Max WARSCHAWSKI
MESSAGES ET TEMOIGNAGES


En souvenir du grand rabbin Max Warchawski z.l
par le Grand Rabbin René-Samuel SIRAT
21 mars 2007, Jérusalem
Texte lu au cours d'une soirée organisée par "Les rabbins pour les Droits de l'Homme"

Le grand rabbin Max Warchawski dans sa bibliothèque à Strasbourg
© C.Truong-Ngoc
Mes chers amis,
Mes premiers mots seront pour vous prier de bien vouloir m'excuser de ne pas pouvoir être présent à la cérémonie organisée ce 21 mars à la mémoire de mon éminent ami et collègue, le Grand Rabbin Max Warschawski z '1.
L'émotion m'étreint lorsque je suis amené à parler de Max au passé. Nous avons partagé plus d'un demi-siècle d'amitié fraternelle et, jusqu'à ses derniers jours à Jérusalem, nous avons gardé l'un pour l'autre beaucoup d'affection et de respect mutuels. Même durant la période pendant laquelle nous avons été tous deux candidats au Grand Rabbinat de France, rien n'est venu entamer ces sentiments.
J'ai connu Max en 1947 au Séminaire Israélite de France. A ce moment-là, il faisait partie de nos aînés ; il avait terminé ses études et devait se rendre au Jewish College de Londres pour y effectuer un stage d'études rabbiniques pendant un an. Quant à moi, je faisais mes premiers pas dans l'auguste maison dirigée à l'époque par le Grand Rabbin Maurice Lieber. L'amitié avec laquelle j'ai été accueilli -ainsi que mes condisciples- par les « anciens », le visage ouvert et franc de Max, son allure à la fois juvénile et imposante, l'excellent français qu'il utilisait sans aucun accent, la somme de connaissances dont il était porteur et qui, sans la moindre once de pédanterie, éclairait ses propos ; tout cela -et bien d'autres qualités encore- nous a profondément marqués, nous les jeunes élèves entrant au Séminaire.
J'ai toujours été en plein accord avec sa conception du Rabbinat, basée sur le sens des responsabilités, sur l'ouverture du coeur, sur la générosité intellectuelle, sur la volonté d'aller toujours chercher la brebis égarée pour la ramener au centre du troupeau, sur le souci absolu, fondamental, de la justice et du droit, justice empreinte, comme le veut le Talmud, de miséricorde : lifanim mishurat hadin.

J'ai également partagé son amour du peuple et de l'Etat d'Israël. Nous nous sommes retrouvés en 1963-64 à Jérusalem où je préparais ma thèse de doctorat auprès du Professeur André Neher. Quant à lui, il avait obtenu une année sabbatique pour parfaire ses connaissances, essentiellement dans le domaine du Talmud et des décisionnaires. Cette année a été une année merveilleuse pour lui et son épouse ainsi que pour nous.
Il a milité durant de longues décennies en faveur des droits de l'homme et il me disait souvent qu'il se sentait bien seul dans votre confrérie car les rabbins orthodoxes ne se préoccupent guère de cet aspect vital de nos responsabilités religieuses. Nous avons, lui et moi, beaucoup milité dans le domaine des relations judéo-chrétiennes. Je voudrais ici évoquer une seule anecdote : lorsque, à l'occasion d'une visite pastorale à Strasbourg, nous avons rencontré son ami, Mgr Elchinger, Archevêque de la ville, j'ai pris conscience de ce que pouvait signifier l'amitié entre des chefs religieux assumant de lourdes responsabilités au sein de leur communauté respective.

Sa disparition laisse un grand vide dans tous les comités où il a oeuvré et où il a agi ainsi que lui dictaient son âme d'élite et son coeur si généreux. Qu'il me soit permis d'exprimer publiquement à sa veuve, Mme Mireille Warschawski, l'affection que ma femme et moi lui portons et la peine que nous partageons avec elle et avec tous ses enfants et petits-enfants.
Que D.ieu éclaire et bénisse vos travaux. J'espère avoir l'occasion de faire votre connaissance lors de mon prochain voyage en Israël.

Grand Rabbin René-Samuel SIRAT
ancien Grand Rabbin de France
En souvenir du grand rabbin Max Warchawski z.l
par le Rabbin Claude Heymann
16 décembre 2006, Strasbourg

Voir l'hommage du
grand rabbin
Gilles Bernheim
sur le site Akadem :
"Un homme de souffle"
(2006)
Nos Sages se demandent en quoi consiste la coutume de rappeller le souvenir d' un disparu, en hébreu Hesped: cette évocation a-t-elle pour but de rendre hommage au défunt ou bien veut-on simplement permettre aux survivants de prendre conscience de sa véritable dimension et les aider à faire leur deuil ?

Je dirais qu'en ce qui me concerne je ne saurais choisir entre les deux éventualités, car il ne m'est pas possible d'évoquer la figure du Grand Rabbin Max Warschawski z.l sans parler de l'impact qu'il eut sur moi.

