Massacre de la Saint Valentin 1349

Nous venons de commémorer le 27 janvier, le 71ème anniversaire de la libération d’ Auschwitz.
Elle incarne les conditions de la mise à mort des juifs par les nazis au seul fait "qu’ils étaient juifs" !
Elle nous oblige à veiller aujourd‘hui sur les groupes ou les individus stigmatisés.
Elle nous invite à veiller à la mémoire de nos morts.
Or, si les hommes sont égaux, c’est bien devant la mort. Ce qui la rend sacrée.
Dans la mort, il n’y a plus de distinction ni de discrimination. Tous les os ont la même couleur.
Au-delà de l’appartenance communautaire du Vivant, la mort touche à l’universalité de notre condition humaine.
Les bourreaux et les profanateurs ne supportent pas cet invariant. Ils ne supportent pas quelque chose de fondamental (et de fondateur) qui qualifie notre condition commune.
Ils s’en excluent. Ils s’excluent du champ collectif symbolique de l’humanité, comme tous les bourreaux.
Exclusion qui ne frappe jamais les victimes malgré l’horreur de leur destin.
"Le Devoir de Mémoire" et plus encore "le Devoir de Connaissance" sont plus que jamais nécessaires.
Ils s’adressent aussi aux bourreaux que la justice des hommes civilisés condamnera mais que nous ne voulons "pas exclure" du champ de l’humanité.
Nous rappellerons toujours qu’Auschwitz est la déclinaison de l’alphabet de l’horreur (Du A jusqu’au Z) que l’homme a pu s’infliger à lui-même.
Comment comprendre cette haine de soi se focalisant sur un bouc émissaire à la fonction expiatoire ?
Nous sommes témoins de la persistance de nombreux actes racistes, exacerbés encore par les tragiques attentats de 2015, année noire, dans une Europe qui est aussi menacée par la "communautarisation".
L’ influence des populismes et de l’extrême-droite est grandissante .
Les conditions d’un nouveau massacre de la St Valentin 1349 sont-elles donc toujours vivaces ?
On se souvient en effet que la ville libre de Strasbourg, indépendante du pouvoir impérial du St Empire des Habsburg , en possession probablement de l’une des toutes premières constitutions écrites va exterminer, en les brûlant, tous "ses" juifs le 14 février 1349 en les accusant d’être à l’origine de la peste.
L’Ammeister , chef des métiers, président effectif de l’administration de la ville, élu annuellement, Peter SCHWARBER, sera banni pour avoir tenté de les sauver .
Le Cercle MENACHEM TAFFEL a obtenu que le nom de ce juste soit donné à une rue de la ville.
C’était le 9 juillet dernier devant l’ Ecole Européenne à la Robertsau.
https://www.youtube.com/watch?v=L2EBLb-MjZI
Nous attendons la pareille de la Ville de Benfeld.
Les juifs sont montés nus au bûcher car leurs bourreaux s’étaient rendu compte qu’ils avaient cousu leur richesse dans la doublure de leurs vêtements pour les emporter dans la mort.
On raconte que certains strasbourgeois pris de remords restituèrent la part de ce butin à l’Œuvre- Notre-Dame … pour la construction de la cathédrale à laquelle les juifs de Strasbourg auraient donc contribué !
http://judaisme.sdv.fr/histoire/antisem/peste/stval.htm

Le Cercle MENACHEM TAFFEL vous invite à célébrer la mémoire des victimes de ce massacre le samedi 13 février 2016 à 12H15 en déposant une pierre, Place de la République, lieu du massacre, au pied d’un des 4 Ginko-Biloba offerts en 1880 à Guillaume II ( dernier empereur allemand) par Mutsuhito ( 122 ème empereur japonais).
Nos pensées et nos cœurs seront orientés vers avril prochain où seront commémorés les génocides arménien (avril 1915) , cambodgien (avril 1975) et rwandais (avril 1994).

