Des Alsaciens et des Lorrains dans les réseaux de la résistance juive
par Alain KAHN


Plan du dossier :

 
Note : Cet article a paru dans l’Almanach du KKL Strasbourg 2018 - 2019 et il a été complété et étendu, pour ce site, aux Lorrains ayant agi dans les réseaux de la résistance juive. Des éléments biographiques ou photographiques sont manquants et pourront bien sûr être rajoutés dès qu’ils parviendront au site et nous remercions à l’avance toutes celles et tous ceux qui y contribueront.


Jean-Pierre Lévy

Jack Meyer-Moog
Quand on parle de résistants juifs on pense bien sûr à des personnalités hors du commun : Ils sont à Londres, René Cassin, Jules Moch, Pierre Mendès-France, Raymond Aron, Pierre Dac et bien d’autres. Ils permettent aux réseaux et mouvements de la résistance de s’affirmer et de se développer pleinement. Raymond Aubrac à Libération, Jean-Pierre Lévy fondateur de Franc-Tireur, Léo Hamon, Daniel Mayer, Henri Bulawko et les résistants communistes avec les Francs-Tireurs et Partisans.

Une résistance spécifiquement juive a existé, dès 1940 à travers au moins onze réseaux, composés de près d’un millier de membres ou de combattants ponctuels prêts à risquer leur vie pour d’autres Juifs et pour la libération du sol français.Il s’agit de : l’Armée Juive (AJ) - Organisation Juive de Combat (OJC), le Mouvement de Jeunesse Sioniste (MJS), l’OSE (œuvre de secours aux enfants) - Réseau Georges Garel, le Comité Amelot, la Sixième-Eclaireurs Israélites de France (EIF), le réseau Westerweel ou des Hollandais, les aumôniers, le réseau Marcel, le service André, le réseau SF-WIZO, Service Familial clandestin de placement d’enfants, ainsi que l’hôpital de la Fondation Rothschild. De plus, dans le cadre de l’organisation Solidarité, en août 1942 a été constituée une unité juive de combat : le 2e détachement de la résistance communiste, les FTP-MOI (main d’œuvre immigrée), formé de volontaires parlant yiddish.

Pour rendre hommage à la bravoure exemplaire à un certain nombre de leurs membres, les réseaux dans lesquels des Alsaciens et des Lorrains ont œuvré sont évoqués ici itout particulièrement, à savoir : l’Armée Juive (AJ) - Organisation Juive de Combat (OJC), le Mouvement de Jeunesse Sioniste (MJS), l’OSE (œuvre de secours aux enfants) - Réseau Georges Garel, la Sixième-Eclaireurs Israélites de France (EIF) ainsi que le réseau constitué par les aumôniers.
Que cette évocation soit aussi un hommage à Jack Meyer-Moog (Loup) de Strasbourg, membre des EI depuis 1941 et qui en a gardé l’esprit jusqu’à la fin de sa vie : il a été "toujours prêt" à rendre service, à aider et à réconforter son prochain !


L’armée Juive (AJ-OJC)
Au lendemain de la défaite, l'Armée juive commença à être créée à Toulouse sous le nom de "Main Forte" avec pour objectif affiché la lutte contre les nazis et la création d'un Etat juif en Palestine. Au départ, les jeunes membres du groupe aidaient à ravitailler les détenus des camps d'internement situés dans la région de Toulouse. En même temps, ils tentaient de les faire évader de ces camps. L'Armée juive (AJ) elle-même fut fondée en janvier 1942. Le recrutement de l'AJ s'effectuait par la méthode "un ami amène un ami", pour réduire le danger de dénonciation au minimum. L'AJ chercha à élargir les milieux d’origine de ses membres et à diversifierses activités grâce à des accords de coopération avec le Mouvement de la Jeunesse Sioniste (MJS) et celui des Eclaireurs Israélites de France (EIF).Dès la 1ère moitié de 1943, l'AJ décida de mettre en place une filière de passage vers l'Espagne pour les jeunes qui souhaitaient rejoindre les forces alliées ou la Palestine. Au cours de l'automne 1943, l'AJ prit également l’initiative de créer un maquis dans la région du Tarn. A la veille de la Libération, cette Armée juive fut reconnue officiellement et appelée Organisation Juive de Combat (OJC) en tant qu’unité intégrée aux Forces Françaises de l'Intérieur.

Les Alsaciens et les Lorrains de ce réseau :

NOMS ACTIVITES
FURTH Rodolphe Né en Allemagne en 1918, sa famille s'installe à Strasbourg. Il fut un des premiers membres du réseau, il maquillait les cartes d’identité et cherchait des planques chez l’habitant.
E. Lambert


J. Lazarus


A. Mandel


B. Picard
GUTERMAN Isidore Né en 1926 à Nancy, volontaire de la Résistance, fait partie du peloton israélite de la Montagne Noire. Il est grièvement blessé devant la gare Matabiau lors des combats pour la libération de Toulouse. Croix de guerre.
LAMBERT Ernest Né en 1918 à Thionville, il est recruté en 1942 par son ami Rodolphe Furth et rejoint l'Armée Juive (AJ). Il est rapidement nommé responsable de Lyon et de sa région. Ernest Lambert est chargé d'établir un relais avec la Suisse, maintenant le contact avec l'Agence juive, notamment par l'intermédiaire de Marc Jarblum, réfugié en Suisse. Arrêté en 1944, torturé, il ne parlera pas. Il est emmeNéavec une trentaine d'otages à Portes-lès-Valence. La soldatesque allemande le fusillera sur les corps de ses compagnons.
LAZARUS Jacques
dit Jacquel
Né en 1918, strasbourgeois originaire de Payerne en Suisse, en octobre 1943, Jacques Lazarus conduit le premier groupe de jeunes de l'Armée Juive (AJ) au maquis du Rec (Tarn). Il est chargé dans les mois suivants de l'inspection régulière du maquis Armée Juive (AJ) autonome, qui se déplacera dans le Tarn en fonction des circonstances. En juin 1944, l'Armée Juive charge Jacques Lazarus de se rendre à Paris pour mettre au point les modalités d'un accord, il est arrêté le 17 juillet 1944. est déporté avec ses codétenus le 17 août 1944 par le convoi des 51 otages, le dernier à quitter la gare de Bobigny. Il s'évade de ce "dernier wagon" avec plusieurs de ses camarades quatre jours plus tard et sera à Paris au moment de la Libération.Officier de la Légion d'honneur, croix de guerre, médaille de la Résistance avec rosette.
LEVY-SECKEL Raymond Né en 1913 à Mulhouse, il a participé aux actions du maquis dans le Tarn notamment à de nombreux coups de main, en 1944 il a été arrêté et fusillé dans l’Aude et il sera ensuite déclaré Mort pour la France.
LIND Sonia Née HABER en 1925 à Strasbourg, elle fut agent de liaison et aidait les groupes à traverser les Pyrénées.
LOEB Pierre Né en 197 à Thionville, début 1943, Pierre Loeb s'engage dans l'Armée Juive. Il crée et dirige le groupe franc de Toulouse. En janvier 1944, il prend la direction du maquis de l'Armée Juive (AJ) de Biques (Tarn) qui est à la base de l'Organisation Juive de Combat (OJC). Il crée le maquis Armée Juive de l'Espinassier, hameau abandonNéprès de Labastide-Rouairoux. Opérations de harcèlement de convois allemands et participation aux opérations et engagement du CFMN (corps franc de la Montagne Noire) jusqu'à la Libération.Chevalier de l'ordre national du Mérite, croix de guerre, croix du Combattant.
LUKS Armand Né à Strasbourg, il fut agent de liaison entre Limoges et Toulouse, très actif, il finit par être arrêté en juillet 1944, il a été torturé mais n’a pas parlé pas et sera libéré par la population le mois suivant.
MANDEL Arnold Né en 1913 à Strasbourg, journaliste, il participa aux premières activités du réseau, et, recherché, il se réfugia en Suisse fin 1942.
PICARD Bernard Né en 1925 à Colmar, il travaillait comme passeur à la frontière espagnole, il a reçu notamment un certificat de gratitude du corps expéditionnaire allié ainsi que la croix de guerre avec citation pour son activité de passeur ;
POHORYLES Henri Né en 1920 à Strasbourg, il organisait un service de faux papiers dans la région de Nice, participait à des actions à Lyon, arrêté, torturé, il s’évada du dernier train parti de Drancy.
POHORYLES Isidore Né en 1925 à Strasbourg, il développa la propagande gaulliste et participa à la libération du camp de Drancy sous les ordres de Rol Tanguy.