N 'est-ce pas ce thème qui est contenu dans le mot Hesped lui même ? En effet la racine Saphod signifie évoquer le souvenir d'un disparu, mais si on intervertit les lettres nous obtenons Dafoss qui signifie impression. Comme si seuls des souvenirs bien imprimés dans la mémoire pouvaient remonter en nous. Ce que confirme la racine hébraïque Passod où l' on retrouve encore les mêmes lettres mais dans un ordre différent et qui veut dire perdre. En effet, malgré des éléments perdus les événements profondément gravés refont surface, le reste ayant malheureusement disparu !

Ces quelques lignes propos s'apparentent plutôt à celles d'un mémorialiste qu' à celles d 'un historien. Le mémorial, dit le Petit Robert, est "l'écrit où est consigné ce dont on veut se souvenir". En effet le mémorial relate un point de vue particulier, une saisie limitée des événements qui pourraient , par ailleurs, être interprétés de façon tout à fait différente. Le récit du mémorialiste n' en reste pas moins vrai dans le sens où les choses ont laissé une réelle empreinte dans sa mémoire.

Je fis donc partie, pendant plusieurs années, du petit groupe de cinq à six jeunes du même âge de l'école Aquiba et du Merkaz heureux-de se retrouver pour un cours de Guemara le Shabath après-midi. Que l'on puisse comparer l' appartement du 6 quai Kléber à la tente d' Abraham ouverte aux quatre coins n'étonnera personne lorsqu'on se rappelle de la forme carrée de ce grand logis. Mais, comme chez le premier Patriarche la chaleur de l' accueil, l'ambiance heureuse et même joyeuse qui y régnait donnait toute sa force à l' enseignement dispensé et bien plus que des paroles, ce sont des images qui sont restées gravées dans ma mémoire. Rappellons pour bien camper le "décor" que nos parents considéraient notre maître z.l comme leur rabbin, leur maître et leur référence religieuse ce qui nous permit de profiter au maximum de son enseignement.

Le Grand Rabbin Max Warsxhawski z.l fut pour moi un exemple, une figure au quotidien. Nous le rencontrions tous les matins à l'office au Merkaz, nous suivions ses cours et nous marchions littéralement dans ses pas. Il nous donnait tout simplement envie : envie d 'apprendre, envie de lui ressembler, envie de s 'engager, envie d'être fiers de notre histoire - l'histoire sa matière préférée !

Je quittai Strasbourg après mon baccalauréat et fus absent de la région plus d'une dizaine d'années. Nous nous sommes revus plus régulièrement à partir de la fin de l'année 1981 lorsque je pris mon poste de Haguenau. Notre nouvelle rencontre se fit autour du judaisme alsacien et je l'ai consulté durant plus de vingt ans sur divers chantiers que j'entreprenais. L'histoire des juifs d'Alsace nous a réunis comme si nous voulions rendre justice à une communauté relativement réduite par rapport aux communautés allemande, autrichienne, polonaise ou russe. L'histoire de notre région faisait pour nous sens parce que nous nous efforcions au quotidien de toujours tirer nos communautés vers le haut ce qui nous donnait le sentiment d'être dignes de nos ancêtres.

En somme il fut une véritable image et je détournerai à mon profit l'expression, qui en français, associe sagesse et image en disant qu' il a été en quelque sorte une icône invitant à la sagesse.

Et puisque nous parlons d' image j'ai pensé rendre hommage à notre maître z.l en livrant quelques réflexions sur l'image de l' homme ou plutôt sur la création de l' homme comme image.
"Naassé adam betsalmeinou kidmouteinou" Faisons l'homme selon notre image , à notre ressemblance" dit la Torah dans Bereishith.
Pourquoi le terme Tsélem désigne-t-il l'image ? Il est dérivé du mot Tsel qui signifie ombre et il est fort étonnant que ce qui se donne justement au regard - l'image - soit rendu par le mot Tsel-ombre ! Rappelons que le mot Toar, qui tire son origine du mot or-lumière désigne l'aspect d 'une chose. Comme si effectivement cet humain créé par Hashem était d'entrée de jeux une ombre, un être dont on ne verrait qu' une petit partie mais dont l'essentiel c'est-à-dire la personnalité profonde était soustraite au regard.
En réalité comme le souligne Rambam (Maïmonide) au début du Guide des Perplexes il faut bien distinguer les termes Tsélem et Toar. Toar c'est l'aspect, la forme matérielle alors que Tsélem désigne ce qui fait la spécificité du genre humain, c'est-à-dire son esprit. Et c 'est bien pourquoi explique Rambam, les idolâtres qui attribuaient un pouvoir excessif aux statues elles qui n'étaient faites que de bois et de pierre, les désignaient par ce mot Tsélem, ils voulaient ainsi montrer qu'elles étaient capables d'agir !
A partir de là nous devons revenir sur notre première traduction qui rendait le mot Tsélem par image en traduisant le fameux verset de Bereishith de la façon suivante : "Faisons l'homme avec son caractère spécifique à notre ressemblance" c'est-à-dire, doté de la faculté de penser et du libre arbitre.
Mais le mot Temouna-image continue Maïmonide, est utilisé dans l' Ecriture dans trois différents sens :
1. En tant que forme extérieure d'une chose que l'on perçoit simplement,
2. En tant que forme imaginaire voire onirique
3. Pour dire que l' on a vraiment compris quelque chose.