Inauguration de la rue Peter Schwarber à Strasbourg : jeudi 9 juillet 2015

Peter Schwarber était l'Ammester de Strasbourg qui tenta en vain de s'opposer au massacre des Juifs, dit "massacre de la Saint Valentin", le 14 février 1349.
C'est l'aboutissement d'un combat de 10 ans mené par le Cercle Menachem Taffel.
Zakhor (souviens-toi) et veillons à en préserver la modernité en déclinant aujourd'hui l'action noble de l' Ammeister de Strasbourg ,de 1349, en appliquant le
"Notre Mer" :

Notre Mer qui es si bleue
Que ton Nom soit partagé
Que ton horizon nous fasse renaitre
Que ta volonté et ta miséricorde nous acceptent
Offre-nous aujourd'hui notre Triton de ce jour
Comme une trompette de la renommée
Et non plus comme un cercueil
Pardonne-nous nos défaites et nos deuils
Comme nous pardonnerons à nos bourreaux
Et ne nous soumets pas aux quotas
Mais délivre l' Europe de ses peurs et de ses carcans
Georges Yoram Federmann
Strasbourg, 20 mai 2015

Le Cercle Menachem Taffel vous convie à deux manifestations exceptionnelles autour de Boris Pahor :
vendredi 19 juin - samedi 20 juin 2015

Boris Pahor, qui va fêter ses 102 ans le 28 août prochain à Trieste, est un rescapé du Struthof et de Dachau. Alors que la plupart des internés et des déportés, qui ne sont en fait jamais véritablement "revenus", s'imposait, pour survivre, "le droit à l'oubli", lui a toujours témoigné de manière magistrale et notamment dans ce livre pudique, lucide et digne. Il a toujours cherché à donner sens aux raisons du totalitarisme, pour mieux lutter contre ses effets mortifères, et à témoigner de l' innommable pour encourager les plus jeunes à s'affirmer et pour rappeler que "la modernité d'Auschwitz et du Struthof" doit nous imposer de " résister" dans nos quotidiens afin que nous puissions continuer à construire une Europe de paix.

Nous remettrons à Mr Pahor le 9ème Prix Véronique Dutriez, qui a consacré sa vie à la défense des sans papiers .
Le vendredi 19 juin à 17h à la Librairie Kléber. " Itinéraire d'un européen du siècle .
Qu'est-ce que peut nous enseigner "le Struthof" aujourd'hui?"
Discutants : G Y Federmann (Président du Cercle Menachem Taffel) et Fabienne Issartel

Samedi 20 juin à 18h au cinéma Odyssée, projection du documentaire ”Boris Pahor, portrait d'un homme libre” en présence de la réalisatrice Fabienne Issartel, suivie d'un débat avec Boris Pahor. "A la fin de la projection, quand nous entrons dans la salle, Boris Pahor et moi, le public se lève et applaudit à tout rompre pendant de longues minutes.Je regarde les gens un par un et je vois qu'ils ont des larmes dans les yeux. Puis je dis quelques mots avant de laisser la parole à Boris Pahor. Chaque fois le miracle se reproduit. Les gens n'en reviennent pas de voir entrer en chair et en os le héros de mon film dont la facture s'apparente quelque peu à de la fiction. Boris Pahor, 102 ans leur parle en flots continus de l'esprit de résistance qui a régi toute sa vie. Je lui tiens le micro. Yann Nicol, médiateur du débat ne peut pas "en placer une" non plus. Tous ces moments sont à vivre au présent comme s'ils étaient les derniers. Alors nous écoutons Boris bien sagement comme des enfants." Fabienne Issartel. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Cérémonie nationale du Souvenir dimanche 21 juin à 8h30 à l'ancien camp de Struthof-Natzweiler.