Le Mouvement de Jeunesse Sioniste (MJS)
En France, avant la guerre, la Fédération sioniste regroupait un certain nombre de mouvements qui propageaient le sionisme au sein de la jeunesse juive. Après la défaite de la France, on assista au développement de groupes de réflexion comme à Toulouse, Limoges, Périgueux, Montpellier, etc. En mai 1942, se tint à Montpellier une réunion des délégués des différentes organisations de jeunesse sionistes où il fut décidé que les responsables devaient poursuivre une activité sioniste intensive, tout en refusant de s'intégrer à l'UGIF (l’Union Générale des Israélites de France était un organisme créé par une loi française du 29 novembre 1941 à la suite d'une demande allemande).
Le Mouvement de Jeunesse Sioniste, organisation clandestine, a alors été créé. Il réunissait tous les jeunes sionistes de France, sans distinction d'appartenance politique ou idéologique, en insistant sur les éléments qui les rassemblaient, le foyer juif en Palestine, l'esprit pionnier et le travail productif. A Montpellier, les dirigeants du MJS décidèrent d'être présents sous toutes les formes de lutte contre les nazis et leurs collaborateurs comme le sauvetage des juifs, jeunes et adultes, l’intensification de l'éducation sioniste, la participation à la Résistance armée pour la libération de la France, et l’envoi de volontaires aux armées alliés.
En août 1942, pendant les grandes rafles en zone Sud, un service social commença à fonctionner, se préoccupant du sauvetage des jeunes, mais aussi de celui des adultes. On essayait de faire sortir des internés des camps de détention, de les cacher pour les soustraire des mains de la police française, de les munir de fausses pièces d'identité et de leur procurer aide sociale et morale. Avec le temps, cette activité de sauvetage fut appelée "Education physique". Les membres du MJS en collaboration avec l'OSE, les EIF et l'AJ participèrent également aux activités de sauvetage par le passage d'enfants et d'adultes en Suisse. Des membres du MJS partirent en groupes de l'AJ vers l’Espagne pour se joindre aux armées alliées. D'autres furent intégrés aux maquis et aux groupes de corps francs dans les villes et participèrent aux combats pour la libération de la France.

Les Alsaciens et les Lorrains :

NOMS ACTIVITES
BOCK Jeannette Née SCHAFIER en 1926 à Strasbourg, elle convoyait dans la région de Limoges des enfants vers des lieux sûrs, en 44 elle embarqua à Cadix sur le bateau Guinée pour la Palestine.
J.Bock


S. Levitte


S. Schwarzfuchs
DERCZANSKY Alexandre Né en 1925 à Strasbourg aidait à cacher des Juifs recherchés à Blémont près de Limoges puis à Grenade près de Toulouse où, en 43, il participa à un centre de documentation.
FUKS Joseph Né en 1923 à Metz, De juillet 1941 à juillet 1943, Jo Fuks est à Toulouse. Tout en poursuivant des études de philosophie à l'université, il aide socialement un grand nombre de familles juives réfugiées dans la région. Il intervient notamment pour soulager la détention des Juifs réfugiés dans les camps contrôlés par la police de Vichy, les camps de Noé et du Récébédou aux environs de Toulouse.Il participe aussi activement aux réseaux de transports d'enfants, de planquages de familles juives et de distribution de fausses cartes d'identité. Sa résidence à Grenoble devient rapidement la plaque tournante des départs vers la Suisse.Peu avant la Libération, il franchit la frontière espagnole avec un groupe d'enfants et émigre en Palestine. Médaille de la Résistance, médaille de l'Organisation Juive de Combat (OJC).
HALBERTHAL Gérard
dit Guerchon
Né en 1922 à Thionville, il participe dès 1940 à la Résistance des étudiants à Poitiers.Il s'évade en 1943,il continue ses activités à Nice et Saint Gervais : évasion de prisonniers, planques pour adultes et enfants, transferts vers le maquis, transport d'armes, de tracts, presse clandestine. Il participe à la libération de Lyon Croix-Rousse, chargé plus particulièrement des opérations de sécurité.Carte de Combattant volontaire de la Résistance.
LEVITTE Simon Né en 1912 à Ekaterinodar (Russie), installé à Metz en 1917. En 1942, il organise un congrès à Montpellier qui donna naissance au Mouvement de la Jeunesse Sioniste (MJS) qui passe immédiatement à la résistance active (sauvetage des juifs, l’intensification de l’éducation sioniste, la participation à la résistance armée et l’envoi de combattants volontaires aux armées alliées). Il est arrêté et torturé par la Gestapo en novembre 1943 et parviznt à s’échapper pour reprendre ses activités de résistance, s’occupant notamment du service des faux papiers et du renseignement en 1944. Il participe aux combats de la libération de Paris en août 1944.
MARKUS Judith Née GELLER en 1925 à Metz, dès 1940, Judith Markus Geller est membre de la Résistance FTP (Francs-tireurs et partisans), recrutée en 1943 lors de la création du MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) à Paris.Elle voyage d'abord avec Lucien Rubel, puis seule dans les départements du Loir-et-Cher, de la Mayenne et de la Sarthe, allant de mairie en mairie solliciter des tampons et toutes les pièces d'identité pouvant servir au "labo" de Paris.médaille du Combattant contre le nazisme (Israël).
SCHWARZFUCHS Simon Né en 1927 à Bischheim, il a été membre actif dès 42 du MJS puis il rejoignit en 44 le maquis du Tarn et fut affecté la compagnie Marc Haguenau.
SPIBER Léa Née LIBERMAN en 1925 à Strasbourg, elle a été agent de liaison à Grenoble et fournissait des faux papiers aux juifs recherchés par la police, la milice et la Gestapo.