Et je voudrais conclure sur cette triple signification qui me paraît bien décrire ce que je dois à mon maître z.l
Car le grand rabbin Max Warschawski z.l fut une figure simplement bienveillante de mon enfance(1). Figure qui atteint le stade de l' idéal comme dans un rêve, lors de son activité rabbinique au quotidien avec la force tranquille qu'il montrait et qui accompagnait notre yidischkeit (2). Mais il sut également, rejoignant ainsi le troisième sens du mot Temouna, nous transmettre l' idée d 'un judaïsme attaché aux textes et laisse l'image d'un maître qui nous aidait à comprendre à la fois la Torah et le monde en partageant son savoir.


TEMOIGNAGES RECUS PAR INTERNET
A LA SUITE DU DECES DU GRAND RABBIN WARSCHAWSKI (EXTRAITS)


 

Le Grand Rabbin Warschawski avec son petit-fils Yona, dans une illustration vivante de la gravure d'Alphonse Lévy La parasha
© Talila Warschawski

Nous sommes arrivés à Strasbourg en 1963, venant de Paris. Le hasard a fait que nous nous sommes installés dans l'appartement qui était juste en dessous de celui de Mireille et Max Warschawski, et de leurs enfants. Nous étions de ces juifs parisiens, élevés dans la laïcité, issus de parents qui voyaient dans la religion une forme d'obscurantisme, d'opposition au progrès d'où devait sortir le bonheur de toute l'humanité.
Cela ne nous a pas empêchés de créer et d'entretenir des relations de voisinage de plus en plus amicales, chaleureuses, aussi bien avec le Grand Rabbin, son épouse, que leurs enfants avec les nôtres, et aussi avec l'un de leurs parents qui est devenu l'un de nos meilleurs amis, encore aujourd'hui.
Avec patience, une grand compréhension, beaucoup de délicatesse, Max nous a donné nos rudiments de culture juive. Shabbat, Pessah, la soukkha, Rosh haShana, nous ignorions pratiquement tout. Un jour, Max a insisté pour que nous venions cette année-là assister à Khol Nidreh, à la synagogue des Contades. Nous y sommes donc venus ; le sermon qu'il a prononcé nous était sans doute en bonne partie destiné : il y a parlé de l'unité du peuple juif, religieux et non-religieux, croyants et non-croyants, que tous en faisaient partie et devaient s'accepter, se respecter les uns les autres. Cette idée s'est ancrée en nous; elle a contribué à nous changer, à nous sentir solidaires et juifs à part entière.
Certes, nous nous savions juifs : les années noires nous l'avaient bien fait comprendre et sentir dans la disparition de nos êtres chers, mais c'était quelque peu confus et relativement peu important nous semblait-il alors. Cette idée a grandi en nous. Nous sommes profondément convaincus, aujourd'hui, que cette appartenance est essentielle. En grande partie, c'est à Max Warschawski, à Mireille aussi, que nous le devons. Notre affection demeurera totale.
Nous ne dirons rien ici de sa grande culture, de sa bonté rayonnante, de sa brillante intelligence, de sa porte toujours ouverte, Nous sommes heureux de l'avoir connu, d'avoir eu l'honneur et le plaisir de l'avoir reçu chez nous, de lui avoir rendu visite, ainsi qu'aux siens, plus tard, à Jérusalem. Sans lui, sans Mireille, nous serions "autres"...
(Claire et Samy Kossovsky, à Versoix, en Suisse, 21 février 2007)

Parler du Grand Rabbin Warschawski z.l. au passé est un exercice qui paraît irréel, tant sa présence aura marqué notre communauté. Depuis la synagogue provisoire de la Place Broglie, où il improvisa à deux reprises des sermons car la lumière venait de s'éteindre, jusqu'à son adieu de chef spirituel dans la synagogue de la Paix, il aura marqué, pour moi, après le Grand Rabbin Deutsch notre maître et son prédécesseur, l'histoire contemporaine de notre communauté d'Alsace.
Le plus, disait-il, il l'a appris de ces élèves. Je m'honore d'en avoir fait partie car son enseignement allait au-delà des cours qu'il pouvait dispenser. Il nous transmettait l'envie de connaître et de savoir car il avait une chaleur, un enthousiasme hors du commun.
Pour ma part, c'est sans nul doute le spécialiste incontestable de la liturgie locale qui m'a profondément marqué. Non pas seulement la liturgie dite aujourd'hui "d'opéra", mais surtout les pyoutim propres à chaque Shabath spécial ou à chaque fête. Les airs de l'Alsace juive profonde, que nous sommes peu à connaître encore aujourd'hui.
Je me souviendrai aussi de la rigueur avec laquelle il tranchait certaines situations. Il le faisait toujours avec gentillesse, en essayant de comprendre chacun, mais au bout du compte, il prenait la décision, et c'était naturel, car il était le Grand Rabbin.
KASCHA ALAY PERIDATEKHEM, il est difficile de prendre congé de sa communauté, disait-il en introduisant son sermon lors de la cérémonie d'au revoir à la synagogue de la Paix.
Mon cher Grand Rabbin, combien plus difficile est-il de devoir prendre congé de vous pour toujours. Je ne doute pas que de là où vous êtes, vos prières nous sont acquises. Notre communauté en a grand besoin.
(Claude Hoenel, 29 octobre 2006)