Cérémonies du 26 avril 2015

Nous nous réunirons pour la 16ème fois, le jour du « Souvenir des Déportés », le dimanche 26 avril prochain, à 10h00, devant l'Institut d'Anatomie Normale à l'Hôpital civil.
Nous inviterons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, bosniaque, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les Nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.
Nous nommerons pour la 9ème fois le nom des quatre Sintis (tsiganes d'origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisés par le Professeur Otto BICKENBACH entre juin à août 1944 dans la chambre à gaz du Struthof. Il s'agit de :
- Zirko REBSTOCK, né le 28/05/1907 et mort le 16/06/1944 (37 ans)- Andréas HODOSY, né le 12/02/11 et mort le 16/06/44 (33 ans) - Adalbert ECKSTEIN, né le 02/02/24 et mort le 18/06/44 (20 ans) - Josef REINHARDT, né le 27/08/13 et mort le 09/08/44 (30 ans).
La thèse de médecine (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous a donné le nom des 189 Roms sélectionnés à Auschwitz et Birkenau pour servir de sujets d'expérience dans les expérimentations sur le typhus qui eurent lieu au Block 5 du Camp du Struthof, sous la direction du professeur Eugen HAAGEN. Au moins, 36 d'entre eux décédèrent (du fait du transport, de l'internement, de maladies ou des expériences dans la chambre à gaz).
Parmi eux on retrouve notamment : - Ferdinand SARKÖSI, né le 24/02/1904 et mort le 12/11/1943 (au cours du transport Auschwitz- Natzweiler) - Franz SARKÖSI, né le 30/07/1892 et mort le 23/11/1943.
La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005. Le Quai Menachem TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg. Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l'Homme.
Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l'enseignement du contenu et de l'essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine

1er décembre 2014 à 17h45 : Bougies de mémoire et d'espérance


Répondant à l'appel du Cercle Menachem Taffel, une trentaine de personnes ont rendu hommage aux victimes juives de la Déportation, lundi soir, à l'hôpital civil de Strasbourg.
L'heure était au recueillement lundi devant l'institut d'anatomie normale, là même où le 1er décembre 1944 furent découverts par le commandant Raphel les restes des 86 juifs victimes des expérimentations faites sur l'homme par les nazis au camp du Struthof. Il convient aussi de rappeler que le 5 janvier de la même année, cent « malades mentaux » avaient été déportés de Hoerdt et Stephansfeld (Alsace) vers Hadamar pour y être assassinés. C'est cette horreur dont a parlé avec force Georges Yoram Federmann, président du Cercle Menachem Taffel, devant ce bâtiment érigé par les Allemands. Il en a appelé à un monde où l'humain et la fraternité prendraient le pas sur la productivité et la compétition. Et d'inviter ses confrères médecins à se libérer de l'institution pour laisser parler leur générosité.
Avant-première
Celle dont a fait montre par exemple l'hématologue Robert Waitz, sommité humaniste de l'Université. Jeff Levy, un membre du Cercle Menachem Taffel, a manifesté sa joie de participer à cette cérémonie, tandis que Catherine Lévy a présenté le projet Janus qu'elle soutient avec conviction et qui tend à permettre au malade d'être au centre de sa propre histoire. Hubert Hiegel, du Groupement d'entraide mutuelle des usagers de la psychiatrie, et l'historienne allemande Renate Rosenau se sont félicités d'être associés à ce travail de mémoire qui doit être relayé par la jeunesse d'aujourd'hui. « Car il ne sert à rien de se réunir l'espace d'un instant. Il faut que toute la cité s'implique afin que les drames évoqués ce soir ne se reproduisent plus », devait conclure le professeur Freddy Raphaël.
Les participants se sont rendus ensuite au cinéma l'Odyssée pour assister en avant-première au documentaire de Raphaël Toledano et Emmanuel Heyd : « Le nom des 86 »
DNA, 03 décembre 2014

1er décembre 1944, le Commandant RAPHEL découvre des restes des 86 victimes juives des expérimentations sur l'homme faites par les Nazis [1]
5 Janvier 1944, 100 « malades mentaux » sont déportés de Hoerdt et Stephansfeld vers Hadamar pour y être assassinés
1er décembre 2014,nous nous réunirons avec nos bougies à 17h45 devant la plaque dédiée à la mémoire des victimes juives apposée à l'entrée de l'Institut d'Anatomie Normale à l'Hôpital civil

