comme de l'univers.
En plus, M. Ali Gad, dont je ne saurais contester la profondeur théologique, m'assure que quand le Messie viendra, "la nation juive sera à l’apogée de sa richesse". Et qu'alors, selon ma religion (il va falloir que je l'apprenne, ma religion), j'aurai des tas et des tas "d'esclaves à mon service". Et l'argent, je ne vous dis pas! Parce que les Etats-Unis, que j'ai "noyés sous les dettes" devront me rembourser "les 15 trillions de dollars de dettes sous lesquelles, ils fléchissent" et la France, itou, avec des centaines de millions, "à l’instar de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays". Mais pourquoi fallut-il que M. Gad ajoute qu'à cause de moi "les Arabes sont les plus humbles, les plus pauvres, les moins en sécurité et avancés des peuples"? Jamais le Messie ne viendra aussi longtemps que M. Gad en l'écrivant et ses lecteurs en le croyant, donneront la preuve qu'ils restent le moins avancé des peuples. Alors, quand je vais les avoir, mes esclaves ?
22 juin 2016

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Ça n'a rien à voir
Le président Mahmoud Abbas a inauguré le 18 mai dernier, le Musée Palestinien. Un très joli musée, "un joyau architectural, conçu par des architectes irlandais et chinois", écrit RFI. Et qui, là haut sur les collines de Bir Zeit, "se veut respectueux de l’environnement, puisque les baies vitrées et les terrasses permettront d’économiser eau et énergie". 28 millions de dollars qu'il a coûté, le musée. Ce n'est pas rien. Non, ce n'est pas rien un musée palestinien ! Ou plutôt si… Car il n'y a rien dans ce musée. Absolument rien. "Le Musée Palestinien ouvre ses portes mais ses salles sont vides", titrait RFI en annonçant la nouvelle.
Je trouve ça admirable. En tout cas, c'est du jamais vu. Inaugurer un musée où il n'y a rien à voir! Convier le visiteur à conceptualiser au-delà de l'art rétinien et du spatio-temporel, c'est du grand art. Il n'y a pas davantage de directeur dans ce musée. Il y en avait des qui étaient pressentis. Des bons à rien qu'on a dû renvoyer ! Ce n'est pas que la broderie palestinienne leur posait problème. Une belle exposition est prévue pour la rentrée. Mais l'Histoire… comment il doit faire, le directeur du Musée, pour l'adapter au "narratif" ? Il va expliquer, comme Arafat à Clinton, qu'il n'y a jamais eu de Temple juif à Jérusalem ? Il va écrire sur les panneaux d'information, qu'à l'image des Croisés les Juifs ont envahi la Palestine ? Que les Palestiniens sont les descendants des Palestiniens ? Que Ben Gourion était un "colon" ? Et qu'en 1947, quand l'ONU vota le partage, ce sont les médias sionistes qui ont effacé le mot "Palestine" ? Evidemment, on pourrait afficher à côté des commentaires en arabe, d'autres en anglais qui ne diraient pas tout à fait la même chose. Mais en fin… de conte, il restera quand même plus difficile d'être "respectueux" de la vérité historique que de l'environnement.
2 juin 2016

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Tsahal, tel qu'on l'aime
Ils sont comme ça, les prophètes de la Bible. Ils vous traitent de "pourris" et de "bandits" ; de "durs de cœur", de "rebelles", de "scorpions"… "Pareils à la racaille de Sodome et Gomorrhe que vous êtes" ! Jamais les BDS, ni ceux du "Labour", ni même le cheikh Raed Salah, ou le Rajoub à Ramallah, n'auraient trouvé des trucs pareils. Et puis, zim boum, sans transition, ils vous disent qu'ils vous aiment… mais que, "Nom de Dieu! faut pas continuer comme ça…" Et ils vous font briller le soleil au matin et chanter les lendemains.
Le dernier à nous engueuler, ça a été le général Yaïr Golan, le n° 2 de Tsahal. Dans un discours du Yom Hashoa, pour bien faire mal. "C'est comme en Allemagne, il y a 70 ans", il a dit ! Avec ce sens de la démesure dont on aime bien, dans le vaste monde, accuser Tsahal. Mais le vaste monde, cette fois, il a adoré. "Voyez, même le chef d'état-major adjoint reconnaît que…" a-t-on claironné derrière les écrans de télé.
Et c'est bien là le problème d'Israël à l'ère d'internet. Alan Dershowitz, le plus percutant des défenseurs d'Israël, et lui aussi dans le cadre des réflexions sur la Shoa, a montré comment des articles de Haarets - dont la traduction en anglais paraît parfois avant même qu'ils ne prennent place dans l'édition hébraïque - sont pris comme argent comptant, cri d'une opinion qui serait largement partagée en Israël. "Voyez, même les journaux d'Israël disent que…" C'est dans cet engrenage qu'Israël est prisonnier. Les BDS et consorts, l'Unesco et compagnie, font usage du petit bois que l'on casse sur le dos d'Israël pour tenter d'allumer le grand incendie. Alors quoi faire ? Se féliciter du risque des démesures parce que la vérité finira par l'emporter ? Ou doit-on craindre qu'avant de percer, elle ne cause des dégâts difficilement réparables ?
9 mai 2016