L’OSE - Réseau Georges Garel
L’œuvre de Secours aux Enfants fut fondée en 1912 par un groupe de médecins juifs afin d'améliorer l'état sanitaire de la population juive de l'empire tsariste. L'Union-OSE s'installa à Paris en 1923, où fut créée une branche française. Celle-ci se spécialisa dans la médecine infantile et l'action médico-sociale familiale. A partir du début de la seconde guerre mondiale, l'action de l'OSE-France s'étendit à toute la France, occupée et non-occupée. Cette action concernait le sauvetage des enfants juifs, mais revêtait aussi un caractère médico-social important destiné à aider les populations juives de la région parisienne, ainsi que celles réfugiées dans de nombreuses villes de province. En 1942, l'OSE gérait près de vingt homes et maisons qui accueillaient environ 1 600 enfants, la plupart libérés des camps de la zone sud : Gurs, Rivesaltes et Les Milles.
A partir de juillet-août 1942, les arrestations massives suivies des premières déportations obligèrent l'OSE à concevoir toute une stratégie pour convaincre les parents à disperser les enfants, leur fabriquer de fausses identités, trouver des personnes et des institutions disposées à les cacher, tout en organisant des filières permettant de les transférer dans ces cachettes, ou de passer clandestinement les frontières. Cette expérience si éprouvante a amené le Dr. Joseph Weill et Lazare Gurvic à créer ou à participer à différents réseaux. Le circuit créé par l'ingénieur Georges Garel, dit Gasquet, devait à partir de décembre 1942 choisir les institutions ou les familles d'accueil et maintenir les contacts avec les enfants cachés, afin de pouvoir les surveiller, régler les frais d'entretien, rassurer les familles encore joignables et retrouver les enfants à la fin de la guerre. Ce réseau, composé de volontaires en partie non-juifs, fonctionna jusqu'à l'automne 1944.
Mgr Salièges, archevêque de Toulouse, confia à Georges Garel des adresses d'institutions charitables, qui purent cacher rapidement 300 enfants. Le circuit GAREL se développa ensuite sur plus de trente départements, avec l'appui d'une douzaine d'organisations catholiques, protestantes, et laïques, officielles ou privées, et permit de sauver plus de 1 260 enfants de l'arrestation ; seuls quatre enfants furent arrêtés. En revanche, sur une centaine de membres du circuit, près de trente furent assassinés ou déportés.

Les Alsaciens et les Lorrains :

NOMS ACTIVITES
AMELAN Dora Née WERTZBERG à Strasbourg en 1920, cousine des Loinger, elle s’occupa d’enfants allemands et autrichiens à La Bourboule puis fut volontaire au camp de Rivesaltes et ensuite à Gurs. Elle convoya des enfants jusqu’à Annemasse pour qu’ils puissent passer en Suisse.