Tous les groupes stigmatisés par les Nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants, tous les malades chroniques, assassinés parce qu'impropres à la perpétuation de la race aryenne, improductifs et coûtant cher à la société, sont invités à se joindre à nous. Sont également les bienvenus les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, bosniaque, tsigane, juive).
Nous entendons commémorer le 70ème anniversaire de la déportation, dans le cadre du programme T4, des 100 « malades mentaux » de Hoerdt et Stephansfeld, sélectionnés par des médecins-directeurs alsaciens restés en service durant l'annexion.
C'est à travers le projet Janus développé par Catherine LEVY que nous souhaitons associer les « malades chroniques » à ce devoir de Mémoire et surtout de Connaissance, afin d'offrir aux usagers les outils de la concertation, mais aussi de l'indépendance par rapport aux médecins.
La thèse de médecine du Dr Raphaël TOLEDANO, présentée en décembre 2010, nous a donné les noms des 189 Roms sélectionnés à Auschwitz et Birkenau pour servir de cobayes aux expérimentations sur le typhus qui eurent lieu au Block 5 du Camp du Struthof, sous la direction du professeur Eugen HAAGEN. Au moins 36 d'entre eux décédèrent du fait du transport, de l'internement, de maladies ou des expériences dans la chambre à gaz. Leurs noms, et leur présence, seront auprès de nous par le biais de la liste que nous afficherons sur la porte de l'Institut d'Anatomie. Parmi eux on retrouve notamment Ferdinand et Franz SARKÖSI.

Nous rappellerons le travail effectué par le Cercle Menachem Taffel pour que l'éthique médicale reste historique, actuelle, et serve de socle pour la formation des futurs médecins. Ce travail concerne aussi bien la reconnaissance du passé, dont un des aboutissements a été le Quai Menachem TAFFEL, inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg, que notre implication dans les combats contemporains. Nous poursuivons notre collaboration avec un groupe de chercheurs allemands dont l'objectif est de reconstituer le passé des 100 « malades mentaux » de Hoerdt et de Stephansfeld assassinés le 5 janvier 1944 à Hadamar, pour leur redonner leur dignité et leur place dans l'histoire de l'Humanité.
Nous irons ensuite assister avec fierté à la projection en avant-première, à 20h30, à l'Odyssée, du documentaire de Raphaël TOLEDANO et Emmanuel HEYD : « le nom des 86 » [2].

Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l'enseignement du contenu, et de l'essence du procès de Nuremberg dans les facultés de sciences et de médecine.
Il passe aussi par le rappel de l'adhésion à Vichy du professeur René LERICHE dont le boulevard trône fièrement autour du CHU de Hautepierre, et à rappeler au Struthof le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l'Homme.

[1] le Commandant RAPHEL du Service Cinématographique de l'Armée, a découvert le 1er décembre 1944 des restes des 86 victimes juives (17 sujets entiers et 166 segments de corps) de la chambre à gaz du Struthof qui ont été assassinée pour servir de sujets aux expérimentations sur l'homme en août 43
[2] Réservation obligatoire auprès de : production@dorafilms.com

Georges Yoram Federmann
06 14 70 42 42
federmann.dutriez@wanadoo.fr
Catherine Lévy
06 40 21 05 15

catherine.levy.h@gmail.com

Vendredi 14 février 2014 : commémoration du massacre de la Saint Valentin (1349)