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L'hébreu pour tous
Un nouvel algorithme qui permet de reconnaître les moindres différences d'écritures a permis de délivrer des bons points à nos bons papas du Royaume de Judée. Des chercheurs ont passé au crible des tablettes de la région d'Arad, qui datent du 7e siècle avant Jésus. Il s'agit d'écrits administratifs, rédigés dans des fortins militaires de la région, occupés, chacun, par quelques dizaines d'hommes. Les travaux publiés dans PNAS, la prestigieuse revue officielle de l'Académie des Sciences d'Amérique, montrent que les textes en écriture cunéiforme, rédigés sur place par de simples bidasses, comprennent plus d'auteurs qu'on ne l'imaginait et donnent à penser que le nombre de gens dans l'ancien Israël qui savaient lire et écrire est bien plus considérable qu'on ne voulait l'admettre. En fait, déjà au 9e siècle, rapporte le deuxième Livre des Chroniques (17: 9), Josaphat, 4e souverain du Royaume de Juda avait envoyé une flopée de maîtres (scrupuleusement nommés !) dans tout le pays pour, texte en main, y enseigner la Tora. Encore plus tôt: dans le Livre des Juges (8:14), on voit un jeune garçon pris au hasard qui sait écrire. Mais ne le dites pas à l'Unesco. Ça pourrait les fâcher.
A propos d'hébreu, vous êtes vous demandé pourquoi Emmanuel Macron a appelé son nouveau parti "En marche" ? La réponse est biblique. A condition de lire les Evangiles dans la traduction d'André Chouraqui.
A l'instar de Claude Tresmontant, qui "a identifié l'hébreu sous-jacent dans les originaux grecs", Chouraqui remplace les "Heureux" du fameux discours sur la Montagne, par la formule "En marche" ! Je vous fais un… dessein ? Au lieu de lire "Heureux les pauvres en esprit", Macron proclame: "En marche les pauvres en esprit" ! Et les assure "que le royaume des cieux est à eux". Certes, un ministre qui promet le Ciel, ça c'est déjà vu. Mais Emmanuel dont le nom signifie "Dieu est avec nous" (Isaïe 7:14) est sûr qu'ils vont tous marcher. Le bonheur selon Saint-Macron.
17 avril 2016

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"Pour Jérusalem…" (Isaïe 62:1)
Pendant neuf mois, tous les quatre ans - le temps des Primaires américaines - l'Ambassade des Etats-Unis passe à Jérusalem. Chaque candidat républicain jure, aujourd'hui, que lui, Président, il donnera l'ordre de déménager son Ambassade à "Jérusalem, Capitale éternelle du peuple juif". Et quand le Président sortant est républicain, c'est au tour des Démocrates de promettre qu'eux, présidents, ils vont transférer à "Jérusalem, etc." leur Ambassade du bord de mer. Seulement, un mandat de Président américain ne dure que quatre printemps. Vous avez à peine eu le temps de chercher l'adresse d'un bon déménageur qu'il vous faut vous occuper des Primaires suivantes. Jérusalem patientera. Juste quatre ans. Après tout, quatre ans pour cette Jérusalem qui du haut du mont Moria nous contemple, est-ce que ça compte?
Le déni de Jérusalem, également partagé dans tout l'univers onusien et donc par la France, m'avait inspiré, il y a neuf ans, une "question orale", c'est-à-dire… écrite, à laquelle l'Administration était tenue de répondre au Conseiller de l'Assemblée des Français de l'Etranger que j'étais. Quelle devait être, demandais-je, l'adresse postale de Jérusalem ? "Vous conviendrez, écrivais-je, qu'il faut uniformiser. Comment? «PALESTINE» n'est guère possible puisque la Palestine mandataire n'existe plus. Pour le même motif, on ne peut retenir «CANAAN» ; pas davantage «ROYAUME DE JUDÉE». Pas même «SULTANAT DES MAMELOUKS». Quant à «CORPUS SEPARATUM» […] cette dénomination n'est pas reconnue par la Poste". Et je concluais "qu'en attendant que les négociations sur le statut de la ville et l'avenir de la région aboutissent, il paraît raisonnable que l'ensemble de nos services localisent Jérusalem, telle que la réalité l'établit, en ISRAËL". Ce que d'ailleurs l'Administration finit par reconnaître. Reste, qu'en guise de riposte, il ne suffisait pas de la Poste.