Chère Madame,
Je désire vous dire combien j'ai été émue de vous rendre visite dimanche pour pouvoir vous dire de vive voix combien Monsieur le Grand-Rabbin m'était cher. C'est par lui que j'ai appris à connaitre ma religion, l'histoire de mon peuple, les devoirs envers D' et envers les hommes. Il a su nous enseigner les valeurs humaines, il a su nous faire aimer une religion d'amour, de traditions, et de lois parfois contraignantes mais pas une religion fanatique, une religion que l'on vit avec simplicité et plaisir.
Monsieur le Rabbin m'a fait l'honneur de venir à Haïfa pour bénir le mariage de mon fils aîné Ariel, et ce souvenir reste impérissable pour nous tous.
Monsieur le Rabbin restera pour toute ma génération le maître respecté, aimé, celui à qui on pouvait s'adresser pour prendre conseil, il avait le don d'être si proche de sa communauté qu'il a été aimé profondément de tous.
A vous, à vos enfants, je présente encore une fois mes condoléances attristées et souhaite que vous commenciez l'année nouvelle avec courage, qu'elle vous apporte satisfaction avec vos chers enfants et petits-enfants, santé à tous et Shalom à tout Israël.
(Liliane Loeb-Alon, Haïfa, 21 septembre 2006)

Chère Madame Warchawski,
C'est avec une grande tristesse que j'ai appris la disparition de Monsieur le Grand-Rabbin Warchawski. Il fut un guide spirituel, non seulement pour moi, mais pour toute la communauté juive de Strasbourg.
Tout ce que j'ai appris sur le Judaïsme et sur la Thora, c'est grâce aux cours du mercredi soir que j'ai suivi pendant des années. Monsieur le Rabbin était toujours present lors des événements heureux et malheureux, et même ici en Israel il a accepté de venir jusqu'à Haïfa pour marier mon petit-fils Ariel (au Kibboutz Afek). Son souvenir restera impérissable pour moi et mes proches.
Tous mes regrets et mes affectueuses pensées à vous chère Madame Warchawski, acceptez mes sincères condoleances.
(Mme Frieda Loeb, Haïfa, 21 septembre 2006)

Chère Mireille, chers Michel, Judith, Daniel, Evelyne, Annie et Joël,
Outre les parents sur les enfants, peu de gens laissent vraiment une empreinte profonde sur ceux qui les entourent. Certes, il est normal que cela aussi relève de la vocation de rabbin, mais peu d'entre eux, ici ou en diaspora, pourraient s'enorgueillir d'avoir exercé sur tant de gens, au fil de tant d'années et avec une telle intensité, l'ascendant qu'eut celui que même enfants, à l'âge où l'on ne s'embarrasse pas des titres des gens, nous appelions avec respect "le rabbin Warschawski".
Nombreux sont certainement ceux qui vous ont dit et redit tout cela. Et puissiez-vous trouver un certain réconfort à savoir que l'être cher que vous venez de perdre était ainsi estimé et aimé.
Moi aussi je voudrais m'associer à votre deuil, par ce biais personnel.
Le rabbin Warschawsky a pour ainsi dire toujours été présent dans ma vie. Dès l'âge de six ans et durant toute ma scolarité, il a été mon maître, au sens noble du mot. Je me souviens – alors que je n'ai qu'un souvenir très flou de la plupart des autres cours – de ses cours d'histoire juive au lycée. Je me souviens de l'intérêt qu'il suscitait chez toutes les élèves de la classe, quel que fut leur degré de religiosité ou de judaïté. C'était tout simplement passionnant. C'est peut-être à lui, autant qu'à ma mère, que je dois mon intérêt pour l'histoire dès mes plus jeunes années, intérêt que j'ai concrétisé plus tard. Je me souviens de la façon simple, ouverte, claire et intègre avec laquelle il nous racontait des choses compliquées, des choses dont à l'époque on ne parlait pas si facilement avec des enfants. Je me souviens comme il répondait sans ambages à nos questions et quelquefois à nos provocations. Je me souviens – et la chose était rare à l'époque – que nous nous sentions libres, et que ce professeur nous voulait du bien. Je me souviens même d'une question un peu subversive que nous lui avions posée, en première ou terminale, quand nous avons voulu savoir comment il nous avait raconté certaines choses quelques dix ans plus tôt. Et sa réponse et le respect qu'elle suscita.
En même temps, à la maison, on parlait de "Max", ami de la famille, compagnon de mes deux parents, séparément et bien avant ma naissance. Maman parlait du compagnon de jeu de sa petite enfance qu'elle avait retrouvé bien plus tard vénérable rabbin, papa de l'ami de jeunesse, du compagnon du maquis.
Je me souviens de ma Bat mitsva, des cours qu'il donna, de son implication dans notre éducation et surtout de tous ces week-ends de formation qu'il avait initiés et que lui et Mireille dirigeaient avec générosité et savoir. Expériences constituantes que ces journées qu'on adorait.
Et, autre tournant déterminant, ce voyage en Israël en 1968, mon premier voyage dans ce pays. Comme il nous a bien montré, expliqué, guidé, raconté. Je me souviens de ces soirées où il nous préparait à la journée du lendemain. Je me souviens très précisément du soir où il nous résuma toute l'histoire de Jérusalem. Son enthousiasme, son amour pour ce pays, cette ville, qu'il nous communiqua – dépôt que j'ai soigneusement gardé. Je me souviens de notre première rencontre avec le Kotel, nos pérégrinations dans tous le pays, au kibboutz, dans les vieilles synagogues de Galilée, à la mearat hamahpéla. Bien des paysages, revus depuis, s'associent à lui.
Je rappellerai aussi son dévouement. Je n'oublierai jamais ces instants, immédiatement après le décès de papa, il était là. Lui et toi Mireille, vous étiez là et de s'en remettre à vous quand le monde pour nous s'écroulait, était rassurant. Puissiez-vous recevoir en retour ce réconfort toujours offert.
Et ces dernières années, quand il était malade et fatigué, je l'ai encore vu souvent. Certes, il n'était plus le même, mais je retrouvais toujours chez lui cette affection et propension à donner de son savoir, de son temps, de sa sagesse, comme un père, comme un maître et même – et je l'en remercie – comme un ami.
Son érudition, toujours associée à une grande affection, m'a indubitablement formée et ce serait un euphémisme que de dire que je lui dois beaucoup. Il est des dettes dont ne s'acquitte jamais. Puisse sa personnalité et son souvenir continuer à nous éclairer.
Puissiez –vous trouver une consolation dans la fierté d'être ses proches.
Avec toute mon amitié, Fabienne Bergmann
(Fabienne Bergmann, 20 septembre 2006)

