Billets
de
Jacquot GRUNEWALD

Les antis
Il y en a des qui sont antisémites mais pas antisionistes et il y en a des qui sont antisionistes mais pas antisémites. Et puisqu'il faut de tout pour faire immonde, il y en a des qui sont à la fois antisémites et antisionistes. Ou antisionistes et antisémites – le résultat est le même, mais rien n'est plus susceptible qu'un anti et je m'interdis de mettre l'antiA avant l'AntiB ou vice-versa. Le plus susceptible, c'est l'antisioniste pur et dur, le type qui vous  provoque en duel quand vous le soupçonnez d'antisémitisme. Qui vous déclare la main sur le cœur que l'antisémitisme est une abomination. Seulement les choses ne sont pas aussi simples… Un récent sondage de CNN sur l'antisémitisme dans sept pays d'Europe, auprès de plus de sept-mille personnes, montre que pour 28% d'Européens, l'antisémitisme a pour origine ce que fait Israël. Mais qui informe le landerneau de ce que fait Israël? En premier, tonitruant, manifestant, boycottant, les antisionistes! Voyez du côté BDS ou du Conseil des droits de l'homme de l'ONU et des médias consentants. Si bien que, d'après nos 28%, c'est l'antisioniste qui est responsable de l'antisémitisme dans son pays. Et ça ne s'arrête pas là. Parce que pour un tiers des sondés (un tiers!), c'est l'antisémitisme qui est à l'origine de la critique contre Israël. Bref, à en croire quelque vingt millions d'Européens, on est antisioniste parce que l'antisémitisme rend antisioniste. Après quoi (2e étape), l'étant devenu, l'antisioniste en critiquant Israël, rend l'autre antisémite. 3e étape, devenu antisémite par l'antisioniste, l'antisémite devient antisioniste à son tour. Ah!, croyez-moi, c'est pas facile d'être antisioniste.
13 décembre 2018

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Zoo logique
Le loup habitera avec l'agneau et la panthère se couchera avec le chevreau", voilà ce qu'avait annoncé Isaïe. Kissinger a essayé. Mais il lui fallait changer d'agneau chaque matin. Et puis son loup prenait du poids. Le vétérinaire s'en est mêlé. Fin de l'épisode. Aujourd'hui, c'est le zoo de Ramat Gan qui tente le coup. Parce qu'il accueille une toute nouvelle panthère, une jeune panthère perse. Pour ne pas traumatiser la pauvre bête qui depuis le zoo d'Athènes où elle passa sa première enfance se retrouve dans un zoo sioniste, on a eu l'idée de demander aux Perses, par les réseaux sociaux et en perse, quel nom lui donner. Eh bien, de tous les coins du monde des Iraniens en exil mais aussi des Iraniens en Iran ont répondu au message en provenance du petit Satan. Ils ont proposé des noms, des tas de noms! Depuis "Cyrus" jusqu'à l'un ou l'autre des héros du Shahnamama, en passant par "Danna", le plus haut des monts du Zagros (il culmine à 4.404 m quand même) ou encore "Azadi", qui en perse signifie "Liberté"… Et je me dis, que si tous les zoos du monde voulaient se donner la main le bonheur serait pour demain. Aux panthères roses de jouer. Yes they can. Tenez, rien que dans notre coin, imaginez que le zoo biblique de Jérusalem demande aux internautes arabes et en arabe de donner un nom au dernier né de ses petits chevaux arabes! Vous imaginez le nombre de réponses et les questions, aussi; Quel est son pedigree ? Son pays d'aliya ? La couleur de sa robe ? Si on peut le faire courir… Ah! Ne pas oublier… Surtout que le zoo n'oublie pas, même si c'est tout petit comme animal, de se procurer en plus une araignée du soir.
18 octobre 2018

cactus

Bonne année 5779 !
C'est bien vrai que Tami a laissé un vide. Tami est morte cet été et on a dit, certains ont dit, qu'elle s'est laissée mourir, désespérée parce que les siens ne figurent pas dans la loi sur l'Etat-nation.  Je ne le crois pas. L'hypopothèse qu'un hippopotame – ou une hippopodame –  en vienne à cette extrémité pour une loi totalement inutile et qui en plus fait jaser, me paraît exagérée. Tami, notre amie, est morte, un point c'est tout. Paix à son âme. D'hippopotame. D'autant qu'elle avait 59 ans ! Elle était la doyenne de tous les hippopotames connus dans le monde, alors que hors de Jérusalem, et quand ils ont de la chance, ils vivent tout au plus jusqu'à 50 ans. Non, notre hippopotame avait du pot, elle était bien dans sa peau. On lui faisait la popote, elle papotait avec ses potes. Elle était bien, là près du petit lac de la partie africaine du zoo biblique, bien mieux que l'Israélien moyen (si ça existe un Israélien moyen) au lac de Tibériade (Kinéret) avec tous les cailloux qui vous font mal aux pieds.
Même que c'est pour ça qu'Israël ne vient qu'à la onzième place du World Happiness Report, qui mesure le bonheur et la qualité de vie des citoyens de 158 pays. A la onzième place… C'est bien dommage. Parce que la dixième place, ça aurait été mieux. On aurait pu penser à les enlever, ou même à les casser, à casser les tas de cailloux  et… Vous y croyez-vous à la chanson, à la belle dame qui vient à passer dans son beau carrosse doré ? Sur la route du Kinéret (prononcez: Kinéré)?  Non, ce qu'il faut, c'est que le Kinéret se remplisse d'eau. Les cailloux passeront sous l'eau et plus personne n'aura mal aux pinceaux. Allez, bonne année! Un Kinnéret tout plein d'eau, du bonheur plein vos maisons. Et une 10ème place à l'horizon.

6 septembre 2018

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La preuve
Ah! Israël est bien coupable. Mille fois coupable. Mais c'est la première fois, apprend-on par l'agence semi-officielle Isna, qu'il ajoute à ses crimes en volant des nuages à l'Iran. C'est le général Gholam Reza Jalali, qui l'a révélé le 2 juillet dernier, lors d'un colloque national sur la protection des populations. Même que "des centres scientifiques du pays, a-t-il affirmé, ont mené une étude sur ce sujet et leur résultat confirme" son propos.
Je vais vous dire comment le général en a eu la révélation. Il y a un mois, ou un peu plus, un jeudi, il est allé se coucher après une longue et laborieuse journée, pensant que tout allait bien. On avait pendu son contingent de gens, le Guide avait dit ce qu'il fallait des Satans, du grand et du petit, le ciel était gentiment couvert… Mais au matin… eh bien au matin, plus de nuages. Plus un seul nuage au ciel! Ça peut arriver qu'un nuage disparaisse. Mais le ciel par-dessus le toit, si bleu si calme… au dessus de Téhéran, cette paisible rumeur là… de la ville, ce n'était pas normal. Et ce n'était pas au général Gholam Reza Jalali qu'on allait en conter. Il appela son second: "Vous avez vu? Plus un seul nuage !"– "Les new âge? Mais c'est vous qui les avez fait fusiller, mon Général…" Jalali raccrocha. L'autre ne comprenait jamais rien. Du vent ! Il fera son enquête tout seul. D'autant qu'il soupçonnait… non, il savait qui était coupable, qui était capable d'un coup pareil. Israël !
Ça ne pouvait être qu'Israël. Parce qu'un nuage, quand vous l'avez volé, vous allez le planquer où ? Au Pentagone ? Le brouillard au Pentagone, faut pas rêver…  Chez Macron, peut-être, où l'Alizé emporte tout? Non, les seuls à avoir une nuée en réserve, c'est Israël. Même que le Coran raconte qu'Allah a fait planer au-dessus des Bani Israël une nuée. Au moins trois fois, il parle de la nuée. Allez dire après ça, que l'accusation est dénuée de fondement.
4 juillet 2018