24 mars 2016

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Un silence mortel
Dans la Bible, le mot Sh-C-L paraît plus de trente fois. Il évoque la perte d'un enfant, la terrible douleur des parents à sa mort. Il n'a pas changé en hébreu moderne. Il apparaît tous les jours dans les médias d'Israël. Il n'a pas d'équivalent en français. Existe-t-il en arabe? Dans l'arabe que parlent les Palestiniens à la mort des enfants "shahids" de ces derniers mois? Pères et mères clament leur fierté quand leur garçon est tué en criminelle sainteté, encouragés par les réseaux sociaux et les télés palestiniennes. "Des parents palestiniens n'empêchent pas leurs enfants de commettre des attentats terroristes, a affirmé le ministre israélien de l'Education, afin de toucher des indemnités de l'Autorité palestinienne". Pour le ministre de la Défense comme pour le patron de la Police (l'ancien chef des services antiterroristes), on ne peut situer à un même niveau la douleur des parents juifs frappés par le deuil et la mort ressentie par les pères et les mères de Palestine. Une naturelle pudeur interdit de s'entremettre. Mais il faut bien constater que ni le président, ni les ministres palestiniens, ni les chefs religieux ne condamnent les attentats au couteau des enfants de Palestine. Comment peuvent-ils, car c'est bien de cela qu'il s'agit, pousser à la mort –à la mort donnée, à la mort reçue – de garçons et de filles de 13, 14, 15 ans… Pas une voix ne s'élève depuis Ramallah – ni des BDS ni des boycotteurs des universités – pour crier aux enfants: Pas ça, pas vous! Embrassez la vie, fuyez la mort. Retournez à l'école! Soyez les Palestiniens qui, demain, sauront donner sa vraie fierté à l'Etat qu'il vous faut construire.
25 février 2016

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L'ouest à l'est…
Un "mizra'h", c'est un "orient", un petit écriteau avec ou sans dessin, sur lequel est écrit "Orient". Pour ne pas perdre le nord, et savoir toujours dans quelle direction prier, le fidèle affiche dans sa maison un "orient". S'il habite Meudon, Bischeim ou Londres, le Juif prie en direction du Temple, donc vers l'Orient. Pas compliqué. Et comme le Temple est proche à son cœur, il se tourne vers le Proche-Orient. Et c'est pareil pour tous. Même un Juif extrémiste ne priera pas en direction de l'Extrême-Orient. Mais s'il se trouve à l'est de Jérusalem, à la Mecque par exemple, le fidèle fixera son "orient" en direction de l'ouest. Et au nord de Jérusalem, (pensez à vos vacances à Beyrouth), vous placerez votre "mizrah" au sud. C'est tout simple.
C'est, aussi, très pratique, un mizra'h. Vous habitez Oxford, vous n'avez pas vu le soleil se lever depuis l'été, le "mizrah" est là qui vous indique le Levant. Et vous vous levez pour prier dans la bonne direction. Mais à Jérusalem, au soleil levant, les plus zélés s'en vont prier au Mur Occidental. Dont la partie sud, vient de décider le Gouvernement, sera aménagée pour accueillir les femmes (avec ou sans kippa, avec ou sans tefiline, avec ou sans leurs époux) des communautés libérales. Et comme ceux de la partie nord du Mur Occidental et celles qui prient au centre, ainsi que ceux et celles de son extrémité sud vont tous et toutes se tourner dans la même direction, gageons qu'ils finiront par s'aimer.
3 février 2016

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A découvert
A Jérusalem, la kippa me hérisse le poil. Devenue signe extérieur de dévotion, elle clame au passant mes convictions religieuses et mes opinions politiques selon son interprétation de la teinte, de la surface, du tricot ou du velours qui colore mon occiput. Alors que si j'habitais Marseille et habité de courage, je me dirais qu'il me faut porter une grande kippa tout en couleurs. Ou noire. Mais d'un noir foncé, tellement foncé qu'il en ferait pâlir les nuits sur la Cannebière. "Ce que j'ai, j'en veux pas et ce que j'ai pas, j'en veux…" chante Hans im Schnokeloch, Jean du Trou aux Moustiques, dans la plus populaire des chansons d'Alsace. Et me voilà gros Jean comme devant.
Le système de défense préconisé à Marseille est un avatar de la défense par absence appliquée quelques mois plus tôt au "Forum des langues" à Toulouse. Près de 180 langues étaient présentes mais l'hébreu que nenni! "Nous faisons une cible idéale, a expliqué le président de l'Association Hébraïca, et nous n'avons pas souhaité prendre le risque dans cette période exceptionnelle". Mais puisque l'hébreu c'est (aussi) de l'hébreu pour les promoteurs de "périodes exceptionnelles", on n'avait qu'à dire que le Livre-là, avec les Psaumes et tout, il est écrit en gloubazoloulou. Ils n'y auraient vu que du feu. Sans savoir où le mettre. A bien y réfléchir, on pourrait faire comme ça avec la kippa. On dirait que c'est pour apprendre à devenir évêque. Ou chirurgien. Qu'on a fait un tour sur une calotte glaciaire. Ou qu'on l'a reçue en prime avec un stylo Mont-Blanc. On peut trouver mille raisons de coiffer une kippa. Pas besoin de faire son aliya pour ça.
14 janvier 2016