Georges Garel
1909-1979


E. Blum


J. Cohn



M. Cohn



Dr. Lanzenberg


Dr. G. Lévy



G. Loinger



A. Salomon



J. Samuel


Laure Weil



Dr. J. Weill

BLUM Edmond Né en 1914 à Strasbourg, chef EIF, il fournit des faux papiers et trouva des planques dans le Périgord puis à Toulouse et devient résistant à Ligugé dans la Vienne.
COHEN dite Nini Née WOLFF en 1923 à Strasbourg, elle s'engage dans la Résistance à 19 ans. Elle intègre l'OSE en 1942, convoie des petits enfants, des papiers, de l'argent. Elle prend en charge les enfants de la maison de Brout Vernet, et rejoint ensuite le réseau clandestin de la zone Sud. Nini aura également la charge des enfants Finaly jusqu'à leur départ en Israël.
COHN Jacques dit Bô Né à Strasbourg en 1916, il s’occupa de la colonie de vacances OSE installée dans l’annexe du Château de Montintin en Haute Vienne, il rejoignit Limoges où il s’occupa d’instruction religieuse et participa au PSIL (Petit Séminaire Israélite de Limoges) avec Abraham Deutsch et organisa des cours par correspondance , il dirigea des camps Yechouroun, un mouvement de jeunesse religieuse. Il rejoignit en 1944 Robert Gamzon dans le Tarn, et fut affecté à la compagnie Marc Haguenau participant ainsi à la libération de Castres et de Mazamet.
COHN Margot Épouse de Jacques Cohn, née KAHN à Ingwiller en 1922, elle a été éducatrice à la maison d’enfants d’Ussac en Corrèze, elle s’occupa de placements d’enfants dans la région de Lyon et de Bourg en Bresse, l’état d’Israël lui a attribué la Médaille du Combattant contre le nazisme.
EPSTEIN Georges Né en 1893 à Metz, il était journaliste avant-guerre, puis employé avec sa femme de 1943 à 1944 dans la maison de Moûtiers (Savoie) et s’occupe du ravitaillement. Il est arrêté le 7 mars 1944 et déporté vers Auschwitz par le convoi 69. Il n’est pas revenu.
FEISSEL Florette Née à Mulhouse en 1922, elle a trouvé des planques en Dordogne et a été arrêtée à Périgueux puis déportée et assassiné à Auschwitz avec un enfant dont elle n’a pas voulu se séparer.
FURTH Line Née KAUFMANN en 1921 à Metz, en juillet et août 1942 elle s'occupe de planquage d'enfants dans la région de Montpellier sous la direction de Marthe Lévy, sa cheftaine des Éclaireurs israélites de France de Metz. D'août à décembre 1942, elle s'occupe d'enfants de l'OSE (Oeuvre de secours aux enfants) à Font-Romeu. Après la Libération, elle épouse Rodolphe Furth, membre de l'Armée Juive, et reprend son activité auprès de l'OSE de Toulouse qu'elle dirigera jusqu'à sa dissolution en 1947
GENSBURGER Edith
dite Jacqueline Bollinger
Née à Niedervisse en 1919, elle réside à Limoges de 1942 à 1943 puis à Valence, elle cherche des familles et des institutions d'accueil pour y planquer les enfants des maisons de l'OSE qu'il faut disperser après l'occupation de la zone Sud par les Allemands (le 11 novembre 1942). Jusqu'en 1945, elle visite régulièrement les enfants et maintient leur moral. Elle règle leur pension et assure divers besoins : vêtements, soins médicaux et autres.
GOLDSCHEIDER Anne Née WOLF à Strasbourg en 1899, elle distribuait des cartes d’alimentation et s’occupait de l’organisation de plusieurs convois d’enfants pour l’OSE à destination des Etats-Unis en 1942.
GUTH Emilie (Hélène) Non-juive née en 1911 à Bust, infirmière-réceptionniste au centre médico-social de l’OSE à Marseille, elle appartenait au réseau André fondé par Joseph Bass dit "Monsieur André" et s’occupait de planquage d’enfants et d’adultes. Arrêtée elle a été torturée mais elle a survécu et a poursuivi ses activité jusqu’à la Libération puis a été reconnue "Juste parmi les nations" par Yad Vashem.
HELMAN Charlotte Née ROSENBAUM en 1922 à Metz, engagée en 1942 par Andrée Salomon pour travailler au camp de Rivesaltes, elle suit les familles qui se sont réfugiées dans le Lot après la dissolution du camp pour placer les enfants en lieu sûr chez des paysans.En 1944, elle est arrêtée par la Gestapo en gare de Toulouse mais parvient à s'enfuir. Elle convoie un groupe vers la frontière espagnole en vue de son émigration pour la Palestine, puis se portera volontaire pour rester au camp de Bergen Belsen jusqu’en 1947, assistant les survivants dans leur réinsertion sociale et familiale. Médaille de l’ordre national du Mérite.
HIRSCHHORN-CARNY Henri Né en 1927 à Metz, en 1941 il aide les Juifs qui sont internés à l'hôtel du Levant à Marseille. En 1943, il aide à faire passer des convois d'enfants en Suisse et passe ensuite dans la région de Bandol où il caherche des planques pour mettre à l'abri des enfants, des jeunes et des adultes recherchés. Médaille du Combattant contre le nazisme (Israël).
HOROWITZ Jeanne Née FRENKEL en 1921 à Metz, elle est recrutée en 1941 par la direction de l'OSE de Montpellier pour visiter des familles juives étrangères réfugiées dans la région, apporter des subsides et aider à résoudre les problèmes de la vie quotidienne des enfants, en 1943 elle "suit" les enfants cachés dans la Drôme et l'Ardèche. Sa mansarde de Lyon, place Bellecour, sert à la fabrication de faux papiers ; elle poursuit ses activités jusqu'à la Libération.
LAMBERT Ruth Née en 1914 à Thionville, assistante sociale au camp de Gurs de 1940 jusqu'en 1942. Elle s'occupe du bien-être des enfants et en profite pour en faire évader un grand nombre, puis elle est envoyée en Suisse par l'OSE pour y travailler. Après la Libération, elle travaille dans des camps de déportés en Allemagne.
Dr. LANZENBERG Pierre Né à Colmar en 1900, il a travaillé dès 1940 pour l’OSE puis a été le gérant de la maison des médecins à Bron près de Lyon sous la tutelle de l’UGIF, il a été arrêté en 1943 à Beaune-la-Rolande puis déporté à Drancy et finalement à Sobibor d’où il ne revint pas.
LEHMANN Lison Née KLEEMANN en 1915 à Haguenau, elle trouva des planques chez des fermiers, elle fut chargée du suivi d’enfants à la Maison d’Enfants au Château de Montintin au sud de Limoges, puis elle est responsable à la Libération de la maison des enfants de déportés au Château de Ferrières.
Dr. LEVY Gaston Né le 2 mars 1902 à Mutzig, il exerce la fonction de pédiatre spécialiste à Paris. Il devient médecin à l'OSE et directeur de la pouponnière de Limoges, ainsi qu'inspecteur médical des homes d'enfants de la zone Sud (1941-1944).
Recherché par la Gestapo, il passe clandestinement en en Suisse fin mai 1944 . Comme médecin réfùgié, il est chargé par les autorités suisses de la surveillance médicale des homes (femmes et nourrisssons) à Lausanne et Suisse romande.
LEVY Marthe Née en 1907 à Metz, elle travaille à Montélimar, puis à Montpellier et commence son activité clandestine en août 1941 (fabrique de faux papiers) puis elle planque des jeunes à Rodez, à Villefranche-de-Rouergue, et à Ruhle dans une maison de retraite dirigée par des religieuses et devient la responsable du secteur.
LEVY-SECKEL Claude Née Lévy en 1924 à Strasbourg, elle a été responsable bureau UGIF de St Amand dans le Cher et cherchait des planques dans les régions de Périgueux, Limoges et Châteauroux. Elle a également travaillé pour le réseau Marcel.
LIPMAN Simone Née WEIL, dite Reinette, à Ringendorf en 1920, elle dénicha des planques à Limoges et Châteauroux puis fut directrice en 1945 de la maison de Montintin.
LOINGER Georges Né à Strasbourg en 1908, évadé en 1940, il organisa la dispersion des enfants des maisons où ils avaient trouvé refuge, il a organisé une filière de passage en suisse qui permettait à 12 ou 25 enfants de quitter Lyon 2 ou 3 fois par semaine pour Annemasse ; face au danger, il utilise les services de passeurs appointés et réussit ainsi à faire passer une centaine d’enfants, aidé par Marcel Mangel son cousin, le futur mime Marceau. Son action va se prolonger jusqu’à la fin de la guerre, depuis la maison du secours national de Sèvres.
MOELLER Laure Née MULLER à Strasbourg en 1922, elle a trouvé des planques dans l’Indre, dans le Cher, dans la Vienne et dans la Creuse, elle organisa des convois vers l’Espagne, elle accompagna des réfugiés en Suisse grâce à son appartenance officielle à la Croix-Rouge, elle organisa même un seder communautaire dans le Massif Central en 1944.
NEZER Fanny Née LOINGER à Strasbourg en 1915, elle fut particulièrement efficace dans le sauvetage et le planquage d’enfants dans la Drôme, l’Isère, les Alpes et la Haute Savoie, et, dans le cadre de ses activités, elle a pu surprendre des propos d’officiers allemands prévoyant une rafle dans un couvent, elle put prévenir ces réfugiés qui furent ainsi sauvés. Elle continua son action jusqu’à la Libération.
REIN Armand Né à Mulhouse en 1921, il rechercha des planques à Ussac, directeur du centre médico-social de l’OSE à Saint-Gervais, il a fait passer des familles en Suisse, et a même organisé un train spécial pour des familles juives pour Rome.
SALOMON Andrée Née SULZER à Grussenheim en 1908, fondatrice avec Robert Gamzon (Castor) et Frédéric Hammel (Chameau) de la section Eclaireurs Israélite d’Alsace. Dès 39, elle dirigea des maisons de l’OSE dans le Limousin et en Dordogne. Elle fut la principale collaboratrice du Dr. Joseph Weill dans le service de santé de l’OSE, elle contribua à sauver 1200 enfants en obtenant la confiance des parents qui les avaient confiés à l’OSE. Après les rafles de 1942, elle continua à assurer la façade légale de l’OSE au sein de l’UGIF et accomplit des activités clandestines pour cacher des enfants, elle collabora notamment avec l’abbé Glasberg et obtint des faux papiers, de plus, elle organisa des filières pour passer en suisse de telle sorte qu’elle passa inlassablement sa vie dans les trains et hôtels pour mener à bien ses missions avec un dévouement remarquable.
SAMUEL Julien Né à Mulhouse en 1912, il organisa l’aide alimentaire aux internés des camps du sud, il mena une activité clandestine de sauvetage des juifs, à Limoges il organisa la protection des maisons de l’OSE de Haute Vienne, accrédité par l’UGIF, il obtint la libération en particulier du rabbin Deutsch. Ses activités officielles servirent de couverture aux activités clandestines, mais finalement le bureau où il travaillait dut fermer ses portes. Ilcontinua pourtant ses activités à Chambéry; et en 44 il s’évada d’un train qui le conduisait vers Drancy.
SCHWAB Fanny Née à Gerstheim le 7 décembre 1898, elle participe dès décembre 1939 au côté de Laure Weil, à la création des Oeuvres d'aide sociale israélite aux populations évacuées d'Alsace et de Lorraine (OASI). Elle forme les assistantes qui parcourent les départements de la Corrèze, de la Haute-Vienne, du Jura, de l'Ain, de la Savoie et de la Haute-Savoie pour venir en aide aux réfugiés. Grâce à l'aide matérielle et spirituelle du Joint, Fanny Schwab peut ouvrir une maison de jeunes, l'institution Elisa, à Bergerac.
SEGALOW Berthe Née TANNE en 1922 à Metz, elle établit des faux papiers à Lyon puis à Saint Etienne ; ensuite elle recherche des familles d’accueil dans la région de Chambon sur Lignon et de Devesset en Ardèche.
Laure WEIL Née en 1875 à Strasbourg et fondatrice d'un home pour jeune filles, elle est repliée à Périgueux. Elle est au centre d'une action considérable solidement charpentée, culminant dans les "OEuvres d'Aide Sociale Israélite aux populations évacuées d'Alsace et de Lorraine". Elle devient le soutien et le conseiller de milliers de réfugiés et d'évacués en reconstituant tout l'appareil des institutions à but social de la grande communauté juive d'Alsace, adaptées à l'état de dispersion des familles et aux conséquences de la défaite.
Cette activité se double d'une action clandestine celle-là, destinée à sauver des rafles le plus de victimes possible et notamment des enfants, en collaboration avec les circuits de l'OSE.
Dr. WEILL Joseph