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La roue tourne
Apprendre en ces temps où (… chacun complètera) que Gino Bartali s'est vu attribuer la nationalité israélienne à titre posthume pour avoir, sans en avoir rien dit, sauvé de nombreux Juifs des griffes nazies, ça m'a tout retourné. Que le Giro soit parti de Jérusalem est un juste hommage rendu à ce champion de pudeur et de discrétion. Et dans cette catégorie-là, les coureurs ne sont pas foule.
Le Giro à Jérusalem c'est l'occasion d'évoquer les rapports entre le vélo et Sion. Parce que, si… on n'y prêtait garde on oublierait que c'est en 1862 qu'un Français – qui s'appelait Lallement – a eu l'intelligence d'adapter des pédales au vélocipède. Et que c'est en 1862, que Moses Hess qui était Allemand, exhortait les Juifs à l'aliya dans l'élan nationaliste de ces temps, pour créer en terre ancestrale une société juste, fidèle à la Torah et au message des prophètes. Son livre, il l'a intitulé Rome et Jérusalem. Rome d'abord. Hess était lui-même un peu prophète: Ce sera pour l'an prochain, le "Girosalem" au départ de Rome. Mais si. Le Talmud ne dit-il pas que le Messie est installé aux portes de Rome où il soigne ses blessures? Ce sera l'occasion de les couvrir d'un maillot, de troquer l'âne contre un vélo. Vous vous rendez compte, le Roi-Messie faire son entrée à Jérusalem sur une petite reine ? Et avec le Messie tout devient possible. Même que le Tour de France suive l'itinéraire de Paris à Jérusalem.
6 mai 2018

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Narrative palestinien
Cette demi mâchoire avec ses six dents, déterrée au mont Carmel, console Mahmoud Abbas des quelques déboires qu'il a pu avoir ça et là. Elle prouve que les Palestiniens sont établis dans le pays depuis au moins 300000 ans. Ah ! c'était bien la peine qu'il se mette en quatre pour raconter qu'ils étaient les descendants des Cananéens d'il y a 5000 ans ! Qu'ils avaient la culture des Cananéens, le goût des Cananéens et tout… Ils étaient là depuis bien, bien plus longtemps ! Parce que c'est sûr –  la preuve est incisive – ce bout de mâchoire appartient à un Palestinien. Ce fut même le premier Palestinien à montrer ses dents. Exactement comme aujourd'hui. Et puis cette mâchoire sans dent de sagesse, ça préfigure pile le programme politique des Palestiniens. "Homo sapiens", qu'ils l'appellent, les paléontologues… Que le Prophète nous en prothèse ! Avec la sapience, dit-on à la Moukhata'a, on aurait peut-être un Etat palestinien, mais avec un Etat juif à côté… Et ça, il leur faudra attendre que les poules aient des dents !
En vrai, ce bout d'os avec ses six dents est sidérant. Regardez-les bien et vous comprendrez pourquoi Saeb Arekat a la dent longue. A côté, vous distinguez nettement la dent contre Donald Trump. Et ce n'est qu'une prémolaire ! Alors, la molaire, je ne vous dis pas. Et puis, les paléontologues… ils disent encore que le type à la mâchoire cassée, il est venu d'Afrique. Et ça, à Ramallah, on l'a approuvé avec enthousiasme. C'était le premier Palestinien à avoir obtenu le droit du retour… et qui, assure Mahmoud Abbas, "nous trace la voie pour les 300000 années à venir : avec ou sans l'aide de l'UNWRA, nous saurons quoi faire pour ne pas le régler, le problème des réfugiés palestiniens".
29 janvier 2018

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Persiflage
Ça s'est passé la semaine dernière à Bydgoszcz, une riante cité de Pologne (je dis "riante", mais je ne suis sûr de rien…) donc à Bydgoszcz (vous accentuez les antépénultièmes), au championnat du monde de lutte des jusqu'à 23 ans. Karimi Machiani, le Persan (pile 23 ans et 86 kilos), perçait de coups son adversaire russe. Il était sûr, Karimi, que l'or c'était pour lui… quand on perçut un cri perçant: "Bayad bebazi Karimi"! Ce qui veut dire (en persan): "Faut que tu perdes, Karimi!" Bayad bebazi… vous vous rendez compte? Et qui c'est qui lui demandait de bebazir? Pas un sunnite d'Arabie Saoudite ou une face de rat des Emirats. Non ! Son entraîneur, un Persan ! Un authentique Persan pur sang. Et pourquoi ? – Parce que sur le ring dans la salle d'à côté, Yuri Kalachnikov, 19 ans, qui comme son nom de l'indique pas est israélien, venait de battre son adversaire à lui et que du coup (et il en pleuvait des coups…) le Karimi qui mettait en miettes le Soviet, allait devoir se mesurer au Yuri du pays du petit Satan. Et ça, Khomeini – il permet pas.
O rage ô désespoir n'avait-il tant vaincu que pour cette infamie? Karimi se sentait totalement bebazu. On essaya bien de lui expliquer qu'au jeu de "à qui perd gagne" il était le meilleur. Rien n'y fit, tout est bebazu, pleurait Karimi, l'honneur et les 16000 euros qu'il devait gagner. Je pense, moi, qu'il faut se cotiser, envoyer ses euros à Karimi. Pour qu'ils soient tous jaloux à Téhéran. Et que les Gardiens de la Révolution décident, eux aussi, de remporter leurs victoires en perdant.
4 décembre 2017

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L'hébreu pour les pas nuls
Bon… qu'ils dirigent la finance, on le savait; l'industrie, bien sû r; les médias, itou. Ce qu'on savait moins, c'est qu'ils sont les maîtres de la com. Grâce à l'hébreu. On le croyait fini. N'avez qu'à voir dans Wikipédia qui classe l'hébreu biblique dans la catégorie "Langues mortes". Seulement, sournois comme ils sont, ils le gardaient dans leurs livres et maintenant, ils le glissent partout. Même au bout du monde, à About Dhabi où, à bout de nerfs, ils ont débarqué la semaine dernière. Parce que le visa d'entrée, les judokas israéliens, ils l'ont eu à la dernière minute. C'est le coup classique des pays arabes. On se dit que les Israéliens vont se décourager, qu'ils viendront pas. Mais ils sont venus! Et prévenus qu'ils devaient découdre les sigles de leurs kimonos pour en découdre. Et qu'il n'y aurait ni Hatikwa et pas de drapeau israélien non plus au tournoi international de Judo. "Pas grave", ils ont fait. "Ça fait des millénaires qu'on est champions de Juda. Judo-Juda, c'est kif kif bourrica"! Et Sam a ri, en le disant. Avant qu'ils s'en aillent rafler cinq médailles! Même une en or pour Tal Flicker qui remporte le grand chélem."C’est sûr qu'on va le gagner, il a dit, le grand chalom" !
31 octobre 2017