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Houmous pour tous
Or donc, le Liban voulait traduire en justice l'Etat d'Israël pour oser vendre sous son label houmous et fallafels, divine ambroisie que l'Orient doit au modeste pois chiche. "Ce sont des mets traditionnels de la cuisine libanaise, clamait-on à Beyrouth, qui existaient bien avant la création de l'Etat d'Israël". Et pour le montrer, les cuisiniers libanais ont présenté un houmous de deux tonnes. "Essayez d'en faire un aussi beau", se moquaient les cuistots. "Chiche!" a répondu Abou Gosh, ce village d'Arabes israéliens sur la route de Jérusalem, qui se targue d'être la "capitale mondiale du Houmous". Et de préparer un (excellent) houmous de quatre tonnes! Sur quoi le Liban a contrattaqué avec un houmous de dix tonnes! Et là, Israël ne faisait plus le poids. Il ne faisait pas le poids de poix-chiches. Mais s'il avait perdu une bataille, il n'avait pas perdu la guerre du houmous. Surtout on n'allait pas laisser bouler les boulettes de fallafël – dont je suis fier d'être le premier à couronner le nom théophore du tréma qu'il mérite. On en était là… quand une équipe d'archéologues botanistes de l'Institut Weizmann a découvert en Galilée, dans un ancien village du néolithique, une importante culture de fèves et de fortes réserves de poix-chiches qui datent d'il y a 10.000 ans! Alors qui c'est donc qui étaient les premiers? Et qui trouvera les mots pour pleurer la déroute de Beyrouth?
N'empêche qu'ils l'avaient réussi leur houmous de 10 tonnes! C'est incontestable. Alors si… Si, demain… ils voulaient tenter les 20 ou même les 40 tonnes? Et qu'à Abou Gosh, on prépare là aussi des grands, de très très grands houmous et à Amman, itou, et à Ramallah aussi. On aurait un immense couscous! Avec plein de fallafëls pour étoiles… Et on pourrait se mettre à table, enfin! Parce qu'un houmous, jamais personne encore ne l'a mangé avec un couteau. Sur le houmous on passe amoureusement un bout de pita, on le caresse des lèvres, avant de savourer. Pour manger un houmous, on laisse le couteau au vestiaire.
23 décembre 2015

cactus

Une saine occupation
Rester Européen en Israël… Ça paraît tout naturel. Israël n'a-t-il pas des tas et des tas de citoyens d'Europe ou d'origine européenne? Reste qu'on perd vite ses habitudes. Ainsi m'arrive-t-il de tartiner du houmous au lieu de camembert. Sur une pita! Mais où sont les baguettes d'antan? Le passé s'estompe et voilà qu'en plus, l'Europe impose de nouveaux règlements difficilement applicables en Israël. Comment rester Européen à Jérusalem sans être informé si son houmous est made en Judée occupée ou à Nataniya non occupée? C'est très préoccupant. On ne peut pas compter sur Bibi. Il ne comprend rien à l'âme européenne. Jamais il ne fera imprimer des étiquettes pour Européens en Israël. Alors, je m'occupe à me les faire moi-même. J'en ai plein, déjà, des étiquettes. "Salamis de la Samarie occupée", "Compotes de pommes du Corpus separatum occupé", "Crudités de la Judée colonisée par les Juifs"… Pour mon vin du Golan, je me suis fait une étiquette capiteuse d'origine contrôlée: "Vigne plantée dans les ex champs-de-tirs syriens occupés". C'est qu'il faut être précis: Vous imprimeriez: "Radis de Cisjordanie occupée", qu'on se mettrait à accuser la Brigade jordanienne, elle, qui n'a jamais dérangé aucun gouvernement en Europe.
Le problème, c'est qu'avec tous les trucs déjà étiquetés (calories, adoucissants, conservatifs, cachère Beth Din et cachère mehadrin, 'halavi ou parve, mangeurs ou pas mangeurs de kitnioth…) il ne reste plus de place pour mes étiquettes. Mais comme on le dit à la CEE, le problème est purement technique.
19 novembre 2015

cactus

Antidote
J'avoue : j'ai hésité. Je me suis dit que le diktat de l'Organisation Mondiale de la Santé contre les saucisses et autres viandes fumées pouvait ne pas être dirigé contre Israël. Si, ça aurait pu… Et que ses barbecues condamnés à l'extinction pouvaient n'être qu'une victime collatérale d'une mesure, qui à l'enfant de Strasbourg que je suis, sapait pareillement le moral et l'appétit. Qui donc, à l'OSM en voulait à l'Alsace et à ses choucroutes ? Existerait-il des BDS anti-alsaciens ? A cause des colonies de cigognes occupant le clocher de mon village qui passent dans le ciel sioniste ?
Mais à peine l'ukase anti-choucroute publié, on apprenait, comme par hasard, par des chercheurs de l'Université Emory à Atlanta, associés à des Chinois de l'Université de Pékin, que le pigment qui donne sa couleur rouge à la rhubarbe est un "formidable outil dans la lutte contre le cancer…" Vous me suivez ? Je vous fais un dessin ? Les Alsaciens grands amateurs de tarte à la rhubarbe, qui entre deux tétées sucent déjà de la compote de rhubarbe, possèdent un antidote: le pigment rouge de la rhubarbe à papa ! Et "sut" (prononcez "zut") au cancer !
Et la tomate que les Israéliens mangent au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner… elle n'est pas rouge ? Elle n'a pas des pigments rouges la tomate ? Pourquoi les Chinois et ces types en Atlanta refusent-ils leur antidote aux Israéliens ? Je vous jure, moi, qu'on ne se laissera pas faire et qu'au prochain Yom Haatsmaouth, les fumées des barbecues continueront comme par le passé à monter dans le ciel d'Israël. On le trouvera notre antidote! Faites confiance au pays du high steak.
1 novembre 2015