Né à Bouxwiller en 1902, il a travaillé pour l'Œuvre de secours aux enfants (OSE), comme directeur médical. Il comprit rapidement qu'il ne fallait pas laisser les enfants en groupe dans des orphelinats, pour éviter l'arrestation par les Allemands et la police française. C’est sous son impulsion, qu’un réseau se mit en place pour disperser les enfants en les plaçant dans des familles, souvent à la campagne, avec notamment Georges Loinger, Georges Garel et bien d'autres. À cause de ses activités, Joseph Weill dut entrer dans la clandestinité. Avec sa famille, il passa la frontière vers la Suisse à Annemasse, en mars 1943, et après un séjour dans un camp de transit il s’installa à Genève. Mais par la suite il revient plusieurs fois en France pour assurer le bon fonctionnement du réseau.


La Sixième-Eclaireurs Israélites de France (EIF)
Robert GAMZON (Castor)
Castor
1905-1961

Le scoutisme juif avait été intégré par l'UGIF au sein de sa 4ème direction, dont il devenait ainsi "la 6ème" section. La Sixième présentait trois facettes : la zone Nord, la zone Sud et le maquis, la Résistance armée. En ce qui concerne la Sixième en zone Nord, le port de l'étoile jaune est imposé dès juin 1942, et les nombreuses brimades infligées aux Juifs rendent les tâches de sauvetage plus difficiles et plus dangereuses qu'en zone dite "non occupée". Les activités de la Sixième sont centralisées autour du local de la rue Claude Bernard à Paris, et placées sous la direction d'Emmanuel Lefschetz. Sa mission consiste à réunir une équipe, créer une officine de faux papiers, prendre des contacts avec la population juive de Paris, faire échapper le maximum d'enfants à l'arrestation et à la déportation, découvrir des points de chute où ils pourront se cacher jusqu'à la fin de la guerre. Le jeune Freddy Menahem est le responsable de toute l'opération.
Dans la zone Sud, le 25 août 1942, Robert Gamzon (Castor), fondateur des EIF apprend qu'une grande rafle visant des Juifs étrangers de plus de seize ans entrés en France après 1936 aurait lieu le lendemain. Il charge le quartier général des EIF à Moissac et le secrétariat général de répercuter cette information à tous les chefs éclaireurs et à toutes les fermes EIF. En dépit de l'hospitalité accordée par de nombreux Juifs français qui hébergent des Juifs étrangers, de nombreuses arrestations ont lieu. Il fut aussi fournir de faux papiers à ceux qui se sont échappés.
Quant à la Sixième au maquis, le passage à l'option militaire du réseau Sixième-EIF se dérouleen deux phases. Le 16 décembre 1943, un groupe de huit cadres et jeunes agriculteurs du chantier de Lautrec forme un maquis dans une ferme abandonnée, La Malquière, dans les monts de Lacaune, à l'est de Vabre. Puis, le 29 avril 1944, un autre groupe, également venu de Lautrec désormais fermé, crée lui aussi un maquis dans les ruines d'une ferme, Lacado, à 7 kilomètres de La Malquière. Le 11 juin, fort de 60 hommes, le maquis EIF prend le nom de compagnie Marc Haguenau, en hommage à ce chef EIF abattu par la Gestapo en février 1944 alors qu’il était en mission à Grenoble. Formée de trois pelotons, la compagnie s'embarque Le 6 septembre en gare de Castres, participe aux combats de la libération de Nevers, puis fqit sa jonction avec la 1ère armée de De Lattre. Les membres de la compagnie rêvent d'aller libérer les Juifs détenus dans les camps allemands et prennent effectivement part à la dure campagne des Vosges, de l'Alsace et de la traversée du Rhin.

Les Alsaciens et les Lorrains :

NOMS ACTIVITES
BADER Jean-Paul Né à Strasbourg en 1923, agent de liaison entre Limoges et Périgueux, il rejoignit en 1943 le maquis de Vabre, s’investit pleinement dans des actions de résistant et participa notamment à la libération de Castres.
J.P. Bader