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Pom pom pom…
Pas de cotillons à Roch Hachana. Une coupe de kidouch au lieu du champagne. Et le shofar à la place des musettes. Rares sont ceux qui à l'approche de Kippour se sentent vraiment aux pommes; qui n'ont pas le sentiment d'être un peu paumés sur cette terre que Dieu fit pour notre pomme. Alors, en guise d'antidote, on mange une pomme trempée dans du miel et on espère une année douce comme le miel. S'il plaît au Ciel. N'empêche! On aimerait bien, comme ça pour la forme, recevoir du Ciel un petit signe que tout va bien. Si, ça arrive.
Prenez Newton. On dit que c'est une légende, mais c'est pas vrai du tout. C'est pas une légende, la pomme de Newton! Simplement, on n'a pas respecté les temps. Je vous raconte: C'était dans son jardin, entre Roch Hachana et Kippour, par un après-midi venteux, qu'en ces journées empreintes de gravité, Isaac Newton a découvert la loi de la gravitation, celle des rapprochements des corps, et donc la formule qui fait nous aimer les uns les autres et à fiche à la poubelle les pommes de discorde. Alors pour lui dire merci, une pomme lui est tombée sur la tête. Venant du ciel. Sans le pot de miel... juste ciel !
Le miel, ce sont toujours les hommes qui doivent l'ajouter à la pomme.
17 septembre 2017

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A en rester baba
Au premier croissant de la lune, les Juifs rendent hommage au Créateur par une bénédiction. Ils ont préféré, pourtant, croissant et se multipliant, l'étoile au croissant. Pire, ils ne connaissent pas le croissant ! Le léka'h – oui, ils connaissent, le zimmetküch, aussi et je ne vous parle pas du makrout aux dattes. J'adore les makrouts et si quelqu'un veut bien…  Mais je m'égare. Non… la question est de savoir pourquoi le croissant au beurre, fleuron des pâtisseries de France, n'a pas sa place dans la gastronomie juive?  Je crois sans… en être tout à fait sûr, parce que des croissants au beurre, vous ne pouvez les servir après un tchoulent ou une dafina! Mais un lundi matin, ou plutôt un mardi où le Créateur lui-même, dit par deux fois que "c'est bon", pourquoi renoncer à son croissant? C'est la question qui tourmente le Français d'Israël, mis en appétit chaque fois qu'il voit un bout de minaret. Et sa vie s'écoule tristement sans croissants face aux vitrines bourrées de bourékas! D'après Haaretz, c'est la faute à une ancienne législation, totalement tarte, qui classe les boulangeries et les pâtisseries parmi les industries! Dont la vocation serait la fabrication de pâtes surgelées pour mangeurs de bourékas et autres pizzas grasses. Si bien que, si vous vouliez cuire des croissants, il vous faudrait créer votre propre zone industrielle, dans un espace d'au moins 200 m2, avec des douches et autres sanitaires pour une flopée d'ouvriers – qui n'existent pas. Ou commander la pâte surgelée.  Résultat = des croissants qui nuiraient à la réputation de la France au moins autant qu'un Mélenchon.
4 septembre 2017

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L'Islam à Hébron
"Le plus beau patrimoine, disait Victor Hugo, est un nom révéré". Et plus vénéré que l'Islam à Hébron, tu meurs! Les Juifs n'y avaient pas toujours la vie facile. Quand, en 1660, les sauterelles se sont abattues sur la ville, elles ne laissaient aux Arabes que les Juifs pour se venger. Mais dans les années sans sauterelles, ça allait. Il suffisait de payer sa djizza, de se conduire comme de bons dhimmis, gentiment soumis et de s'habituer aux insultes. Avant, les Juifs allaient prier sur la tombe des Patriarches. Quand on enferma les tombes dans une mosquée, on leur permettait quand même de s'en approcher. Jusqu'à la septième marche de la mosquée. C'est juste quand Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, crut bon de claironner (eh oui…déjà en 1929!) que les Juifs menaçaient El Aqsa, que plus zélés qu'à Hébron, tu mourais. Et les Juifs, aussi, mouraient. Le chabat 24 août, la violence s'y déchaîna avec un savoir-faire qui ne démentira pas. Soixante-dix Juifs, femmes et enfants compris, furent tués, torturés, mutilés; des enfants égorgés devant leurs parents, des femmes violées. On dénombra aussi cinquante-trois blessés. Et la présence juive, plusieurs fois centenaire, s'éteignit dans Hébron en Palestine. N'empêche que l'Unesco aura mis quatre-vingt huit ans pour révérer le patrimoine historique dont se réclament les Palestiniens.
10 juillet 2017

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Biblique
Le courrier électoral qui nous a été adressé à nous, Français de Jérusalem, avait pour adresse "Jérusalem Jérusalem", sans indication du pays. Vous me direz que… Eh bien non ! Parce que le Quai lui-même a indiqué dans une note officielle que, conformément aux instructions de l'Union Postale Internationale, "la destination de Jérusalem doit être assortie de sa localisation en Israël". C'était en réponse à une "question orale" que je posais lorsque je siégeais à l'Assemblée des Français de l'étranger. Ayant remarqué qu'à l'exception des demandes de recouvrement des impôts, soucieux que le courrier arrive sans tarder, d'autres services localisaient Jérusalem en "Palestine", ce qui entraînait des retards préjudiciables, je proposais diverses localisations, l'essentiel étant d'uniformiser. Je remarquais pourtant que situer Jérusalem en "Palestine" n'était guère possible puisque la Palestine mandataire n'existait plus. Pour le même motif on ne pouvait retenir "Canaan"; pas davantage "Royaume de Judée" et pas même "Sultanat des Mamelouks". Quant à "Corpus Separatum", en référence au statut préconisé par l'ONU, il n'était pas reconnu par les Postes. En attendant donc, écrivais-je, "que les négociations sur le statut de la ville et l'avenir de la région aboutissent, il paraît raisonnable que l'ensemble de nos services localisent "Jérusalem" telle que la réalité l'établit, en Israël." Et c'est bien ce qui a été admis.
Alors pourquoi ce "Jérusalem Jérusalem"? Tout simplement pour nous être agréable. A l'approche du cinquantième anniversaire de la réunification de la ville, le Quai a tenu à s'inspirer du Psaume 122, qui pour dire son amour de Jérusalem en redouble son nom. Ecoutez-le: "Nos pieds s'arrêtent en tes portes, Jérusalem Jérusalem, bâtie comme une ville qui s'est unifiée ensemble… Appelez la paix sur Jérusalem, au repos ceux qui t'aiment. Pour mes frères et mes compagnons, laisse-moi dire: "Paix sur toi" ! Merci, le Quai.
10 mai 2017

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Quand j'entends le mot "culture", je sors d'Egypte
Astarté
"Le peuple palestinien est une continuation de la culture et du peuple cananéen", a déclaré M. Abbas, le Président de l'Autorité palestinienne. C'était le 22 ou le 23 mars dernier. On nous serinait jusqu'alors que les Palestiniens étaient les continuateurs des Philistins. Mais la "Palestine", c'était un truc de l'empereur Hadrien pour en finir avec Israël. Qui finalement n'a pas marché. Ce qui n'a pas vraiment encouragé les Palestiniens. Se raccrocher aux Cananéens, ce n'était pas une mauvaise idée. Il n'y a pas plus vieux qu'un Cananéen ! Ça leur fait des siècles et des siècles… des tas de siècles en plus. Du coup ils gagnent Israël à plate culture. Mais la culture des Cananéens dont Abbas se vante d'être le continuateur, c'était quoi ? – C'était Baal, c'était Astarté, c'était Moloch ! Passe pour Moloch. La continuation par Daesh est assurée. Mais Baal ? Mais Astarté ? Si après ça M. Abbas n'a pas droit à sa fatwa, c'est à désespérer de l'Hégire.
Remarquez, que la Hagada de Pessa'h nous rappelle que nos ancêtres à nous, ils étaient des idolâtres itou. En Egypte. Mais la culture qu'Israël perpétue, c'est précisément d'en être sorti. Et d'avoir appris au monde la Liberté. Quant à la culture qu'il nous faut garder de notre séjour en Egypte, c'est, dit la Torah, de "connaître l'âme de l'étranger", de savoir ce qu'être étranger veut dire. C'est peut-être dans l'état actuel du monde, la principale leçon de Pessa'h.
3 avril 2017