cactus

Visites autorisées
En ces journées de tension et de violences, alors que le soupçon mine la cohabitation judéo-arabe, il est des lieux en Israël où Juifs et Arabes se côtoient, s'apprécient, s'entendent et se rencontrent le plus naturellement du monde: les hôpitaux. Ils y sont couchés côte à côte dans une même chambre. Le chirurgien arabe y opère le Juif et le médecin juif soigne l'Arabe. Les Palestiniens, eux, rejoignent les hôpitaux palestiniens. Mais c'est en Israël, aussi, à l'hôpital Schneider pour enfants, qui reçoit des malades de tout le Proche-Orient, que sont soignés de jeunes Palestiniens atteints de maladies particulièrement graves. Ainsi la guerre avec le Hamas n'a pas empêché une petite-fille d'Ismael Haniyé d'y être hospitalisée. Zichron Menachem, une Association israélienne d'assistance aux enfants atteints de cancer et à leurs familles, a, cet été, organisé un voyage fantastique en France. Une centaine d'enfants y ont connu la joie de vivre. Regardez le film (lien en fin de papier) et laissez-vous surprendre. Parmi eux, une dizaine d'enfants palestiniens ont appris que les Israéliens n'étaient pas des ogres et des jeunes Israéliens se sont fait des camarades palestiniens. Je me dis que ce film, on pourrait l'envoyer à M. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, attendu aujourd'hui à Jérusalem et à Ramallah. Il pourrait le visionner en terrain neutre. Ou plutôt, en terrain fraternel, dans les corridors d'Adassa ou de Shaarei Tsédek. Pendant qu'il attendrait Netanyahou et Mahmoud Abbas, retenus, pendant leur visite aux malades. Pour y apprendre comment s'entendre.  
https://drive.google.com/file/d/0B2a_aPb0bkuZYWptcHRwbGs5ODA/view?usp=sharing
20 octobre 2015

cactus

A Jérusalem, nous sommes Charlie
Les caricatures de Mahomet ont été une réaction aux crimes commis en son nom. Elles ont été comprises par la majorité musulmane comme un blasphème. On connaît la suite. La montée de certains Juifs sur le mont du Temple est une réaction au refus arabe de reconnaître leur droit à se rendre sur le. "lieu de leur ancienne grandeur". On connaît la suite. Moi, je n'aime pas le blasphème. Je n'aime pas non plus qu'en ces temps de grande tension, on fasse monter la mayonnaise et des Juifs sur le Mont du Temple. Mais que le meurtre puisse être la réponse aux provocations, celles de "Charlie" et celle d'Ouri Ariel, est abject. Et que les indignés de janvier ne soient guère enclins à s'indigner aujourd'hui, l'est également. Sur le fond: Je devrais éprouver une immense fierté que parmi tous les "lieux saints" de l'univers, le monde musulman ait choisi le mont du Temple, de mon Temple et Temple de mes pères, pour rendre hommage à Allah. Le monothéisme que professe l'Islam devrait m'y inciter. Mais que vaut le monothéisme quand ceux qui s'en réclament, quand la Ouma arabe, partout dans le monde, élève le meurtre en vertu? Quant à ma relation avec le Temple et son lieu, elle participe de l'immense nostalgie qui habite Israël. Dieu seul pourrait la satisfaire.
9 octobre 2015

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"Osem" à tout vent
Montjoie Sainte-Tomate! Dans l'intrépide tournoi qui oppose Obama, Seigneur des Etats-Unis, Châtelain de Maison Blanche et Netanyahou de Jérusalem, Châtelain de Césarée, une première joute a fait monter le rouge au heaume yankee. Oui, "go home" ont clamé les trompettes d'Osem, seul autorisé, maintenant, à porter le titre de "Ketchup", alors que le géant Heinz qui ne contient que 21% de concentré de tomate (contre les 41% annoncés), ce qui est très en dessous des standards israéliens en matière de concentré de tomate, sera privé du label. Alors, car c'est bien là la question, que vont faire les BDS ? Continueront-ils à verser aux carrefours le vrai Ketchup et ne laisser aux Français que le misérable "assaisonnement à la tomate", label désormais imposé à Heinz ? 
Vous me direz que pour l'heure la décision du ministère israélien de la Santé ne s'applique qu'en Terre promise… Seulement, ce ne sont pas les BDS qui vont sous-estimer l'influence juive dans le monde, notamment sur ce concentré de Sionistes qui a nom Hollywood. Hollywood pourrait-il continuer à utiliser le pseudo Ketchup de Heinz chaque fois que le sang coule dans ses studios? Ne va-t-on pas assister sur les contreforts du col de Cahuenga à une importation massive d'Osem, le Ketchup certifié, le seul qui peut se prétendre rouge à au moins 41%? American Horror Story! Le nom était prédestiné. Et là revient la question: Que vont faire les BDS? Vont-ils devoir boycotter les séries américaines ?
31 août 2015