A. Gensburger


Marcel
Gradwohl



Fourmi et
Chameau



Lise Hanau



Raymond
Heymann



Berthe Hirsch


Pierre
Kauffmann



Liliane
Klein-Lieber


Lucien Lazare



Daniel
Samuel-Gauthier



Max
Warschawski



Raymond Winter
BARON Elsa Née SAFERN à Strasbourg en 1923, dite Sancho, chercha des planques dans la région bordelaise puis celle de Toulouse et rejoignit le maquis de Vabre.
BERNSOHN Maurice Né à Strasbourg en 1921, c'est un des fondateurs du chantier rural de Lautrec. En 1944, ancien lieutenant de l'armée française, il apporte ses connaissances militaires à la compagnie Marc-Haguenau. Il participe à la réception de parachutages en provenance de Londres, et reçoit 15 parachutistes américains.
CWANG Chaïm Dit Charles Graf ; né à Mulhouse en 1927, il travaillait au groupe rural de Saint Germain, une ferme où des jeunes EIF camouflés effectuaient des travaux agricoles, il a été fusillé par la milice en 1944 à 18 ans en même temps que le Rabbin Aron Wolf.
DONOF Nelly Née WEYL à Mulhouse en 1911, elle accueillait de nombreux résistants avec son mari Robert, tous deux ont été déportés à Auschwitz d’où ils ne revinrent pas.
DREYFUS Théo Gilbert dit Thomas Jussardeau ; né à Strasbourg en 1925, il s’occupait du planquage d’enfants dans la région de Périgueux puis il rejoignit le maquis des EIF, participa aux combats pour la Libération.
DREYFUS Jacqueline Née WEILL à Strasbourg en 1923, dite Jacqueline Meill, élève de la Croix-Rouge à Lyon, elle participait à la fabrication de faux papiers, elle renouvelait les cartes d’alimentation pour les démunis et elle planquait des enfants grâce à sa couverture.
DVORIN Dina Marinette Née KAUFFMANN à Strasbourg, assistante sociale, elle s’occupait de planquages d’enfants et de faux papiers, elle fut agent de liaison de Castor, et assurait des recrutements à Bordeaux pour compagnie Marc Haguenau dans la région de Castres.
ELBOGEN André Né en 1922 en Hongrie, étudiant replié de la faculté de Strasbourg à Clermont-Ferrand, il fut reçu à l'École polytechnique, mais l'entrée lui en fut interdite parce que juif. Dès 1943, il participa aux actions du corps franc de la Montagne Noire, dénoncé par un Juif qui n'avait pas résisté aux pressions des Allemands, il a été arrêté en gare de Saint-Étienne-Bellevue, le 8 juin 1944 puis il a été emmené à la Caserne des Noëttes, à Saint-Étienne pour être fusillé par les Allemands le 7 juillet 1944 en même temps que le Rabbin et aumônier Samy Klein.
ELBOGEN Isaïe Né à Strasbourg en 1925, frère du précédent, il rejoignit le maquis de l’Espinassier puis l’Armée Juive, d’Espagne il put rejoindre Israël et fit partie de la Haganah, il perdit la vie en 1948 pendant la guerre d’Indépendance.
FELDBAU Jacques Dit Jacques Laboureur ; né à Strasbourg en 1914, mathématicien, il participa à la Résistance avec les EIF à Limoges. Arrêté à Clermont-Ferrand en 1943, il a été déporté vers Auschwitz Monowitz, et aidait les déportés malades à l’infirmerie du camp, il a également organisé en 1943 le sabotage du travail qui devait être effectué pour IG Farben, puis à Flossenbourg le sabotage des usines Henkel. Il est décédé pendant la marche de la mort en Bavière en avril 1945.
GAMZON Denise (Pivert) Epouse de Robert Gamzon. née LÉVY le 26 avril 1909 à Paris, de parents originaires de Mulhouse. Elle a dirigé le chantier rural de Lautrec avant de se réfugier en Suisse avec ses enfants.
GENSBURGER Adrien Né à Mulhouse en 1916, il a créé en 1943 le maquis de la Malquière avec notamment Roger Cahen et Jean Hirsch. Nommé sous-lieutenant de la 2ème compagnie Marc Haguenau dans le secteur de Vabres, il a été promu lieutenant plus tard, il fat sauter un train de munitions allemand entre Castres et Mazamet, et participa à la libération de Castres ; Officier de la Légion d'honneur, carte du Combattant, croix de guerre 1945, médaille de la Résistance.
GHERSON Andrée Née WEILL à Haguenau en 1922, elle rejoignit la 6ème à Lyon en 1943, elle était assistante sociale puis elle organisa le transfert et la surveillance d’enfants dont elle s’occupait avec dévouement.
GRADWOHL Marcel Né à Pfaffenhoffen en 1921, il rejoignit la résistance avec les EIF à Montpellier, il assurait la fourniture de faux papiers, organisait le planquage de jeunes, il a été arrêté en juin 1944 à Saint-Flour et fusillé avec son frère Roger ainsi qu’avec 24 résistants dont Raymond Winter et Edgar Lévy.
GRADWOHL Roger Né à Pfaffenhoffen en 1923, participe au planquage des jeunes pour leur permettre d'échapper aux rafles et au STO (Service du travail obligatoire). Il leur fournit aussi des faux papiers pour assurer leur sécurité. Il est arrêté comme son frère Marcel le 10 juin à Saint-Flour pendant un déplacement. Ils sont fusillés le 14 juin 1944 avec 24 résistants non-juifs à Soubizergues (Cantal).
GUTWIRTH Paulette Dite Plumette, née DREYFUS à Strasbourg en 1922. Sa fonction d’assistante sociale à l’UGIF lui servait de couverture, elle participait à la fabrication faux papiers, au planquage d’enfants, puis elle était chargée de les faire passer de Lyon vers la Suisse.
HAMMEL Frédéric (Chameau)
et Jeanne (Fourmi)
Né à Strasbourg en 1907, il a créé des centres ruraux pour cacher les enfants et leur apprendre le travail de la terre mais il faudra les disperser devant la menace et les placer. avec l’aide d’Anny Latour, il organisa le placement de 20 jeunes filles au couvent du Carmel à Moissac, il a aussi créé en 1942 un centre bien isolé de jeunes sur les hauteurs du Plateau du Vivarais en Ardèche puis mit en œuvre une collaboration avec le MJS. Il a secondé Castor dans les liaisons avec les EIF de la zone Nord.
Née WEILL-OBERDOFER à Strasbourg en 1907, épouse de Chameau qu’elle a magnifiquement secondé, elle travaillait aussi avec l’association protestante "Protection des Familles" qui a tant aidé à sauver les enfants.
HAMMEL Hugues Dit Pingouin (frère de Chameau). Né à Strasbourg en 1917, il dirigea le chantier rural de Puzocq dans le Lot et Garonne, participa à la recherche de planques pour des jeunes venus de Gurs et Rivesaltes, puis il intégra le maquis de la Montagne Noire dans le Tarn et s’occupait des liaisons avec les autres maquis.
HANAU Félicie Lise Née SCHLANGER à Strasbourg en 1925, elle travaillait au camp de Fort Paillet à Vénissieux puis à Rivesaltes, elle organisa des passages clandestins et fournissait des faux papiers, elle poursuivit ses activités jusqu’à la Libération.
HEYMANN Raymond Dit Maurice Rosenat, né à Strasbourg en 1919, à Montpellier il a porté secours aux familles cachées (nourriture, faux papiers), puis, à Nice, Monaco et Monté Carlo, il collecta des fonds clandestins, il participa à la fabrication de faux papiers et intégra le service de renseignement et de fournitures d’armes pour le corps franc de Nice, médaillé de la Résistance.
HIRSCH Berthe Née WEYL à Strasbourg en 1907, assistante sociale, elle appartient au service de renseignements de l’Armée Volontaire en qualité d'agent de renseignements, en 1942 elle rejoignit Moissac où étaient abrités de nombreux enfants, elle aida à les planquer, mais, arrêtée en 43 à Saint-Michel, elle n’est pas revenue d’Auschwitz.
KAUFFMANN Pierre
(Pierrot)
Né à Strasbourg en 1920, il rejoignit le chantier rural de Lautrec dans le Tarn, il procurait des faux papiers, trouvait des planques, organisait la surveillance des lieux, de plus il entretenait des relations avec les pouvoirs publics et grâce à lui, des arrestations ont pu être évitées, par la suite, il assura la liaison entre le maquis EIF et la résistance locale, il rejoignit le maquis de Vabre dans le Tarn puis il intégra la compagnie Marc Haguenau officier de la Légion d’Honneur.
KLEIN LIEBER Liliane Née LIEBER à Strasbourg en 1924, elle est affectée en tant qu’assistante sociale à la région de Grenoble, elle cherchait des planques pour les jeunes dont elle s’occupait et se procurait des faux papiers, elle convoya des jeunes pour les faire passer en Suisse, elle amena également des enfants de Rivesaltes à Moissac, Chevalier de la Légion d'honneur, carte du Combattant volontaire de la Résistance.
LAZARE Alfred Né en 1923 à Strasbourg, appartient dès 1940 au chantier rural de Lautrec (Tarn), où les EIF planquent des jeunes sous le couvert du "retour à la terre" proné par le gouvernement de Vichy.participe à la création du maquis de Lacado. Il est versé dans la 1re section de la 2e compagnie de la compagnie Marc-Haguenau et participe à tous les combats qui conduisent à la libération de Castres.
LAZARE Lucien Né à Strasbourg en 1924, il a été intégré dans la branche clandestine des EIF, la Sixième, il s’occupait de faux papiers et convoyait de petits groupes d’enfants vers des planques puis, muté au maquis du Tarn, il fit partie de la compagnie Marc-Haguenau il participa à la libération de Castres.
LEVI Henri Né à Strasbourg en 1913, il organisait dans la région de Roanne le planquage des jeunes et leur fournissait des faux papiers, arrêté puis transféré à Drancy, il n’est pas revenu d’Auschwitz.
LEVI Denise De Strasbourg, épouse du précédent, Née LÉVY en 1920, elle œuvrait avec son mari notamment au service des faux papiers puis a été arrêtée en même temps que lui ainsi que de leur enfant qui venait de naître, tous les trois ont été assassinés à Auschwitz.
LEVY Edgar Né en 1905 à Metz, participe au service des faux papiers pour permettre aux Juifs en danger de changer d'identité. Il cherche aussi des planques destinées tant à des jeunes qu'à des adultes et reçoit l'ordre de rejoindre le maquis avec Raymond Winter, Marcel et Roger Gradwohl. Ils sont arrêtés le 10 juin 1944 à Saint-Flour et sont fusillés avec 22 résistants non-juifs le 14 juin 1944 à Soubizergues (Cantal).
LOEB Marcelle Née à Strasbourg en 1923, elle est très active au sein de la Sixième, elle a été arrêté en 1943 à Lyon et n’est pas revenue de Sobibor où elle avait été déportée.
PICARD Roger Né en en 1923 à Sarreguemines, dès 1942 il participe au planquage des jeunes lors de la dispersion des centres EIF de Moissac et du château de Beaulieu-sur-Dordogne. Il les met à l'abri des arrestations et de la déportation ; interné le 20 juin 1943 à Drancy avant d'être déportés le 18 juillet 1943 par le convoi 57, il n'est pas revenu.
REIN Jean-Jacques Né en 1920 à Mulhouse, il a participé aux actions de la branche clandestine de la Sixième, recherchait des planques et faisait partie du service des faux papiers, en 1943, il est arrêté à Lyon et déporté, il n’est pas revenu de Sobibor.
RIEGER Isidore Né en 1923 à Metz, participe à Marseille, puis à Grenoble et à Roanne, à la distribution de vivres aux personnes cachées et au planquage d’enfants. Il arrive en Palestine en novembre 1944 par le Guinée .
ROSENZWEIG Jacques Né en 1923 à Strasbourg, il trouva refuge au centre rural des EIF de Lautrec puis il fut l’un des premiers maquisards EIF à la Malquière, il rejoignit la compagnie Marc-Haguenau et participa notamment à l’attaque du train allemand entre Mazamet et Castres puis aux campagnes d’Alsace et d’Allemagne.
SAMUEL GAUTHIER Daniel Né en 1921 à Strasbourg : en décembre 1943, Daniel Samuel s’occupa de planquer les enfants pour leur permettre d’échapper aux arrestations et à la déportation, au début de l’année 1944, il participa au plastiquage les locaux du Commissariat général aux questions juives de Saint-Étienne puis, rejoignit le groupe mobile d’opérations sous les ordres du lieutenant Thomas et participe aux combats de la libération de la région.
SCHWAB Jean Né à Gerstheim en 1910, il a été instructeur agricole à la ferme de Saint-Germain de 1942 à 1944 puis arrêté par la milice française, il a été fusillé à Villemotier dans l’Ain le 19 mai 1944.
VEIL Robert dit Félix le chat Né en 1921 à Rambervilliers, dès 1940, il crée un groupe de Résistance, Ville de Castres 81, au collège de Castres ; et rejoint le maquis de Vabre et participe à toutes les actions : réception de parachutages, convois, attaques, ainsi qu'à la libération de Castres.
WAHL Henri Né en 1909 à Ingwiller, dès 1941, il était chargé de la coordination de tous les groupes de la Sixième et jusqu’à la Libération de la zone Sud en 1944, il contribua sans cesse au sauvetage de nombreux enfants et adulte, ayant adhéré à l’AJ, il recrutait également des jeunes pour le maquis, Croix de guerre, carte de Combattant de la Résistance.
WARSCHAWSKI Max Né en 1925 à Strasbourg, replié à Limoges, il rejoignit en 1944 la compagnie Marc-Haguenau au maquis des EIF près de Castres dans le Tarn et participa à l’attaque et à la prise du train allemand à Labruguière entre Mazamet et Castres puis son unité fut envoyée dans le Jura, il deviendra Grand rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin.
WEIL Juliette Née à Strasbourg en 1921, elle fut l’une des responsables de la Sixième zone Sud et s’occupait de disperser les jeunes des maisons d’enfants, de les munir de faux papiers et de les planquer, arrêtée en 1943, elle est interNée à Beaune-la-Rolande puis déportée à Sobibor d’où elle ne revint pas.
WEILL Etienne-Bertrand Né à Paris en 1919 dans une famille originaire d’Alsace-Lorraine, il s’engage dans la Résistance Juive, collecte et falsifie des papiers d’identité pour sauver des enfants, rejoint le maquis des Éclaireurs Israélites, puis s’engage dans la Première Armée et combat dans les Vosges et en Alsace.
WEILL Léandre Né à Strasbourg en 1922, il est entré en 1944 dans la Résistance à Vabreet rejoignit la 2ème section de la compagnie Marc-Haguenau, il participa au combat lors de l’attaque du train allemand entre Mazamet et Castres puis s’engagea dans la 1ère armée française au 12ème Dragons.
WEILL Simon Né à Strasbourg en 1924, frère du précédent, il rejoignit le maquis de Vabre en avril 1944 et appartint à la 2ème section de la Compagnie Marc-Haguenau puis à la 1ère armée française, âgé de 20 ans, il est mortellement blessé dans les Vosges par un éclat d’obus de mortier le 14 octobre 1944.
WINTER Raymond Né en 1923 à Strasbourg, dès 1942, il essaya d’apporter aide et réconfort aux internés de Rivesaltes et de Gurs et permit à certains de s’évader, puis il se spécialisa dans la fabrication et la distribution de faux papiers tout en cherchant des planques, il organisa des convois pour des enfants du Chambon-sur-Lignon vers la Suisse mais, devant rejoindre le maquis, il est arrêté avant d’y parvenir et fusillé le 10 juin 1944 en même temps que ses cousins Roger et Marcel Gradwohl ainsi qu’Edgar Lévy et 22 résistants non juifs à Soubizègues en Haute-Vienne ;
WOLF Fanny Née en 1909 à Ingwiller, institutrice révoquée à cause des lois antijuives, elle s’engagea à l’Aide sociale aux réfugiés d’Alsace-Lorraine à Périgueux et visitait régulièrement les familles juives planquées en Dordogne leur apportant une aide matérielle et un réconfort moral, elle a été arrêtée en avril 1944 et immédiatement déportée à Auschwitz d’où elle n’est pas revenue.