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Vacances à l'étranger
Le dé-paysement, y'a que ça! Vous découvrez un tas de choses pas ordinaires. Ou que vous avez oubliées. On vous accueille gentiment. On est aux petits soins pour vous. Les gens se montrent curieux. On vous demande comment les choses se passent dans votre pays… Vous comparez… Vous vous la jouez… "Regarde ça, Liliane…sont dingues. Retardés comme c'est pas possible"! Le  problème, à l'étranger, c'est la langue. Vous ne comprenez pas ce qu'on vous dit, les autres ne vous comprennent pas mieux. Mais en mai tout devient formidable! Plus besoin d'apporter votre dico. Vous serez à l'étranger, vous parlerez étranger, comme si c'était votre langue maternelle… qui l'est. Jamais encore on se sera aussi bien compris entre étrangers. Une expérience unique! Evidemment, si vous mangez cachère, vous ne pouvez goûter à la bouillabaisse de chez Roger. Ni au petit salé, au coin de la rue. Mais vous avez pas mal de restaurants cachères à Paris. De bons restos. C'est sûr, faudra pas y aller en kippa… Ce n'est pas raisonnable. En plus, ce sera interdit. Un tas de trucs seront interdits. Chaque pays a ses lois, sa police… C'est pas vos oignons. Ce ne seront plus vos affaires. Alors vous êtes tenté… Mais à l'idée qu'il faudrait voter Le Pen pour arriver à ça, je crois bien que ce sera non.
12 février 2017

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De Tel-Aviv au Kotel
C'était juste un murmure. Le projet n'était pas mûr. Maintenant c'est sûr, on prendra le train pour aller au Mur. En prolongation de la ligne de Tel-Aviv, ou au croisement des rues Strauss et King George et vous arriverez au "quartier juif" du Vieux Jérusalem, pile devant le Kotel. Remarquez qu'au train où vont les choses, c'est pas pour demain. Le train il n'existe pas encore; les gares non plus, mais tel quel, un train pour le Kotel, ça fâche les Palestiniens. Très fort. On a beau leur répéter que le train, ils le verront même pas. Qu'il sera souterrain; qu'il faudra descendre plus bas que terre pour y monter. Ils répondent non, pas de train et menacent de casser la baraque. A cause de Bourak. Ils ne le disent pas comme ça, mais Bourak qui d'un coup d'aile vous transportait de La Mecque au Mur, c'était quand même un truc formidable, exclusif. Ça vous changeait du train-train habituel. Même que l'Unesco s'est mis à appeler l'Esplanade devant le Mur, la "Place Al-Bourak"! L'inconvénient, c'est que Bourak est un monoplace.
Alors, avec le "Tel-Aviv-Kotel" qui va transporter des cents et des mille, qui ça, à part l'Unesco, va se le rappeler, le cheval ailé ?
2 février 2017

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Hello submarines !
Vous me direz que 5%, peut-être même pas tout à fait 5%!, c'est une goutte à la mer. Mais quand il s'agit de sous-marin, ça fait quand même des cent et des cent de millions de dollars qu'Israël paie à l'Iran ! Parce que l'Iran est actionnaire chez Thyssenkrupp à qui Israël achète ses sous-marins. C'est un journaliste de "Yedioth" qui s'en est aperçu. Mais personne n'était au courant. Bibi, il savait pas; à la Défense, non plus. Et puis, en fouillant dans les vieux papiers, on s'est aperçu que oui. Ça a dû se passer en sous-main, les sous-marins, et ça fait mauvaise impression. Très mauvaise impression. Je me suis dit qu'en échange, Israël pourrait demander à participer pour 5% dans le programme nucléaire iranien… Mais il dirait quoi, M. Natanyahou, dans son prochain discours au Congrès? Reste à savoir comment faire pour les prochains achats. Pour qu'on sache à qui va l'argent. Moi je dis qu'on n'a qu'à faire comme en France pour les produits de Judée-Samarie. On affiche! Sur les sous-marins, les vedettes, les tanks, on écrit d'où ça vient et à qui on a payé. Et comme ça on est au courant. Plus besoins de fouiller partout. Remarquez que pour les étiquettes en France, c'est plus difficile. Un truc comme "Petit-pois en provenance de la Judée occupée", les gens ils savent pas très bien. "Qui c'est qui l'occupe la Judée"?, ils demandent. "Les Romains sont revenus" ? Ou peut-être, même, les Mamelouks ? Non, il faut être clair. Il faut écrire "occupée par Israël" ! Mais attention, pas trop grand "Israël". Des fois que ça donnerait envie d'acheter…
8 décembre 2016

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D'accord, c'est Oxford !
Le dictionnaire d'Oxford qui claironne que le mot de l'année c'est "post-vérité". Et moi je vous dis qu'en hébreu, ça fait des siècles et des siècles que "post-vérité" est le mot de l'année! Je vous explique: Post est une préposition d'origine latine signifiant "après", utilisée dans de nombreuses expressions : post-scriptum, post-mortem… Même que c'est Wikipédia qui le dit. Comme l'hébreu s'écrit de droite à gauche, le "post", il passe à la fin… La "vérité" en hébreu c'est "EMT" (prononcez émeth). Et là, plus post que ça tu meurs… parce que MT (meth) signifie "mort". En hébreu, seul est vrai ce qui est éternel et son contraire est "la post-vérité". Quand, chaque veille de Chabat, le Haut Reb Loeb enlevait la première lettre du mot EMT de son Golem, il ne restait que le post MT, qui ramenait le Golem à la mort. Mais il n'y avait pas que le Golem de Prague. Chez des proto-kabbalistes du 12 eme siècle, on racontait qu'à l'instar de Dieu, qui seul est EMT-Vérité-Eternité, et qui créa l'univers par la seule parole, on avait réussi, il y a très très longtemps, à créer un homme par la combinaison des lettres de l'alphabet. Mais ce premier Golem arracha le mot  EMT de son front : il n'acceptait de Vérité que du Créateur. Ne comptons pas sur les golems que créent les posts des réseaux sociaux pour faire pareil. Eviter de nouveaux Brexit et de nouveaux Trump exige  notre propre capacité d'arracher le post à la Vérité.
22 novembre 2016

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Pas un vrai casse-tête
Je lisais l'autre jour dans un édito de l'Express que si une fête [juive ou musulmane] tombe le jour d'un examen, il appartiendra au ministre du culte de délivrer une dispense à l'impétrant. Je tiens à rassurer l'auteur: c'est tout à fait possible. En tout cas d'après le droit rabbinique qui, à l'exception de trois péchés majeurs, prévoit qu'en cas de menace de mort, on optera pour un arrangement discret. La vie ou l'écrit, tu choisiras la vie!
J'avais espéré depuis mon refuge hiérosolomytain qu'on en n'était pas arrivés à cette extrémité, mais voilà que Mme Le Pen, qui pas…non, qui pas une seule fois n'a laissé mariner ce genre d'optimisme béat, me rappelle à l'ordre. Plus de kippa dans les lieux publics, elle a dit! Cependant là – j'en pâlis – le droit rabbinique ne rend pas les choses tellement faciles. Le Talmud ne dit-il pas qu'en cas de contrainte antijuive de front, vouloir vous obliger à lacer vos chaussures en bleu au lieu de rouge, exige que vous gardiez vos lacets bleus. Alors qu'en temps ordinaire, rien ne vous interdit des lacets verts ou jaunes. Ou roses, si vous préférez. C'est très joli des lacets roses sur des chaussures beiges.
Il est vrai que le Talmud parle des époques où l'idolâtrie était religion d'Etat.
Reste que l'avantage d'une discrimination de la kipa sur celle des lacets est évident. Il suffira de prendre la peine de ressortir deux ou trois guillotines: d'un seul tranchant vous aurez la tête avec.
23 octobre 2016