Cliquez ici pour voir d'autres séquences filmées et des photographies
Nous venons de commémorer le 27 janvier, le 69 ème anniversaire de la libération d'Auschwitz.
Elle incarne les conditions de la mise à mort des juifs par les nazis au seul fait "qu'ils étaient juifs" !
Elle nous oblige à veiller aujourd‘hui sur les groupes ou les individus stigmatisés.
Elle nous invite à veiller à la mémoire de nos morts.
Or, si les hommes sont égaux, c'est bien devant la mort. Ce qui la rend sacrée.
Dans la mort, il n'y a plus de distinction ni de discrimination. Tous les os ont la même couleur.
Au-delà de l'appartenance communautaire du Vivant, la mort touche à l'universalité de notre condition humaine.
Les bourreaux et les profanateurs ne supportent pas cet invariant .Ils ne supportent pas quelque chose de fondamental qui qualifie notre condition commune.
Ils s'en excluent. Ils s'excluent du champ collectif symbolique de l'humanité, comme tous les bourreaux.
Exclusion qui ne frappe jamais les victimes malgré l'horreur de leur destin.
"Le devoir de mémoire" et plus encore "le devoir de connaissance" sont plus que jamais nécessaires.
Ils s'adressent aussi aux bourreaux que la justice des hommes civilisés condamnera mais que nous ne voulons "pas exclure" du champ de l'humanité.
Nous rappellerons toujours qu'Auschwitz est la déclinaison de l'alphabet de l'horreur (Du A jusqu'au Z) que l'homme a pu s'infliger à lui-même.
Comment comprendre cette haine de soi se focalisant sur un bouc émissaire à la fonction expiatoire ?

Nous sommes témoins de la persistance de nombreux actes racistes dans une Europe qui est aussi menacée par la "communautarisation" et la votation de dimanche ,en Suisse, en est la dernière illustration.
Les conditions d'un nouveau massacre de la St Valentin 1349 sont-elle donc toujours vivaces ?

On se souvient en effet que la ville libre de Strasbourg, indépendante du pouvoir impérial du St Empire des Habsburg , en possession probablement de l'une des toutes premières constitutions écrites , va exterminer, en les brûlant, tous "ses" juifs le 14 février 1349 en les accusant d'être à l'origine de la peste.
L'Ammeister , chef des métiers, président effectif de l'administration de la ville, élu annuellement, Peter SCHWARBER, sera banni pour avoir tenté de les sauver .
Le Cercle MENACHEM TAFFEL milite pour que le nom de ce juste soit donné à une rue de la ville.
Les juifs sont montés nus au bûcher car leurs bourreaux s'étaient rendu compte qu'ils avaient cousu
leur richesse dans la doublure de leurs vêtements pour les emporter dans la mort.
On raconte que certains strasbourgeois pris de remords restituèrent la part de ce butin à l'Œuvre-Notre-Dame …pour la construction de la cathédrale à laquelle les juifs de Strasbourg auraient donc contribué !
http://judaisme.sdv.fr/histoire/historiq/stval/stval.htm
Charly Damm le raconte dans son épique Niclaus Findel .
http://librairie.caracteres.free.fr/dotclear/index.php/2006/04/23/127-niclaus-findel-ou-l-extraordinaire-histoire-de-strasbourg-entre-1248-et-1349

Le Cercle MENACHEM TAFFEL vous invite à célébrer la mémoire des victimes de ce massacre le vendredi 14 février 2013 à 12H30 en déposant une pierre, Place de la République, lieu du massacre.
Il milite pour que les villes de Strasbourg et Benfeld donne le nom de Peter Schwarber à une rue ,dans les deux villes, simultanément.

Nos pensées et nos cœurs seront orientés vers avril prochain où seront commémorés les génocides arménien (avril 1915) ; cambodgien( avril 1975) et rwandais (avril 1994).

Georges Yoram Federmann
0614704242
federmanja@gmail.com

A la suite de cette manifestation,
Mr Ries (maire de Strasbourg) et de Mr Wolfart (maire de Benfeld) ont assuré les membres du Cercle Menachem Taffel
qu'ils allaient dédier une rue à la mémoire de Peter Schwarber.

Réunion le dimanche 1er décembre 2013 à 10 H devant l'Institut d'Anatomie Normale à l'Hôpital civil avec nos bougies.