Mes chers Michel,
Mes pensées vont vers vous tous.
Le chemin de vie de Max vient de s'interrompre pour laisser la place au temps du deuil et de la prière.
Que sa mémoire nous donne la force de continuer et renforce nos convictions fraternelles et notre désir de paix et de partage .
Affectueusement,
Georges Yoram Federmann, Strasbourg

Celui pour qui le soleil ne brille plus
Il n'a plus besoin d'amour.
Combien de chagrin pleure pour lui,
Il n'a pas besoin de le savoir.
Hommes, laissez les morts tranquilles
a vous appartient la vie
Chacun a bien assez à faire
A lever le bras et le regard.
Laissez les morts ils sont libres
Dans le sable humide.
Vous, sortez de l'esclavage,
De la misère et de la honte.
Un combat vaudrait-il des lauriers,
Epargnez à la mort ces cadeaux !
Mais reprenez l'épée du mort
Et menez son combat jusqu'à la fin.
Voulez-vous faire quelque chose de bien
Pour ceux que la mort a recontrés.
Hommes, laissez les morts tranquilles
Et accomplissez leur espoir.
Erich Mühsam


(Georges Yoram Federmann, 20 septembre 2006)

Max Warschawski fait partie de mon adolescence : dès son premier jour de classe, au lycée Kléber, il nous a permis de le tutoyer... Ce n'était vraiment pas un rabbin comme les autres ! On pouvait discuter avec lui d'égal à égal, ce qui était impensable avec son prédessesseur, le grand rabbin Deutsch z'l, qui nous impressionnait.
(Georges Weill , 19 septembre 2006)


Je viens d'apprendre le départ du Grand Rabbin za"l, et je tiens à vous adresser mes pensées très attristées.
Il y a tant de souvenirs de mon enfance et de mon adolescence liés au Grand Rabbin, que je ne sais lesquels évoquer. Mais je pense avant tout au fait qu'il a d'abord été Rabbin de Bischheim, cette commune où est née ma chère Maman za"l, et surtout que vous avez habité rue de l'Ecole, dans la maison de ma famille maternelle.
Et puis, le jardin d'enfants de l'Ecole Aquiba - d'abord aux Violettes, puis Quai Zorn -, sans parler des années de cours de religion au Lycée et peut-être, en point d'orgue, le voyage en Israël en 1966 avec toute la promotion du 9 décembre 1961 des benoth-mitzvah.
La dernière fois que j'ai eu la joie de le voir, ce fut, comme pour fermer la boucle, à nouveau à Bischheim, à la synagogue, dans la salle qui porte le nom de mes grand-parents Berthe et Aron Lehmann, lorsque la promotion de benoth-mitzvah (que vous, Madame, avez préparées) a fêté ses 50 ans.
Beaucoup d'émotion, beaucoup de moments qui resteront liés au souvenir du Grand Rabbin.
A vous, à vos enfants, à votre famille, toute ma compassion ; mon mari, Claude Lévy, se joint à moi pour vous présenter nos très sincères condoléances.
(Carole Reich, 18 septembre 2006)

C'est avec un réel chagrin que j'ai appris la disparition de monsieur le grand rabbin WARSCHAWSKI.
Il fut mon maître au Talmud Thora j'ai suivi ses cours au Lycée Fustel, il fut le rabbin de mon mariage et tint mon fils sur ses genoux lors de sa brith-milah.
C'était quelqu'un que j'ai beaucoup apprécié , un pasteur, un homme doté de qualités de coeur extraordinaires et ouvert aux autres.
Je présente à toute sa famille, mes condoléances les plus émues
(Weill André, 18 septembre 2006)