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Un rien pour le dire
"Qu'il était beau ce complet gris que ce jour-là il avait mis". Pour dire la vérité, il n'était pas gris. Il était bleu avec des rayures rouges. Et ce n'était pas un complet, c'était un polo. Mais c'était un beau polo que ce jour-là il avait mis. Parce qu'il était bien et Ministre du bien-être, Haïm Katz, s'apprêtait ce matin-là, un dimanche comme dans la chanson, à prendre sa place à la réunion du Gouvernement avec son beau polo bleu, quand il se fit prendre une veste. "Po lo", a intimé M. Netanyahou, à moins que ce ne fût "lo po", ce qui signifie: "Pas ici", pas à la table du Gouvernement! Il aurait pu lui dire de mettre son costume gris. Mais M. Katz n'a pas de costume gris. Il n'a que la veste, qui n'est même pas grise, qu'il portait à son mariage, il y a 45 ans. Alors, il s'en alla mettre une chemise, une jolie chemise bleu azur avec des boutons et revint en souriant. Sans penser à retourner sa veste. Pourquoi je vous raconte ça? Pour rien. Ça n'a aucune importance que M. Katz ait porté un polo bleu avec des rayures rouges. D'ailleurs, elles n'étaient pas rouges. Rose foncé, simplement, tirant sur le vermeil. C'est qu'il il y a tant de gens très importants qui parlent pour ne rien dire, qu'en cette veille de Roch Hachana, parler de rien, pour dire: "Bonne année", ça fait drôlement du bien. Allez, bonne… merveilleuse année ! Jacquot Grunewald
29 septembre 2016

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Les mots changent aussi
La réforme de l'orthographe c'est très bien. Ça fait longtemps que le subjonctif partait à vélo et les petits chapôs, dont on coiffait un mot et pas un autre, ce n'était pas moins qu'un apartheid sémantique. La formule peut étonner, mais après "l'apartheid territorial, social, ethnique…" que le Premier ministre a bien raison de dénoncer, puis "l'apartheid sexué" que déplore la présidente de l’association "Regards de femmes", j'ai le sentiment d'avoir trouvé les mots qui conviennent à une époque où le métier de chapelier n'est plus ce qu'il était. Tout change. Faire comme si de rien n'était, laisser couler le cours des mots, en faisant semblant de croire (rappelez-vous vos cours de philo) que ce sont les mêmes, c'est ignorer que le réel est un devenir. Prenez l'ONU qui verse à Assad les millions de dollars d'aide destinée à son peuple. Rien qu'à sa Banque de sang, l'OMS a versé plus de cinq millions! Et tout ça parce que le dictionnaire dans le bureau de M. Banque I Moon définit une "Banque de sang" comme "un établissement chargé de la collecte des produits sanguins dans le pays." Pas fichus de mettre les mots aux goûts du jour! Sur des pans entiers de l'univers, les "Banques de sang" ne collectent plus que des dollars et versent le sang. Au comptant. Dans la City de Damas, grâce à l'ONU et aux grands de ce monde, la Banque du sang est devenue la First Bank du continent.
30 août 2016 – En souvenir de J.W. Il aimait lire mes billets

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Attention! Un burkini peut en cacher un autre…
Le burkini ne cache pas tout. Hélas, non. Prenez cette malheureuse Mlle Albrouchi qui, à Rio, représentait l'Egypte. Au volley-ball elle a affronté en burkini une femme-bikini. Ce qui lui valut bien plus d'ovations que ne l'aurait fait une médaille. Elle était heureuse, si heureuse de sa performance vestimentaire quand un photographe la photographia (eh oui, un photographe ça photographie…) alors que derrière elle, juste derrière son burkini, quelqu'un brandissait un drapeau d'Israël. Si bien que, le lendemain ou le surlendemain, les réseaux sociaux d'Egypte se mirent à accompagner de mille injures la photo de Doha Albrouchi, riant sur fond de drapeau d'Israël. Elle a eu beau dire qu'elle ne savait pas… qu'elle na pas vu. Nada! Rien n'y a fait.
Vous me direz que c'est le genre de trucs qu'on ne peut pas éviter. On a bien essayé et on essaie tous les jours de le supprimer, le drapeau d'Israël. Mais on n'y arrive pas. Quant à la décision du Conseil d'Etat qui veut autoriser le burkini, elle n'arrange rien. A Nice ou à Saint-Tropez, il n'y a peut-être pas de drapeau israélien, mais vous n'êtes jamais à l'abri d'un bronzé qui sur son poitrail, au bout de la chaîne, fait pendouiller un Maguen David. Une burkinette passe à côté et clic… photo et injures assurées.
Et ne croyez pas, surtout pas, que le salut viendra de Mme Le Pen. Elle veut interdire tous les signes de religiosité dans l'espace public. D'accord. Dont les "grandes Croix", qu'elle dit. Les petites, on pourra. Du coup, le type sur la plage, il troque sa grande étoile pour une petite. Mais ce sera beaucoup plus grave! Parce qu'une grande Etoile de David, on sait l'éviter. Y'a un tas de types chez Mme Le Pen qui les évitent sans problème. Depuis toujours. Mais un petit Maguen David, ça se voit à peine… Vous imaginez la cata!
28 août 2016

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Etre une femme d'honneur
Kandil Baloch, une artiste très populaire au Pakistan musulman, qui présentait à ses 800.000 "likers" des images que la pudeur n'exige pas, écrivait dans son dernier post que ses messages avaient pour objet de libérer ses fans de carcans qui ne convenaient plus dans un monde qui change. Mais elle avait un frère, Vassim, qui n'aime pas le changement. Qui lui a demandé de changer. Et comme elle refusait, il l'a étranglée pour l'honneur de la famille.
On peut, évidemment, manifester son sens de l'honneur d'une autre manière. Par exemple en pleurant au malheur des filles et des femmes victimes de ces horreurs. Pas qu'au Pakistan. Ça se fait beaucoup, aussi, chez les Palestiniens. Mais là, au moins, on respecte la parité. Vous avez des frères à qui il arrive de tuer une sœur, un père qui… honore sa fille, mais aussi des femmes qui mettent elles-mêmes le couteau à la main. Selon Nadav Argaman, le nouveau chef du Shabak, on s'y est étonné de la forte proportion de femmes à commettre des attentats. 40% ces derniers mois. Jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que "dans la majorité absolue des cas", il s'agissait de femmes que l'on accusait d'inconduite. A qui on… proposait de laver leur honneur dans le sang de qui vous savez. Pas bête. D'abord, le commanditaire échappe à une éventuelle sanction; l'héroïne acquiert la qualité de "shahid" et peut-être même une plaque à son nom dans une rue de Ramallah ; enfin les proches dont l'honneur aurait été terni, touchent les allocations versées aux familles des terroristes. Le tiercé gagnant à tous les coups.  