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Mon conseil aux BDS
Pour défendre "Tel-Aviv Plage sur Seine" et montrer comment c'est grand et beau Tel-Aviv, Anne Hidalgo a dit que "c’est à Tel-Aviv qu’ont eu lieu les manifestations de solidarité les plus impressionnantes avec la famille de l’enfant palestinien brûlé vif". Trop n'en faut. Il n'y a pas eu plus d'Israéliens à Tel-Aviv que partout ailleurs dans le pays pour crier leur colère et leur honte. Les grandes manifs ont toujours lieu à Tel-Aviv. Entre autres parce que le grand espace devant sa mairie a pour vocation de rassembler les foules.
Cela dit, ils ont drôlement raison ceux et celles qui, au souvenir de l'été dernier, n'en veulent pas de "Tel-Aviv plage" à Paris. Vous imaginez que si pour faire vrai, l'un des petits gars du Hamas à Paris, lançait une fusée Graad en direction de "Tel-Aviv sur Seine" ! Et même si M. Cazeneuve avait prévu un système à l'israélienne pour alerter les Parisiennes et dire combien de secondes il leur restait pour se mettre à l'abri, où c'est qu'elles iraient se planquer ? Sous les coffres des bouquinistes ? A Tel-Aviv, il suffisait de traverser l'avenue vers l'Ambassade de France ou chez Burger-Quelque-chose... A Ashdod, à Ashkelon, on n'allait pas à la plage, tout simplement. On rigolait pas avec les Graads. Paris n'a qu'à faire de même.
Et je suggère à Mme BDS (c'est comment son premier prénom à Danielle Simonet?) et à ses copains qu'ils choisissent un Carrefour loin des plages parisiennes pour manifester. C'est pas toujours très exact ces saloperies de Graads.
12 août 2015

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Les leçons du baudet
Nous sommes injustes. Il n'y a pas de raison d'attribuer à l'âne les sautes de bêtise dont nous sommes coutumiers. L'ânesse qui servit de monture à Bilame en est la preuve. Honel Meiss, qui au début du siècle dernier fut grand rabbin de Marseille et qui nous a laissé un délicieux petit livre de bouts rimés, Moschelichs d'Alsace, affirme que "dans un ridicule débat où par pur antisémitisme / un chapitre du catéchisme/par l'adversaire est débité", ce doux animal servit aussi une plaidoirie d'Adolphe Crémieux. "Une page de l'Ecriture,exposa l'avocat, pour moi, toujours restait obscure, celle du baudet disert de Bilam. […] Mais une subite lueur, grâce à Monsieur le procureur / dont je prise fort l'éloquence / vient d'éclairer ma conscience / et je comprends sans plus doute r/ qu'un âne aussi puisse parler."
Les maîtres de la Mishna, qui avaient de la peine à admettre un miracle contre nature, le comprenaient autrement. Ils imaginèrent des éléments créés en amont, avant que le Créateur n'établisse les règles de la nature (Mishna Aboth 5, 6). Parmi ces éléments ils ont compté la "gueule de l'ânesse" ! Crémieux aurait applaudi à l'idée que l'antisémitisme apparut avant que la raison ne fut partagée aux hommes.
J'y pense en ces jours précédant la péricope de Bilam, alors que l'antisémitisme, lui aussi, rouvre sa gueule. Quant au Ramadan meurtrier de 2015, tel qu'en sa barbarie il se manifeste, il montre à l'évidence que le djihadisme fut de la même fournée.
2 juillet 2015

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C'est la faute à Partner
Evidemment… quand vous entendez dire qu'il n'y a pas d'Orange en Israël, vous êtes surpris. Ou furieux. Vous vous dites: Encore un mensonge pour discréditer le pays et vous écrivez aux journaux que si, il y a plein d'oranges en Israël et qu'elles sont au moins aussi bonnes que celles d'Espagne. Jusqu'à ce qu'on vous explique que non, il n'y pas d'Orange. Que c'est bien écrit partout "Orange" avec la couleur orange, mais que c'est pas Orange c'est Partner.
Reste que Stephane Richard, il savait. Il s'est dit: Je vais leur faire plaisir au Caire! Vais leur dire qu'Israël c'est fini dès qu'on pourra. Ça ne mange pas de pain, puisqu'on n'y est pas! Seulement, ça tombait juste après le coup de Rajoub à la FIFA et une saloperie de plus des BDS, je ne sais plus où. Bref, ça tombait mal. Très mal. Pauvre Stephane Richard! Il n'a jamais le temps, ce président d'Orange pressé, toujours occupé à satisfaire les actionnaires, à implanter de nouveaux réseaux, sans trouver un moment pour ouvrir un livre ou lire un journal. Il ne savait rien de tout ça! Mais les Israéliens ne voulaient pas le savoir et Orange ou pas Orange, ils lui en ont fait voir de toutes les couleurs. "Je vais leur envoyer un SMS", a dit M. Richard. "Israël vaut bien un SMS". Mais à Jérusalem, on n'en veut pas de son SMS. SMS ou BDS, c'est plein de virus et de poisons ces trucs en S. "On vous attend sur place", a dit Bibi. Ne risque-t-il pas, Richard, d'y perdre l'interface? Orange, ô désespoir, ô ce bug ennemi, n'a-t-il donc tant twitté que pour cette incurie?
11 juin 2015