J'ai appris avec grande tristesse et émotion le décès de Max, je me permets de le nommer ainsi car c'est à l'ami d'après-guerre, à nos annees Merkaz rue Oberlin à Strasbourg que je pense. Mes condoléances émues à Mireille et cette belle famille.
(Berg-Feuermann Myriam, 17 septembre 2006)

Vicaire général du diocèse de Strasbourg, je voudrais exprimer ma reconnaissance et celle de l'Eglise catholique d'Alsace pour l'oeuvre du Grand Rabbin Warchawski. Par ses liens ou plutôt son amitié avec Mgr Elchinger, il a été un des inspirateurs de cet évêque courageux dans ses interventions au Concile Vatican II et au sein de l'épiscopat de France.
Je n'ai guère eu de liens directs avec le Grand Rabbin Warchawski, mais je peux témoigner de la haute estime que lui portait Mgr Elchinger. Je l'ai entendu parler du Grand Rabbin avec admiration, respect et émotion.
Je voudrais exprimer mes hommages à sa famille et exprimer le fort souhait que son oeuvre de réconciliation continue de porter du fruit.
(Mgr Joseph Musser, 17 septembre 2006)

Hommage au Grand Rabbin Max Warschawski
En 1994, quand nous avons voulu nous marier, Maayane Mlynarski et moi, il nous fallait choisir un rabbin. Habitant à Jérusalem, nous ne manquions pas de choix… Cependant, le climat de l'époque était électrisé par les manifestations anti-Oslo, et une véritable hystérie régnait parmi la plupart des cercles juifs religieux. Pour moi, il était hors de question de me faire marier par un extrémiste. Je connaissais les positions du rabbin Max Warschawski qui militait alors pour la paix et que j'avais rencontré dans différentes manifestations. De plus, il représentait pour moi une part de mes racines plongées dans le terroir juif alsacien. Max Warschawski qui n'était plus en fonction et profitait de sa retraite à Jérusalem où vivent la plupart de ses enfants et petits-enfants accepta bien volontiers. Nous avons donc eu l'honneur d'être mariés par lui. Je l'avais choisi non seulement pour la tradition qu'il représentait mais surtout en hommage à son courage intellectuel et moral. À l'époque, il avait été totalement isolé à cause de ses positions considérées comme trop ouvertes et bien des gens dans le petit landerneau francophone de Jérusalem, lui tournaient le dos. Max, qui avait été un « notable » en souffrait, je le savais, mais jamais il ne s'était plaint et restait drapé dans sa dignité. Comme chantait Georges Brassens : « les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux… ». Max Warschawski avait ce courage d'oser affirmer ces positions et de défendre de grandes valeurs - et à mes yeux, cette qualité n'a pas de prix chez un être humain.
Max Warschawski a toujours fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'une grande curiosité. Quand j'ai décidé, un an après mon mariage, d'aller étudier au séminaire rabbinique du mouvement Massorti, il fut un des seuls rabbins orthodoxe à me comprendre (Manitou qui partageait les mêmes vues sur ce point était déjà décédé à l'époque), la plupart me tournant le dos, souvent de la façon la plus lâche et ignoble qui soit. Max Warschawski était pourtant clairement un orthodoxe ; de par son éducation, un conservateur ; mais son ouverture d'esprit l'avait amené à s'intéresser aux autres courants du judaïsme et son respect infini de la personne humaine faisait qu'il était prêt à parler de tout et qu'il cherchait avant toute chose à comprendre.
C'est bien parce qu'il n'avait rien, a priori, d'un original ou d'un révolutionnaire, que ses prises de positions courageuses pour le dialogue avec les Arabes et avec tous les courants du judaïsme, étaient d'autant plus admirables.
Max Warschawski était un rabbin pour qui le judaïsme est incontestablement un humanisme et en aucun cas une doctrine dogmatique fermée sur elle-même.
Je sais maintenant que je ne le verrai pas à ma prochaine visite à Jérusalem et je le regrette profondément. Mais je sais également, que depuis dix ans sa bénédiction sous la 'huppa nous accompagne et qu'elle nous accompagnera encore longtemps.
Sa mémoire est pour moi et ma famille une bénédiction.
(Yeshaya Dalsace, 17 septembre 2006)

Bonjour,
J'ai été très surpris hier, lorsqu'une prière a été dite, à la fin de la lecture de la Torah, en souvenir de votre beau-père. C'est comme cela que je viens d'apprendre le décès du Grand-Rabbin Warschawski.
C'était lui qui nous avait mariés à Strasbourg. A cette occasion, en privé, il m'avait parlé de son rôle à Strasbourg et de ses contacts tant avec les autorités officielles qu'avec son ami Mgr Elchinger.
J'ai le souvenir de sa présence à la synagogue de la Paix à Strasbourg, lorsqu'à la fin de l'office shabatique, accompagné de Jean Kahn, il se dirigeait vers la sortie afin de serrer la main à tous les fidèles et leur souhaiter personnellement un bon Shabath.
J'ai aussi le souvenir d'un diner, lorsqu'il nous avait invités chez lui à Jérusalem, où nous avions parlé histoire des juifs de France. En parlant de mon ancêtre, le rabbin épiscopal Leib Elsass, il m'avait donné les coordonnées de sa tombe à Rosenwiller. Il m'avait aussi donné certaines informations sur cet
ancêtre,à l'origine de toute une lignée rabbinique qui a perduré jusque vers la fin du 20°siècle.
C'est donc avec une profonde tristesse que nous avons appris sa disparition, lui qui aura beaucoup marqué son époque, et nous vous prions de croire que nous partageons toute votre peine. Veuillez avoir la gentillesse de présenter toute notre compassion à l'ensemble de sa famille, à votre belle-mère en particulier, et surtout à votre épouse.
Que son souvenir soit un réconfort pour vous tous et que D. veuille vous apporter la consolation.
Nadine et Francis Weill (St-Cloud / Jérusalem)
(Francis Weill, 17 septembre 2006)