21 juillet 2016

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Mon truc à moi
J'ai beau me raisonner, me dire que je suis enfant de France, mère des armes, des arts et des lois; citoyen d'Israël, pays du high-tech, de la Bible et du falafel, il y a des moments où la déprime l'emporte. Rien qu'à penser que les élections en France auront lieu l'an prochain, que les élections en Israël n'auront lieu que dans quatre ans, il y a de quoi vous donner le bourdon. Alors, quand ça va vraiment mal, j'ai un truc : j'ouvre Memri, "l'observatoire du Moyen-Orient" et je me porte mieux. Que dis-je, mieux… je plane! Hier, ça m'est arrivé en lisant des extraits de cinq articles consécutifs publiés en mai dernier dans Al-Ahram, le quotidien gouvernemental égyptien, par cet éminent journaliste qui a nom Ali Gad. Il a suffi qu'il me rappelle mes ambitions de "dominer le monde" pour qu'illico je me sente maître de moi comme de l'univers.
En plus, M. Ali Gad, dont je ne saurais contester la profondeur théologique, m'assure que quand le Messie viendra, "la nation juive sera à l’apogée de sa richesse". Et qu'alors, selon ma religion (il va falloir que je l'apprenne, ma religion), j'aurai des tas et des tas "d'esclaves à mon service". Et l'argent, je ne vous dis pas! Parce que les Etats-Unis, que j'ai "noyés sous les dettes" devront me rembourser "les 15 trillions de dollars de dettes sous lesquelles, ils fléchissent" et la France, itou, avec des centaines de millions, "à l’instar de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays". Mais pourquoi fallut-il que M. Gad ajoute qu'à cause de moi "les Arabes sont les plus humbles, les plus pauvres, les moins en sécurité et avancés des peuples"? Jamais le Messie ne viendra aussi longtemps que M. Gad en l'écrivant et ses lecteurs en le croyant, donneront la preuve qu'ils restent le moins avancé des peuples. Alors, quand je vais les avoir, mes esclaves ?
22 juin 2016

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Ça n'a rien à voir
Le président Mahmoud Abbas a inauguré le 18 mai dernier, le Musée Palestinien. Un très joli musée, "un joyau architectural, conçu par des architectes irlandais et chinois", écrit RFI. Et qui, là haut sur les collines de Bir Zeit, "se veut respectueux de l’environnement, puisque les baies vitrées et les terrasses permettront d’économiser eau et énergie". 28 millions de dollars qu'il a coûté, le musée. Ce n'est pas rien. Non, ce n'est pas rien un musée palestinien ! Ou plutôt si… Car il n'y a rien dans ce musée. Absolument rien. "Le Musée Palestinien ouvre ses portes mais ses salles sont vides", titrait RFI en annonçant la nouvelle.
Je trouve ça admirable. En tout cas, c'est du jamais vu. Inaugurer un musée où il n'y a rien à voir! Convier le visiteur à conceptualiser au-delà de l'art rétinien et du spatio-temporel, c'est du grand art. Il n'y a pas davantage de directeur dans ce musée. Il y en avait des qui étaient pressentis. Des bons à rien qu'on a dû renvoyer ! Ce n'est pas que la broderie palestinienne leur posait problème. Une belle exposition est prévue pour la rentrée. Mais l'Histoire… comment il doit faire, le directeur du Musée, pour l'adapter au "narratif" ? Il va expliquer, comme Arafat à Clinton, qu'il n'y a jamais eu de Temple juif à Jérusalem ? Il va écrire sur les panneaux d'information, qu'à l'image des Croisés les Juifs ont envahi la Palestine ? Que les Palestiniens sont les descendants des Palestiniens ? Que Ben Gourion était un "colon" ? Et qu'en 1947, quand l'ONU vota le partage, ce sont les médias sionistes qui ont effacé le mot "Palestine" ? Evidemment, on pourrait afficher à côté des commentaires en arabe, d'autres en anglais qui ne diraient pas tout à fait la même chose. Mais en fin… de conte, il restera quand même plus difficile d'être "respectueux" de la vérité historique que de l'environnement.
2 juin 2016

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Tsahal, tel qu'on l'aime
Ils sont comme ça, les prophètes de la Bible. Ils vous traitent de "pourris" et de "bandits" ; de "durs de cœur", de "rebelles", de "scorpions"… "Pareils à la racaille de Sodome et Gomorrhe que vous êtes" ! Jamais les BDS, ni ceux du "Labour", ni même le cheikh Raed Salah, ou le Rajoub à Ramallah, n'auraient trouvé des trucs pareils. Et puis, zim boum, sans transition, ils vous disent qu'ils vous aiment… mais que, "Nom de Dieu! faut pas continuer comme ça…" Et ils vous font briller le soleil au matin et chanter les lendemains.
Le dernier à nous engueuler, ça a été le général Yaïr Golan, le n° 2 de Tsahal. Dans un discours du Yom Hashoa, pour bien faire mal. "C'est comme en Allemagne, il y a 70 ans", il a dit ! Avec ce sens de la démesure dont on aime bien, dans le vaste monde, accuser Tsahal. Mais le vaste monde, cette fois, il a adoré. "Voyez, même le chef d'état-major adjoint reconnaît que…" a-t-on claironné derrière les écrans de télé.
Et c'est bien là le problème d'Israël à l'ère d'internet. Alan Dershowitz, le plus percutant des défenseurs d'Israël, et lui aussi dans le cadre des réflexions sur la Shoa, a montré comment des articles de Haarets - dont la traduction en anglais paraît parfois avant même qu'ils ne prennent place dans l'édition hébraïque - sont pris comme argent comptant, cri d'une opinion qui serait largement partagée en Israël. "Voyez, même les journaux d'Israël disent que…" C'est dans cet engrenage qu'Israël est prisonnier. Les BDS et consorts, l'Unesco et compagnie, font usage du petit bois que l'on casse sur le dos d'Israël pour tenter d'allumer le grand incendie. Alors quoi faire ? Se féliciter du risque des démesures parce que la vérité finira par l'emporter ? Ou doit-on craindre qu'avant de percer, elle ne cause des dégâts difficilement réparables ?
9 mai 2016

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L'hébreu pour tous
Un nouvel algorithme qui permet de reconnaître les moindres différences d'écritures a permis de délivrer des bons points à nos bons papas du Royaume de Judée. Des chercheurs ont passé au crible des tablettes de la région d'Arad, qui datent du 7e siècle avant Jésus. Il s'agit d'écrits administratifs, rédigés dans des fortins militaires de la région, occupés, chacun, par quelques dizaines d'hommes. Les travaux publiés dans PNAS, la prestigieuse revue officielle de l'Académie des Sciences d'Amérique, montrent que les textes en écriture cunéiforme, rédigés sur place par de simples bidasses, comprennent plus d'auteurs qu'on ne l'imaginait et donnent à penser que le nombre de gens dans l'ancien Israël qui savaient lire et écrire est bien plus considérable qu'on ne voulait l'admettre. En fait, déjà au 9e siècle, rapporte le deuxième Livre des Chroniques (17: 9), Josaphat, 4e souverain du Royaume de Juda avait envoyé une flopée de maîtres (scrupuleusement nommés !) dans tout le pays pour, texte en main, y enseigner la Tora. Encore plus tôt: dans le Livre des Juges (8:14), on voit un jeune garçon pris au hasard qui sait écrire. Mais ne le dites pas à l'Unesco. Ça pourrait les fâcher.
A propos d'hébreu, vous êtes vous demandé pourquoi Emmanuel Macron a appelé son nouveau parti "En marche" ? La réponse est biblique. A condition de lire les Evangiles dans la traduction d'André Chouraqui.
A l'instar de Claude Tresmontant, qui "a identifié l'hébreu sous-jacent dans les originaux grecs", Chouraqui remplace les "Heureux" du fameux discours sur la Montagne, par la formule "En marche" ! Je vous fais un… dessein ? Au lieu de lire "Heureux les pauvres en esprit", Macron proclame: "En marche les pauvres en esprit" ! Et les assure "que le royaume des cieux est à eux". Certes, un ministre qui promet le Ciel, ça c'est déjà vu. Mais Emmanuel dont le nom signifie "Dieu est avec nous" (Isaïe 7:14) est sûr qu'ils vont tous marcher. Le bonheur selon Saint-Macron.
17 avril 2016

