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le Rabbin Brunschwig, fondateur de Yechouroun
 Camp
de Montintin 1941
 Colonie
de l'OSE à Montintin 1941
 Camp d'été
de Ussac 1942

Ussac 1942
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Yechouroun fut fondé en 1926 par des membres de la Communauté
Orthodoxe de Strasbourg, la
Kagueneck, sous l'autorité du Rabbin
Brunschwig za"l . Il s'agissait au début d'une
association sportive organisant des excursions, des sorties matinales,
des match de football. Mais sous l'impulsion du regretté Bô
Cohn, Yechouroun devint rapidement un mouvement éducatif. Déjà
avant la deuxième guerre mondiale avaient été organisées
des colonies de vacances en Alsace, entre autre le camp de jeunes filles
à Fouday et le camp de garçons au Schaferth en 1938, ainsi
que des camps de formation de moniteurs.
Pendant la guerre, Yechouroun a continué à organiser des
camps d'été. Cette décision fut prise par une équipe
de jeunes strasbourgeois : Bo Cohn, Marc Breuer, Théo, Paul
et Mady Klein et Jeannette Ackerman. Le camp de Montintin, près
de Limoges, a rassemblé des jeunes souvent isolés qui n'avaient
que très peu de connaissances juives et qui ont participé
avec enthousiasme et sont revenus enrichis chacun chez soi. En 1942, pendant
le camp d'été de Ussac, certains des parents d'enfants ont
été déportés et la colonie a fonctionné
en conséquence pendant un certain temps comme maison d'hébergement.
Pendant la guerre et quelques années suivantes, l'activité
éducative de Yechouroun s'est prolongée par la diffusion
de cours de culture juive par correspondance, afin de faire parvenir des
sujets d'études jusqu'au sein des foyers isolés et dispersés
dans toute la France. La rédaction de ces feuillets polycopiés
était assumée principalement par Bo Cohn, Théo
Klein, Paul Klein, Beno Gross, Marc Breuer et d'autres.
Tout de suite a la fin de la guerre, il fut décidé d'organiser
des camps de formation d'hiver à Taverny et à Ambloy avec
des adolescents
rescapés du camp de Buchenwald et des enfants qui avaient vécu
cachés ou dont les parents avaient été déportés.
Un des premiers camps d'été d'après guerre, a St-Hilaire
a été destiné à des filles sans famille.
Ensuite, les colonies de vacances et les camps d'été sont
devenus une tradition annuelle sous la direction en général
de Théo
et Edith Klein. Bo Cohn se consacrant dorénavant davantage
à l'OSE (Oeuvre
de Secours Aux Enfants). Ils comptaient en général deux
sessions d'un mois chacun et se déroulaient en montagne dans les
Vosges ou dans les Alpes. Successivement, on peut citer les noms d'endroits
de Moosch,
Blanchefasse, Sillacker, St-Pierre de Chartreuse, Argentières,
Cervières, Servoz, Soultz,..... En 1956 et 1960, Théo et
Edith Klein ont aussi dirigé un voyage d'étude et prospection
en Israël.
Les sessions des colonies étaient organisées en camp de
filles et de garçons. Le but de la colonie n'était pas uniquement
de permettre aux jeunes de passer des vacances agréables correspondant
à leur conscience religieuse, mais également d'entretenir
ou de compléter leurs connaissances juives : chaque matin une heure
de cours, des Oneg Shabath avec un jeu de Quitte ou Double sur
la Sidra, causeries, etc..
La direction et l'encadrement était assurée de façon
bénévole. L'atmosphère familiale a créédes
liens et des amitiés qui se sont maintenues jusqu'aujourd'hui.
Le mouvement Yechouroun poursuivait ses activités tout au long
de l'année dans différentes villes de France particulièrement
à Paris, à Strasbourg sous l'impulsion de Lolo Muller, à
Lyon sous la direction de Marc Breuer et de Lucien
Lazare. L'impact de Théo et Edith Klein qui séjournaient
à Colmar débordait le cadre de Yechouroun, leur rayonnement
atteignant l'ensemble des jeunes qui étaient regroupés au
sein de la J.J.C.(Jeunesse Juive de Colmar).
En 1972, Théo et Edith Klein confient la responsabilité
de la direction de Yechouroun à Henri et Liliane Ackerman.
Idéologie du Yechouroun
L'idéologie du Mouvement était fondée sur la doctrine
de Rav S.R. Hirsch (1808-88), le chef de la "nouvelle orthodoxie
juive" : Thora im Dérekh Eretz (la Torah et l'ouverture
au monde). Cela signifie que ses membres sont tenus d'étudier le
judaïsme, tout en poursuivant des études universitaires ou
une carrière professionnelle.
Jeschurun (id.e. Yechouroun, un des surnoms du peuple d'Israël)
étaient le nom du journal fondé et édité par
le Rav S.R. Hirsch pour lutter contre la réforme religieuse.
En Alsace, les moniteurs accomplissaient généralement une
ou deux années d'études en yeshiva (à Montreux en
Suisse ou au Mercaz Harav en Israël) avant de revenir encadrer les
groupes de jeunes ; les monitrices avaient étudié pour la
plupart à l'école religieuse de Gateshead en Angleterre.
Tous les cadres étaient donc capable de donner des cours aux jeunes,
et dans les colonies de vacances, la journée commençait
toujours par une heure d'études juives.
Les colonies étaient mixtes, mais filles et garçons avaient
des activités séparées. L'accent était mis
sur le respect scrupuleux de la Loi juive, et bien des jeunes, qui fréquentaient
le Mouvement des Eclaireurs pendant l'année, préféraient
participer aux camps d'été du Yeshouroun, plus conformes
à leur conception du judaïsme.
Le Rabbin Robert
Brunschwig était le fondateur et le père spirituel du
Mouvement."Agoudiste" convaincu, il prit part à la troisième
Knessia Guedolah (grande assemblée) de l'Agoudath Yisraël
en 1937, dont il revint enthousiasmé par ses contacts avec les
Guedolim (grands rabbins, savants). Sur ses conseils, Yechouroun devait
adhérer à l'Agoudat Yisraël jusqu'en 1940. Cette intégration
était pour lui une garantie pour sa stabilité religieuse.
En fait, l'idéologie du Mouvement était alignée sur
celle des Poalei Agoudat Yisraël, bien qu'il ne se soit jamais rallié
explicitement à ce parti. On n'y prêchait aucune idée
politique, ni même le sionisme (quoiqu'un grand nombre de ses cadres
et de ses membres sont montés en Israël), mais seulement une
stricte observance du judaïsme.
Après la seconde guerre mondiale, le Mouvement s'est étendu
à d'autres villes de France, et a pris une orientation qui se tournait
davantage vers l'engagement dans le service social. Les camps, qui duraient
deux mois auparavant, se sont réduist progressivement jusqu'à
trois semaines. Il est encore très actif aujourd'hui. |
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POUR LES AGRANDIR

Théo et Edith Klein
 Camp de 1961
 Camp
de 1961
 Les
monitrices du camp de Saint-Sorlin, 1962
 Camp
de Soultz, 1964
 Devant
la synagogue de Soultz, 1964
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