Après l'annonce du décès de mon professeur et du rabbin qui a célébré mon mariage après celui de sa fille cadette je suis profondément émue et vous adresse ainsi qu'à toute votre famille mes pensées les plus attristées et ma sympathie la plus sincère.
(Francine Partouche Weill, 17 septembre 2006)

Madame Warschawski,
Je vous adresse tous mes voeux de courage dans ces moments si difficiles. Je me souviens de votre mari, pendant ces années à Strasbourg, quand j'allais à la grande synagogue de la paix : il se tenait debout toujours face à nous, non loin de la chorale, avec cette prestance qui le caractérisait et la détermination à nous transmettre une part de son savoir....avec toute mon affection Monique (née) Emanuel.
(Scemama née Emanuel Monique, 16 septembre 2006)

Chère Mireille Chers enfants,
C'est avec beaucoup de tristesse que je viens d'apprendre par ma soeur Denise le décès de Mr Le Grand Rabbin WARSCHAWSKI Za'l.
C'est grâce à Lui et à vous Mireille que nous sommes aujourd'hui ce que nous sommes devenus....
Il était un très grand ami de mon père Alexandre FERENCZ Za'l, il a assisté et participé à toutes nos joies comme nos peines. C'était un Homme extraordinaire comme d'ailleurs vous tous. Je suis extrêmement triste et compatis de tout coeur à votre peine si profonde. Ayez beaucoup de courage car par expérience, je sais malheureusement qu'il en faut. Soutenez vous les uns les autres et soutenez surtout beaucoup son épouse qui pour nous tous a toujours été une femme et une épouse exemplaire.
(Schauder Martine née Ferencz, 16 septembre 2006)

J'ai eu beaucoup de peine en apprenant la disparition d'un grand Monsieur qui a marqué notre famille et vous adresse mes condoléances très émues.
(Borin Jean-Michel, 16 septembre 2006)

« A certains moment de mon enfance, je me sentais le huitième enfants de cette grande famille unie. Ma mère, pendant toutes ces années où elle a travaillé chez vous, se sentait comme un membre de la famille … »
A toute la famille Warschawski, sincères condoléances.
Patrick , Sandrine, Kimberley et bien sûr Ursule.
(Patrick Jehl , 16 septembre 2006)

 

Michel j'ai eu la nouvelle du décès de ton papa aujourd'hui par mail.
J'aurais aimé t'appeler pour te dire quelques mots de soutiens et d'affections mais de Beyrouth c'est encore impossible.
Marie et moi on pense à toi tellement fort !
A Talila, Nini, Léa autant !
Si, à distance on peut faire quoi que ce soit, on est là et ce sera avec le plus grand plaisir.
Je t'embrasse, je vous embrasse, énormément.
Je pense à vous. A toi un peu plus particuliérement.
Avec toute l'affection et le respect et la tendresse que nos sept mois de vie dans ton pays fou nous ont fait déveloper pour toi et ta famille magique.
(Tarek , 15 septembre 2006)

Michel mon chéri je suis profondément attristée par la nouvelle du départ de ton père. Merci d'avoir pris le temps de nous le dire à Dominique et moi, mais c'est vrai qu'on a le sentiment que tu nous donnes le privilège de nous sentir un peu les membres cooptés de cette belle et remarquable famille de valeurs et de chaleur humaine, profondément humaine dans un monde qui l' est de moins en moins. Je pense beaucoup à ta mère et je me dis que cette année a été trop dure pour elle et pour vous tous, mais pour une croyante comme elle la foi lui donnera je l'espère des forces. Dis-lui s'il-te-plaît de ma part que j'ai hâte de venir à Jérusalem pour lui rendre visite, et que j'ai rencontré dans les jolies rues de la vieille ville de Strasbourg une très bonne amie à elle et qu'on a évoqué tendrement son souvenir et celui de ton père. Transmets à ta soeur mes condoléances les plus sincères ainsi qu'à toute la famille.
Je t'embrasse. Leila.
(Leila Chahid, 15 septembre 2006)

C'est avec une profonde tristesse que nous avons accueilli la nouvelle. Max et Mireille ont été les piliers de notre judaïsme fervent et ouvert pendant toute notre jeunesse Nous n'oublierons pas la figure de Max ; que Mireille trouve réconfort auprès de sa famille et ses inombrables amis. Reconnaissance et amitiés éternelles.
(Chantal née Hess et Michel Blum Montpellier France, 15 septembre 2006)