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"Pour Jérusalem…" (Isaïe 62:1)
Pendant neuf mois, tous les quatre ans - le temps des Primaires américaines - l'Ambassade des Etats-Unis passe à Jérusalem. Chaque candidat républicain jure, aujourd'hui, que lui, Président, il donnera l'ordre de déménager son Ambassade à "Jérusalem, Capitale éternelle du peuple juif". Et quand le Président sortant est républicain, c'est au tour des Démocrates de promettre qu'eux, présidents, ils vont transférer à "Jérusalem, etc." leur Ambassade du bord de mer. Seulement, un mandat de Président américain ne dure que quatre printemps. Vous avez à peine eu le temps de chercher l'adresse d'un bon déménageur qu'il vous faut vous occuper des Primaires suivantes. Jérusalem patientera. Juste quatre ans. Après tout, quatre ans pour cette Jérusalem qui du haut du mont Moria nous contemple, est-ce que ça compte?
Le déni de Jérusalem, également partagé dans tout l'univers onusien et donc par la France, m'avait inspiré, il y a neuf ans, une "question orale", c'est-à-dire… écrite, à laquelle l'Administration était tenue de répondre au Conseiller de l'Assemblée des Français de l'Etranger que j'étais. Quelle devait être, demandais-je, l'adresse postale de Jérusalem ? "Vous conviendrez, écrivais-je, qu'il faut uniformiser. Comment? «PALESTINE» n'est guère possible puisque la Palestine mandataire n'existe plus. Pour le même motif, on ne peut retenir «CANAAN» ; pas davantage «ROYAUME DE JUDÉE». Pas même «SULTANAT DES MAMELOUKS». Quant à «CORPUS SEPARATUM» […] cette dénomination n'est pas reconnue par la Poste". Et je concluais "qu'en attendant que les négociations sur le statut de la ville et l'avenir de la région aboutissent, il paraît raisonnable que l'ensemble de nos services localisent Jérusalem, telle que la réalité l'établit, en ISRAËL". Ce que d'ailleurs l'Administration finit par reconnaître. Reste, qu'en guise de riposte, il ne suffisait pas de la Poste.

24 mars 2016

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Un silence mortel
Dans la Bible, le mot Sh-C-L paraît plus de trente fois. Il évoque la perte d'un enfant, la terrible douleur des parents à sa mort. Il n'a pas changé en hébreu moderne. Il apparaît tous les jours dans les médias d'Israël. Il n'a pas d'équivalent en français. Existe-t-il en arabe? Dans l'arabe que parlent les Palestiniens à la mort des enfants "shahids" de ces derniers mois? Pères et mères clament leur fierté quand leur garçon est tué en criminelle sainteté, encouragés par les réseaux sociaux et les télés palestiniennes. "Des parents palestiniens n'empêchent pas leurs enfants de commettre des attentats terroristes, a affirmé le ministre israélien de l'Education, afin de toucher des indemnités de l'Autorité palestinienne". Pour le ministre de la Défense comme pour le patron de la Police (l'ancien chef des services antiterroristes), on ne peut situer à un même niveau la douleur des parents juifs frappés par le deuil et la mort ressentie par les pères et les mères de Palestine. Une naturelle pudeur interdit de s'entremettre. Mais il faut bien constater que ni le président, ni les ministres palestiniens, ni les chefs religieux ne condamnent les attentats au couteau des enfants de Palestine. Comment peuvent-ils, car c'est bien de cela qu'il s'agit, pousser à la mort –à la mort donnée, à la mort reçue – de garçons et de filles de 13, 14, 15 ans… Pas une voix ne s'élève depuis Ramallah – ni des BDS ni des boycotteurs des universités – pour crier aux enfants: Pas ça, pas vous! Embrassez la vie, fuyez la mort. Retournez à l'école! Soyez les Palestiniens qui, demain, sauront donner sa vraie fierté à l'Etat qu'il vous faut construire.
25 février 2016

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L'ouest à l'est…
Un "mizra'h", c'est un "orient", un petit écriteau avec ou sans dessin, sur lequel est écrit "Orient". Pour ne pas perdre le nord, et savoir toujours dans quelle direction prier, le fidèle affiche dans sa maison un "orient". S'il habite Meudon, Bischeim ou Londres, le Juif prie en direction du Temple, donc vers l'Orient. Pas compliqué. Et comme le Temple est proche à son cœur, il se tourne vers le Proche-Orient. Et c'est pareil pour tous. Même un Juif extrémiste ne priera pas en direction de l'Extrême-Orient. Mais s'il se trouve à l'est de Jérusalem, à la Mecque par exemple, le fidèle fixera son "orient" en direction de l'ouest. Et au nord de Jérusalem, (pensez à vos vacances à Beyrouth), vous placerez votre "mizrah" au sud. C'est tout simple.
C'est, aussi, très pratique, un mizra'h. Vous habitez Oxford, vous n'avez pas vu le soleil se lever depuis l'été, le "mizrah" est là qui vous indique le Levant. Et vous vous levez pour prier dans la bonne direction. Mais à Jérusalem, au soleil levant, les plus zélés s'en vont prier au Mur Occidental. Dont la partie sud, vient de décider le Gouvernement, sera aménagée pour accueillir les femmes (avec ou sans kippa, avec ou sans tefiline, avec ou sans leurs époux) des communautés libérales. Et comme ceux de la partie nord du Mur Occidental et celles qui prient au centre, ainsi que ceux et celles de son extrémité sud vont tous et toutes se tourner dans la même direction, gageons qu'ils finiront par s'aimer.
3 février 2016

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A découvert
A Jérusalem, la kippa me hérisse le poil. Devenue signe extérieur de dévotion, elle clame au passant mes convictions religieuses et mes opinions politiques selon son interprétation de la teinte, de la surface, du tricot ou du velours qui colore mon occiput. Alors que si j'habitais Marseille et habité de courage, je me dirais qu'il me faut porter une grande kippa tout en couleurs. Ou noire. Mais d'un noir foncé, tellement foncé qu'il en ferait pâlir les nuits sur la Cannebière. "Ce que j'ai, j'en veux pas et ce que j'ai pas, j'en veux…" chante Hans im Schnokeloch, Jean du Trou aux Moustiques, dans la plus populaire des chansons d'Alsace. Et me voilà gros Jean comme devant.
Le système de défense préconisé à Marseille est un avatar de la défense par absence appliquée quelques mois plus tôt au "Forum des langues" à Toulouse. Près de 180 langues étaient présentes mais l'hébreu que nenni! "Nous faisons une cible idéale, a expliqué le président de l'Association Hébraïca, et nous n'avons pas souhaité prendre le risque dans cette période exceptionnelle". Mais puisque l'hébreu c'est (aussi) de l'hébreu pour les promoteurs de "périodes exceptionnelles", on n'avait qu'à dire que le Livre-là, avec les Psaumes et tout, il est écrit en gloubazoloulou. Ils n'y auraient vu que du feu. Sans savoir où le mettre. A bien y réfléchir, on pourrait faire comme ça avec la kippa. On dirait que c'est pour apprendre à devenir évêque. Ou chirurgien. Qu'on a fait un tour sur une calotte glaciaire. Ou qu'on l'a reçue en prime avec un stylo Mont-Blanc. On peut trouver mille raisons de coiffer une kippa. Pas besoin de faire son aliya pour ça.
14 janvier 2016