Les aumôniers
Il s’agit de rabbins aumôniers proposés par le grand rabbinat de France et officiellement habilités par les autorités de Vichy à pénétrer dans les camps de la zone Sud, plus exactement le Roussillon et le Sud-Ouest : Noé, Gurs, Le Récébédou, Le Vernet, Rivesaltes, Saint-Cyprien. Le rabbin René Kapel avait été affecté à ce secteur jusqu'au 31 janvier 1943 où, menacé d'arrestation, il dut fuir précipitamment vers Grenoble en plein accord avec son chef hiérarchique, le grand rabbin René Hirschler, aumônier général. Celui-ci assuma cette lourde charge durant près de deux années, du 13 février 1942 au 23 décembre 1943, date de son arrestation à Marseille, suivie peu après de sa déportation.
Le rabbin Henri Schilli prit la relève en janvier 1944, se partageant entre ses fidèles de Montpellier et le camp de Rivesaltes. Les aumôniers avaient mis en place une chaîne de solidarité pour obtenir des colis alimentaires, des faux papiers d'identité et surtout des lieux de refuge pour les internés libérés ou évadés. Ils avaient entre trente-cinq et quarante ans ; c'était une nouvelle génération de rabbins, avec un état d’esprit en rupture assez nette avec leurs aînés. Pour eux, et pour leurs adjoints, les internés étaient tous les fils d'un même peuple, subissant le même destin tragique. L'aumônerie a été, malgré de faibles moyens, un authentique et efficace bastion de la Résistance.