© RaphaŽl Toledano

© Mohamed Ketbach
En mémoire de la découverte, le 1 er décembre 1944, par le Commandant Raphel, du Service Cinématographique de l'Armée, des restes des 86 victimes juives (17 sujets entiers et 166 segments de corps) des expérimentations sur l'homme de la chambre à gaz du Struthof en août 43.

Nous inviterons les représentants des communautés victimes des génocides du 20ème siècle (arménienne, rwandaise, bosniaque, cambodgienne, tsigane, juive) ainsi que les groupes stigmatisés par les Nazis : malades mentaux, Témoins de Jéhovah, homosexuels, sourds et malentendants.
Nous nommerons les 4 Sintis (tsiganes d'origine allemande) victimes des essais sur le phosgène réalisés par le Professeur Otto BICKENBACH entre juin à août 1944 dans la chambre à gaz du Struthof.
Il s'agit de :
- Zirko REBSTOCK, né le 28/05/1907 et mort le 16/06/1944 (37 ans)
- Andréas HODOSY, né le 12/02/11 et mort le 16/06/44 (33 ans)
- Adalbert ECKSTEIN, né le 02/02/24 et mort le 18/06/44 (20 ans)
- Josef REINHARDT, né le 27/08/13 et mort le 09/08/44 (30 ans).

La thèse de médecine récente (Décembre 2010) du Dr Raphaël TOLEDANO nous donne pour la première fois le nom des 189 Roms sélectionnés à Auschwitz et Birkenau pour servir de sujets d'expérience dans les expérimentations sur le typhus qui eurent lieu au Block 5 du Camp du Struthof, sous la direction du professeur Eugen HAAGEN. Au moins, 36 d'entre eux décédèrent (du fait du transport, de l'internement, de maladies ou des expériences dans la chambre à gaz). Parmi eux on retrouve notamment:
- Ferdinand SARKÖSI, né le 24/02/1904 et mort le 12/11/1943 (au cours du transport Auschwitz-Natzweiler) - Franz SARKÖSI, né le 30/07/1892 et mort le 23/11/1943.

La plaque à la mémoire des victimes juives pour laquelle nous nous sommes battus depuis 1992 a été apposée le 11 décembre 2005.
Le Quai Menachem TAFFEL a été inauguré officiellement le 12 mai 2011 par le Maire de Strasbourg.
Il restera à rappeler, au Struthof, le calvaire des victimes Roms des expérimentations nazies sur l'Homme.
Notre travail pédagogique se poursuit pour essayer de favoriser l'enseignement du contenu et de l'essence du procès de Nuremberg, dans les facultés de sciences et de médecine.
Il passe aussi par le rappel de l'adhésion à Vichy du professeur René Leriche.

Le 1er décembre 2013, plus que jamais, nous associerons dans notre souvenir et notre devoir de connaissance, les victimes juives et roms des bourreaux nazis.
Nous nous associons aux efforts des forces vives de la ville qui ,comme Latcho Rom , tentent avec tant de difficultés, de soutenir le droit des minorités roms à Strasbourg, face à l'adversité idéologique actuelle.
Nous soutenons le projet lyonnais de mémorial en hommage aux victimes handicapées du nazisme et de Vichy
et poursuivons notre collaboration avec le centre d'accueil pour épileptiques de Körk en Allemagne.

Faurisson nie aussi la chambre à gaz du Struthof

© Mohamed Ketbach
Il y a tout juste 70 ans, en août 1943,86 personnes juives étaient gazées au Struthof sur demande du professeur SS August Hirt afin de constituer une "collection anatomique" ; elles ont été exécutées dans une chambre à gaz aménagée pour l'occasion à proximité du camp, ainsi que l'a rappelé un documentaire diffusé sur France 3 en avril et en mai dernier (L'Alsace du 27 avril).

Cette chambre à gaz, le négationniste Robert Faurisson l'a aussi niée: en mai, il a publié sur son blog internet un article sur ce sujet, le présentant comme une simple "rumeur".