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Houmous pour tous
Or donc, le Liban voulait traduire en justice l'Etat d'Israël pour oser vendre sous son label houmous et fallafels, divine ambroisie que l'Orient doit au modeste pois chiche. "Ce sont des mets traditionnels de la cuisine libanaise, clamait-on à Beyrouth, qui existaient bien avant la création de l'Etat d'Israël". Et pour le montrer, les cuisiniers libanais ont présenté un houmous de deux tonnes. "Essayez d'en faire un aussi beau", se moquaient les cuistots. "Chiche!" a répondu Abou Gosh, ce village d'Arabes israéliens sur la route de Jérusalem, qui se targue d'être la "capitale mondiale du Houmous". Et de préparer un (excellent) houmous de quatre tonnes! Sur quoi le Liban a contrattaqué avec un houmous de dix tonnes! Et là, Israël ne faisait plus le poids. Il ne faisait pas le poids de poix-chiches. Mais s'il avait perdu une bataille, il n'avait pas perdu la guerre du houmous. Surtout on n'allait pas laisser bouler les boulettes de fallafël – dont je suis fier d'être le premier à couronner le nom théophore du tréma qu'il mérite. On en était là… quand une équipe d'archéologues botanistes de l'Institut Weizmann a découvert en Galilée, dans un ancien village du néolithique, une importante culture de fèves et de fortes réserves de poix-chiches qui datent d'il y a 10.000 ans! Alors qui c'est donc qui étaient les premiers? Et qui trouvera les mots pour pleurer la déroute de Beyrouth?
N'empêche qu'ils l'avaient réussi leur houmous de 10 tonnes! C'est incontestable. Alors si… Si, demain… ils voulaient tenter les 20 ou même les 40 tonnes? Et qu'à Abou Gosh, on prépare là aussi des grands, de très très grands houmous et à Amman, itou, et à Ramallah aussi. On aurait un immense couscous! Avec plein de fallafëls pour étoiles… Et on pourrait se mettre à table, enfin! Parce qu'un houmous, jamais personne encore ne l'a mangé avec un couteau. Sur le houmous on passe amoureusement un bout de pita, on le caresse des lèvres, avant de savourer. Pour manger un houmous, on laisse le couteau au vestiaire.
23 décembre 2015

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Une saine occupation
Rester Européen en Israël… Ça paraît tout naturel. Israël n'a-t-il pas des tas et des tas de citoyens d'Europe ou d'origine européenne? Reste qu'on perd vite ses habitudes. Ainsi m'arrive-t-il de tartiner du houmous au lieu de camembert. Sur une pita! Mais où sont les baguettes d'antan? Le passé s'estompe et voilà qu'en plus, l'Europe impose de nouveaux règlements difficilement applicables en Israël. Comment rester Européen à Jérusalem sans être informé si son houmous est made en Judée occupée ou à Nataniya non occupée? C'est très préoccupant. On ne peut pas compter sur Bibi. Il ne comprend rien à l'âme européenne. Jamais il ne fera imprimer des étiquettes pour Européens en Israël. Alors, je m'occupe à me les faire moi-même. J'en ai plein, déjà, des étiquettes. "Salamis de la Samarie occupée", "Compotes de pommes du Corpus separatum occupé", "Crudités de la Judée colonisée par les Juifs"… Pour mon vin du Golan, je me suis fait une étiquette capiteuse d'origine contrôlée: "Vigne plantée dans les ex champs-de-tirs syriens occupés". C'est qu'il faut être précis: Vous imprimeriez: "Radis de Cisjordanie occupée", qu'on se mettrait à accuser la Brigade jordanienne, elle, qui n'a jamais dérangé aucun gouvernement en Europe.
Le problème, c'est qu'avec tous les trucs déjà étiquetés (calories, adoucissants, conservatifs, cachère Beth Din et cachère mehadrin, 'halavi ou parve, mangeurs ou pas mangeurs de kitnioth…) il ne reste plus de place pour mes étiquettes. Mais comme on le dit à la CEE, le problème est purement technique.
19 novembre 2015

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Antidote
J'avoue : j'ai hésité. Je me suis dit que le diktat de l'Organisation Mondiale de la Santé contre les saucisses et autres viandes fumées pouvait ne pas être dirigé contre Israël. Si, ça aurait pu… Et que ses barbecues condamnés à l'extinction pouvaient n'être qu'une victime collatérale d'une mesure, qui à l'enfant de Strasbourg que je suis, sapait pareillement le moral et l'appétit. Qui donc, à l'OSM en voulait à l'Alsace et à ses choucroutes ? Existerait-il des BDS anti-alsaciens ? A cause des colonies de cigognes occupant le clocher de mon village qui passent dans le ciel sioniste ?
Mais à peine l'ukase anti-choucroute publié, on apprenait, comme par hasard, par des chercheurs de l'Université Emory à Atlanta, associés à des Chinois de l'Université de Pékin, que le pigment qui donne sa couleur rouge à la rhubarbe est un "formidable outil dans la lutte contre le cancer…" Vous me suivez ? Je vous fais un dessin ? Les Alsaciens grands amateurs de tarte à la rhubarbe, qui entre deux tétées sucent déjà de la compote de rhubarbe, possèdent un antidote: le pigment rouge de la rhubarbe à papa ! Et "sut" (prononcez "zut") au cancer !
Et la tomate que les Israéliens mangent au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner… elle n'est pas rouge ? Elle n'a pas des pigments rouges la tomate ? Pourquoi les Chinois et ces types en Atlanta refusent-ils leur antidote aux Israéliens ? Je vous jure, moi, qu'on ne se laissera pas faire et qu'au prochain Yom Haatsmaouth, les fumées des barbecues continueront comme par le passé à monter dans le ciel d'Israël. On le trouvera notre antidote! Faites confiance au pays du high steak.
1 novembre 2015

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GrunewaldJacquot Grunewald est né le 3 juin 1934 à Strasbourg. Etudes secondaires à Limoges. Diplômé du Séminaire rabbinique de Paris, service militaire comme aumônier en Algérie. Puis, aumônier (civil) de la jeunesse juive de Strasbourg.
Tout en assurant diverses fonctions rabbiniques à Strasbourg et dans le Bas-Rhin, il prend en 1965 la direction du Bulletin de nos Communautés d'Alsace et de Lorraine, bi-mensuel indépendant. En fait un hebdo, sous le nom de Tribune Juive.
S'installe en Israël en 1985. Dès lors, réinvente l'itinéraire de Paris à Jérusalem et vice versa. Le système a raison de l'inventeur, qui quitte la direction du journal en 1992.
Se met alors à écrire de façon plus systématique :

Et traduit :

  • Le Talmud Steinsalz, avec JJ Gugenheim, (huit volumes parus chez Lattès puis Ramsay) de 94 à 97.
  • Le Livre du Séder : Hagada de Pâque
Correspondant de l'Arche.
Officier des Arts et Lettres
Conseiller d'honneur pour Israël de l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE).
Marié, père de quatre garçons et grand-père de treize petits-enfants.

Jérusalem, mars 2008.

Articles de Jacquot Grunewald sur notre site :


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