Les Alsaciens et les Lorrains de la chaîne de solidarité des aumôniers :

R. BLOCH Elie
Né en 1909 à Dambach-la-Ville, après s’être réfugié à Poitiers, il créa un réseau d’aide aux internés des camps de Poitiers et de Mons (près de Tours) grâce à l’entremise des services préfectoraux et du personnel de la gendarmerie chargé de la gestion et de la garde des camps. Il obtint également l’aide du Comité de la rue Amelot, et ainsi 84 enfant furent libérés et placés dans des familles de la région, il a finalement été arrêté avec son épouse Georgette et leur fille Myriam, en février 1943, ils ne sont pas revenus d’Auschwitz.
R. BRUNSCHWIG Robert
Né en 1888 à Altkirch, il agit à Vichy dès 1940 puis à Lyon où il organisa l’aide et la protection des juifs en détresse, il abrita beaucoup de fidèles pour les soustraire à l'arrestation et à la déportation mais il a été arrêté en mai 1944 et assassiné à Auschwitz.
COHN Léo
Né à Hambourg en 1913, proche des EIF de Strasbourg et de Paris, il trouva refuge dès 1941 à la ferme école des EIF, dont il était instructeur national, à Lautrec et devint aumônier itinérant avec le Rabbin Samy Klein en 1942 puis participa en 1944 à l’organisation de convois pour l’Espagne. Il a fut alors arrêté par la Gestapo en gare de Saint-Cyprien et avala immédiatement la liste des partants pour l’Espagne. Transféré à Drancy il continua à s’occuper de nombreux enfants et ne revint pas de l’enfer concentrationnaire.
R. FUKS Simon
Rabbin de Wintzenheim (68) depuis 1936, il est d'abord aumônier militaire pendant la "drôle de guerre". Fait prisonnier en Bretagne en juillet 1940, il part en captivité dans l’Est du Reich, d’où il revient en 1941. Rabbin à Agen, de 1941 à avril 1943 : visites dans les camps de Rivesaltes et Casseneuil, aide sous toutes les formes aux réfugiés (rations alimentaires, faux papiers, filières d’émigration clandestine vers la Suisse et l’Espagne, évasions des camps, etc..).. Simon Fuks a décrit en détail ses années de guerre dans son autobiographie. Il deviendra par la suite grand rabbin de Colmar et du Haut-Rhin pendant presque 40 ans.
G. R. René HIRSCHLER
Né en 1905 à Marseille, grand rabbin de Strasbourg en 1939 il est nommé à cette date responsable officiel de l’aumônerie israélite des camps de la zone Sud par Vichy ; il organise l’aide dans les camps ainsi qu’un réseau d’assistantes sociales pour mettre en place une assistance matérielle, administrative morale et religieuse. Malgré les difficultés dues à de nombreuses arrestations et rafles, il reste à son poste, mais il est arrêté en décembre 1943 par la Gestapo puis déporté en février 1944 vers Auschwitz, avec son épouse Simone, d’où il ne reviendront pas.
R. René KAPEL
Né à Paris le 23 septembre 1907, Il exerce ses fonctions de rabbin à Belfort et à Mulhouse. Il collabore avec le Dr. Joseph Weill à l'OSE, et avec le grand rabbin René Hirschler. Membre de l'Armée juive, il recrute de futurs combattants. Il est également aumônier général l'organisation Juive de Combat (O.J.C.) à partir de 1942. Après la guerre, il mène une carrière de diplomate en Israël.
R. Samy KLEIN
Né en 1915 à Bad-Hombourg, officier de l’armée française, il participa à Strasbourg à la création du mouvement de jeunes orthodoxes et, dès 1940, il fut l’un des responsables EIF puis entra dans la Résistance ; il rejoignit le maquis après le débarquement en Normandie puis, s’étant rendu à Saint-Etienne pour apporter son aide au sauvetage d’enfants et d’adultes juifs, il a été arrêté à la gare suite à une dénonciation puis fusillé le 7 juillet 1944 à Saint-Genest-Lerpt.
MARX Victor
Né en 1872, rabbin à Westhoffen et à Strasbourg. Il eut la charge de la communauté repliée à Périgueux. Il sut regrouper les réfugiés désemparés, réorganiser la vie cultuelle, ses services religieux, et rester le pasteur dévoué à son troupeau. Il mourut à son poste en février 1944.
NISAND-NEUGEWURTZ Léon
Né en 1923 à Strasbourg, dit Léon Descamps, il a assuré l’aumônerie des camps de Vichy et de la prison, il fit évader de nombreux internés leur fournissant ensuite toute l’aide nécessaire pour se cacher, en juin 1944 il rejoignit le maquis de Vabre et participa à prise du train de munitions allemand entre Mazamet et Castres, il poursuivit le combat dans la 1ère armée jusqu’en octobre 1944, Commandeur de la Légion d'honneur, croix de guerre 1939-1945, médaille de la Résistance.
R. Paul ROITMAN
Né en 1920 en Pologne, venu à Metz en 1925. Dès septembre 1940, il est à Toulouse l'un des premiers membres de l'Armée Juive et aide à des évasions des camps du Récébédou et de Noé. En 1942, il organise le planquage de plus de 250 Juifs réfugiés dans la synagogue de Toulouse ; à Grenoble, il travaille avec le MJS (Mouvement de la jeunesse sioniste) aux faux papiers et auxplanquages. Fin 1943, il s'installe à Castres, où il poursuit jusqu'en juin 1944 son travail éducatif avec des jeunes clandestins réfugiés à Castres, à Lavaur et à Albi. Nommé en Israël "rabbin de la Résistance juive de France".

R. Henri SCHILLI
Originaire d'Obernai, il est membre des EIF. Il est rabbin de Montpellier jusqu'en 1943, et tout en s'occupant de sa communauté, il deviendra aumônier d'un certain nombre de camps d'internement puis - après l'arrestation du grand rabbin Hirschler - de tous les camps de la Zone Sud.

R. Aron WOLF
Né à Strasbourg en 1918, il devint, après ses études rabbiniques, aumônier du camp des cadres des Éclaireurs Israélites (EI) en 1941 puis instructeur des EIF à la ferme-école de Lautrec ; en 1943 il dut s’installer à Lyon et continua à visiter les centres de jeunes juifs de la région notamment la ferme-école de Saint-Germain, où il a été arrêté par la milice française et fusillé le 19 mai 1944 à l’âge de 26 ans à Villemottier dans l’Ain.


BIBLIOGRAPHIE

Shoah Judaisme alsacien Histoire

© A . S . I . J . A .