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La revanche d'Israël
Je m'étais dit qu'un Israël hors-jeu, exclu de la Fifa, interdit de foot par la volonté des nations, ça serait drôlement bien. Sur les terrains jadis piétinés on planterait des fleurs – des coquelicots et des boutons d'or pour les nostalgiques des cartons d'autrefois. On jouerait des pièces classiques dans les amphithéâtres rendus à leur vocation naturelle où, de leurs belles et fortes voix, les supporters prenant la place des chœurs antiques, chanteraient en canon, leurs hymnes familiers. Une douce harmonie baignerait le pays et la télé rendue muette, sans plus de matchs à nous mettre sur l'écran, nous offrirait des nuits sereines.
"Mais c'est tout faux" ! s'est écrié mon voisin de palier. "Et l'orgueil patriotique tu en fais quoi" ? Et de me dire que si la Fifa avait suivi les Palestiniens, les fous du foot en Israël auraient saisi la balle au bond. Qu'il y aurait eu des matchs tous les jours, des Maccabis contre des Bétars et des Bétars contre des Maccabis dans tous les corners du pays, dans tous les stades, sur la moindre parcelle de ce qui fut herbe et dans les cours des écoles en plus !
C'était donc ça, le plan de Rajoub: éliminer Sion par abrutissement au ballon ! Mais on va pas se laisser faire ! On va leur en faire voir de toutes les couleurs. Au lieu des lancers de ballons aux frontières, on leur envoie des vraies balles de foot et de basket…Des milliers de ballons! Et s'ils nous les renvoient par-dessus les murs de protection, on fait pareil. Un ex-æquo, ce serait pas mal, non ?
1 juin 2015

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Merci pour ce répit
Je ne dors plus. Ou disons que je dors mal. Avant, je dormais bien, Trop bien. Même que je m'étais endormi en lisant une bio de Kim Jong-il. Je m'étais dit qu'il me pardonnerait. Que d'en rêver ne pouvait que flatter le Chef suprême de la République Démocratique et Populaire de Corée. Mais depuis que j'ai lu ce qui est arrivé à son vice-maréchal, pulvérisé par un missile antiaérien pour avoir pioncé du côté de Pyongyang, mon yang ne fait qu'embêter mon yin et je ne trouve plus le sommeil. Le danger est partout en somme. Les places, les rues sont polluées par des gens qui ne pensent qu'à dormir. Vous marchez dans une avenue, bourré de café pour tenir le coup, et voilà que le monsieur, un gentil monsieur, se tape une sieste sur le banc. Et bang! Comme à Pyongyang. Vous me direz que vous n'êtes qu'une victime collatérale. Mais quand même! Notre seule chance, c'est que les fusées intercontinentales que le "Génie des génies en science militaire, le grand général Kim Jong-il" a programmées contre les dormeurs, ont frappé ses agents dormants. Il lui faut maintenant changer une puce ou deux dans ses fusées. Et surtout, endormir la méfiance des agents restants.
17 mai 2015

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Notre deuxième Yom Haatsamouth
Il a neigé sur le Golan à Yom Haatsmaouth et à Jérusalem la pluie a éteint les barbecues. Mais que fait la police? On ne peut quand même pas laisser les choses aller à vau-l'eau. Il nous faut une autre date pour Yom Haatsmaouth. Ou pour le moins une deuxième fête nationale avec beau temps garanti. Vous me direz qu'aucun pays n'a deux fêtes nationales. Et alors ? Nous, on a bien quatre "nouvel an" – et cinq avec le 1er janvier. Pourquoi pas deux Yom Haatsmaouth ? Le 14 juillet, ça serait très bien. On chanterait la Hatikwa sur l'air de la Marseillaise, l'espoir "à Sion" abreuverait "nos sillons", on danserait le Vals en plus de la hrra…
J'en entends des qui objectent… Ils disent qu'à la réception du 14 juillet au Consulat général de Jérusalem, on risquera de prendre la Marseillaise pour la Hatikwa. Allons… Allons enfants de la patrie ! Personne n'y a jamais chanté la Hatikwa, au Consulat ! On ne sait pas comment c'est fait, une Hatikwa. Alors, tout le monde prendra ça pour la Marseillaise. Il y a aussi l'Unesco. Tous ces pays qui reprochent à Israël de faire dans la démesure déjà avec un seul jour de fête nationale, alors avec deux, vous pensez ! – Mais puisqu'il y a deux poids, il faut deux mesures, non ?
23 avril 2015

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Oxymore, quand tu nous tiens…
Le froid qui s'est abattu sur Israël au dernier jour de Pessa'h s'acharne sur ces fils dont nous avons hâte de nous découvrir en avril. Ira-t-il jusqu'à nous faire oublier les journées chaudes et radieuses du dernier 'Hol hamo'ed – l'heureuse période qui comble de profane ('hol) la courte semaine festive qui sépare le premier et le dernier jour de la fête (mo'ed)? Intraduisible, 'Hol hamo'ed est un oxymore. Il nous dit qu'une fête, qui ne l'est pas, peut être à la fête hors des synagogues, des foyers d'étude et du foyer tout court. En Israël, 'Hol hamo'ed attire dans ses campagnes luxuriantes en cette fin d'hiver, dans les forêts et au Néguev, ses cohortes de marcheurs ou ses beaufs s'exerçant aux barbecues qu'ils rallumeront aux feux de Yom Haatsmaouth. Pour le monde h'arédi, 'Hol hamo'ed est l'occasion de quitter le ghetto. Sombrement vêtus ou de fourrure toqués, ils se rabattent davantage sur les parcs des villes. Souvent pauvres à force d'étudier et donc privés de voitures, ils surprennent l'autre monde dans le nouveau parc aux biches, à Jérusalem, ou sur la croisette de Tel-Aviv et dans son port… Comment ne surprendraient-ils pas, eux-mêmes surpris de se voir libérés des entraves qu'ils s'imposent et livrés à eux-mêmes? A en croire l'étymologie, un oxymore est "l'ingénieuse alliance de termes contradictoires". 'Hol hamo'ed ne vient-il pas nous rappeler ainsi, qu'entre les communautés d'Israël aux voies mutuellement incomprises, sinon contradictoires, une "alliance ingénieuse" est aujourd'hui le premier devoir ?
14 avril 2015