En cette période anniversaire, le cercle Menachem Taffel, qui perpétue à Strasbourg la mémoire des victimes juives du professeur Hirt, a décidé de réagir par le biais d'un communiqué, afin de "protester solennellement contre ces déclarations" :
"Cette attitude ne fait qu'aiguiser notre volonté d'améliorer notre travail de connaissance et de compréhension des mécanismes d'adhésion à une idéologie totalitaire, afin d'aider les générations actuelles à s'en défendre ", écrit l'association.

Le président et créateur du cercle, Georges Federmann dit que le groupe a eu un débat interne pour savoir s'il fallait réagir. "On a finalement décidé de le faire car notre ambition n'est pas le devoir de mémoire, mais le devoir de connaissance : avant de commémorer, nous voulons enseigner et transmettre."

Georges Federmann
évoque aussi un autre anniversaire : celui de Boris Pahor, ancien interné au Struthof, qui aura 100 ans le 28 août prochain. "Nous conseillons fortement à M. Faurisson de lire son livre témoignage, Pèlerins parmi les ombres…"
Source : L'Alsace mardi 13 août 2013

Inauguration officielle du Quai Menachem Taffel

La cérémonie de dévoilement de la plaque du Quai Menachem Taffel (victime des expérimentations médicales nazies, 1900 Sedriczow-Pologne - 1943 Struthof) a eu lieu le jeudi 12 mai 2011 à 16 heures.
Elle était présidée, par Roland RIES, maire de Strasbourg, sénateur du Bas-Rhin.
Cette manifestation était organisée en partenariat avec le Cercle Menachem Taffel présidé par le Dr. Georges Federmann.
Le même soir, une projection-débat animée par les Docteurs Raphaël Toledano et Georges Yoram Ferdermann a eu lieu à l'Odyssée, autour des documentaires d'Alain Jomy et Monique Seemann : Le Struthof 1941/1944,
de Mathieu Mapps : A la mémoire de... et d'images de Raphaël Toledano et Emmanuel Heyd.

© Mohamed Ketbach

21 janvier 2002 - commémoration des victimes à Strasbourg
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Lundi 21 Janvier 2002.

Victimes des médecins nazis
La science a servi de prétexte aux médecins nazis du camp de concentration du Struthof pour tuer 86 personnes pendant la seconde guerre mondiale. Le lundi 21 janvier 02 une cérémonie franco-allemande commémorait ces meurtres au cimetière israélite de Cronenbourg.

C'est dans le cimetière israélite de Cronenbourg que des habitants de Strasbourg et de Kehl ont choisi de s'interroger sur le meurtre de 86 détenus du camp du Struthof, sous la conduite de médecins allemands. Membres du corps médical, chrétiens ou juifs, ils se sont rassemblés devant la stèle érigée à la mémoire de ces victimes d'une "science au service du mal". Dans leurs discours, tous ont évoqué le rôle joué par August Hirt et Bruno Beger. Durant la seconde guerre mondiale, ces deux médecins ont fait assassiner des juifs prisonniers du Struthof sous prétexte de faire avancer leurs recherches. "De ces corps, ils voulaient extraire une aberration sans nom, la biologie particulière du corps juif, a rappelé le docteur Knebusch, psychiatre à Kehl. Ils ne considéraient pas qu'il s'agissait de meurtres. August Hirt appelait ça "la sauvegarde de documents scientifiques tangibles".

Une plaque commémorative
En tant que médecin, George Federmann, psychiatre à Strasbourg, a tenu à assister à cette cérémonie. "Je ne comprends pas comment des gens dont la vocation était d'honorer le serment d'Hypocrate en sont arrivés à décider de la mort d'individus au prétexte qu'ils étaient juifs ou tziganes", explique-t-il. Comme lui, plusieurs médecins réclament aujourd'hui qu'une plaque rappelant ces tristes événements soit posée "sur les lieux du crime", à la faculté de Strasbourg.


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