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Notre Charlie‑Hebdo
Steimatsky ne veut pas faire hara-kiri. Ses boutiques ne vendront pas Charlie‑Hebdo. Lieberman a racheté une partie du stock pour que son parti le distribue. Et lui est parti à Moscou. Il va en donner à Poutine ?
Steimatsky ou pas, c'est sûr que Charlie‑Hebdo manque terriblement en Israël. Des couvertures auxquelles on ne devrait pas échapper, il y en a plein par ici. Tenez, rien qu'en lisant le journal de ce matin: "Après l'inculpation d'un Xième directeur de police pour harcèlement sexuel, la police sera désormais dirigée par des eunuques ". Et ça se dessine facilement un eunuque. Sur le même sujet: "Stage obligatoire des directeurs de police auprès de Sara Netanyahou". Je vous laisse imaginer. Dans la rubrique "Faites-le vous-même", vous auriez la kipa en fer avec pointe. Modèle spécial pour jeunes racistes. Et comme bande dessinée: Benett: Il marche sur le pied d'une vendeuse et s'excuse, confus, de ne pouvoir lui demander pardon en période électorale.
Bref, sortir un Charlie‑Hebdo israélien, ne présente pas de problème de remplissage. La difficulté est ailleurs. La sensibilité musulmane dans la région étant ce qu'elle est, il n'y aura pas de dessin de Mahomet dans notre Charlie‑Hebdo. Le côté unilatéral de la chose dérange. Ça risque une condamnation au Conseil de Sécurité. Quant à l'Europe, elle pourrait exiger l'apposition sur la couverture d'une étiquette "sans Mahomet". D'où un préjudice certain pour la vente à l'exportation.
26 janvier 2015

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Explication
C'est bien vrai que selon le Coran, Dieu a fendu la mer pour y engloutir les "gens du Pharaon" et sauver les "fils d'Israël" en marche vers "les contrées orientales de la terre". Mais voir ça dans un film, on n'a pas aimé en Egypte. Ailleurs non plus, dans le monde arabe, on n'a pas aimé "Exodus: Gods and Kings", la dernière production de Ridley Scott. Pas même au Maroc où pourtant le film a été tourné avec plein de Marocains pour faire joli. Et puis le Coran (et la Bible accessoirement) disent que c'est avec un bâton que Moïse a réussi son coup. Pas avec une épée, comme on le voit à l'écran. L'épée, c'est réservé aux gens de Mohamed, pas aux dhimis qui n'ont droit qu'à un bâton. Bref, comme a dit le ministre égyptien de la Culture, le film présente "l’Histoire d’un point de vue sioniste" et cela suffit pour l'interdire.
N'empêche que si Ridley Scott avait eu l'intelligence d'ouvrir le dernier atlas publié par Harper Collins, l'un des principaux éditeurs du monde, il ne se serait pas heurté à ce genre de problème. Sur la carte du Proche-Orient vous y trouvez la Jordanie, vous avez Gaza, la Syrie, bien sûr, mais pas Israël. On a oublié Israël, a-t-on… expliqué chez Harper Collins qui a retiré l'ouvrage de la vente. Collins Bartholomew, une de ses filiales chargée de la cartographie, a expliqué cette explication : faire apparaître Israël, y a-t-on expliqué, aurait été "inacceptable" pour leurs clients.
5 janvier 2015

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GrunewaldJacquot Grunewald est né le 3 juin 1934 à Strasbourg. Etudes secondaires à Limoges. Diplômé du Séminaire rabbinique de Paris, service militaire comme aumônier en Algérie. Puis, aumônier (civil) de la jeunesse juive de Strasbourg.
Tout en assurant diverses fonctions rabbiniques à Strasbourg et dans le Bas-Rhin, il prend en 1965 la direction du Bulletin de nos Communautés d'Alsace et de Lorraine, bi-mensuel indépendant. En fait un hebdo, sous le nom de Tribune Juive.
S'installe en Israël en 1985. Dès lors, réinvente l'itinéraire de Paris à Jérusalem et vice versa. Le système a raison de l'inventeur, qui quitte la direction du journal en 1992.
Se met alors à écrire de façon plus systématique :

Et traduit :

  • Le Talmud Steinsalz, avec JJ Gugenheim, (huit volumes parus chez Lattès puis Ramsay) de 94 à 97.
  • Le Livre du Séder : Hagada de Pâque
Correspondant de l'Arche.
Officier des Arts et Lettres
Conseiller d'honneur pour Israël de l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE).
Marié, père de quatre garçons et grand-père de treize petits-enfants.

Jérusalem, mars 2008.

Articles de Jacquot Grunewald sur notre site :


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