Je garderai de mon professeur de religion du talmud thora et du lycée de jeunes filles, du rabbin qui m'a mariée et a célébré la bar mitzwa de mon fils, le souvenir d'un homme tolérant et profondément humain. Que Madame Warschawski trouve auprès de sa famille le réconfort nécessaire.
(Herz-Kauffmann Renée, 15 septembre 2006)

Barouh Dayan Haemeth.
Le judaïsme français perd un de ses piliers. Anshei emouna avadou... Veuille l'Eternel consoler ses proches. Lo tossifou ledaava od.
(Amselem, 15 septembre 2006)

Je suis probablement celui qui a le moins connu Marx Warschawski, je ne l'ai vu qu'une seule fois à Dijon, la puisssance, la bonté, et la foi qu'il dégageait m'ont impressionné.
Il disparaît au moment où nous manquons de voix pour rappeler que la Thora aime et recherche la paix.
Cet homme part avec toute mon admiration, je suis sûr que ses proches sauront trouver dans son exemple une consolation.
(Michel Lévy, 15 septembre 2006)

La disparition du Rabbin WARSCHAWSKI me laisse triste et nostalgique, car il a fait partie de ma vie en tant que professeur au Talmud Thora, au Lycée de Jeunes Filles, il m`a mariée à Strasbourg, a enterré des proches ; en bref il représente une Grande figure pour moi comme pour tant d`autres.
D`Israël où je vis également, je tiens à adresser toutes mes meilleures pensées, et celles de mon mari, à sa chère epouse tant appréciée également, et à toute sa famille.
(Anny Benarroch Veillant, 15 septembre 2006)

Le grand rabbin Max Warchawski à Jérusalem
© M.Rothé
Rabbin Warschawski (Zecher Tzadik Le-Vracha - la mémoire du juste est une bénédiction) a su faire bouger le monde, et il pensait profondément que nous pouvions tous faire de même.
Chaque fois que ce Rabbin Warschawski s'est levé pour un idéal, chaque fois qu'il a agi pour améliorer le sort d'autrui, chaque fois qu'il s'est exprimé contre l'injustice, Rabbin Warschawski a projeté un rayon brillant d'espoir, et ces rayons nous ont tous influencés pour abattre les murs de l'oppression les plus hauts.
Au Gan Éden, Rabbin Warschawski sera finalement jugé, car à la fin de nos années nous serons certainement jugés sur la façon dont nous avons marché dans les chemins d'Isaïe et de Micah, et contribué à établir une société fondée sur la liberté, la justice et l'égalité pour tous.
En France comme en Israël, les idéaux, les buts et les actions de Rabbin Warschawski nous ont inspirés pour tenter de provoquer un vrai Tikkun Olam.
Rabbin Warschawski a vu la douleur amère et a essayé de la guérir, a vu la guerre et a essayé de l'arrêter. C'est ainsi qu'il a vécu. C'est ainsi qu'il a voulu que nous vivions.
Ceux de nous qui ont étudié avec lui, qui ont reçu son enseignement, prient Avinu Shebeshamyim pour que le jour advienne où ce qu'il a voulu nous dire, et ce qu'il a souhaité pour les autres, soit écouté un jour par le monde entier.
(Rabbin Chaim Aharon Cohen, Conseil d'administration des Rabbins pour les droits de l'homme, 14 septembre 2006)

Chief Rabbi Warchawski has contributed to the revival of aschkenazic traditions in France and abroad. I had hoped that he would find time to spend even more time on this sacred mission. My late father and him met during the war and I read some notes they exchanged then. When he went to Jews College , he was then brought there by the Dean who was one of the surviving talmid hacham of his time and a profound yekeh, Meir Meiri Feuerwerger was then his mentor. I was surprised to hear that his place of rest was Sanhedria, as this has been our family resting places for generations and there every day tehilim are said and pious jews only are laid to rest.
To his family and to the Community my most sincere condoleances bachuch Dayan Hoemeth
(Dr Emmanuel Feuerwerker, 14 septembre 2006)

Nous sommes profondément attristés par la disparition du Grand Rabbin Max Warschawski et nous adressons à Mireille, à ses enfants et petits-enfants nos plus sincères pensées.
Accueillis dans la Communauté de Strasbourg en 1964 nous n'oublierons jamais la forte personnalité du Grand Rabbin, ses qualités de pédagogue et cette façon naturelle de nous faire aimer la connaissance, principalement en histoire.
Les marques qu'il a laissés chez nous mais aussi chez mes enfants ne comblent pas, bien sûr, l'immense vide qu'il laisse mais peuvent peut-être adoucir la peine de ses proches.
A bientôt, ma chère Mireille, avec toute notre affection. Léo et Régine.
(Leo et Régine Emanuel, 14 septembre 2006)

Barouh Dayan Haemeth.
La famille Warschawski était très proche de nos parents BUSCH et les liens se sont maintenus par leurs enfants.
A Mireille, à Claire, à tous leurs enfants et proches nous exprimons notre très grande émotion mais nous gardons de Max za''l l'image d'un fidèle serviteur d'Hachem, d'un esprit éclairé et érudit, d'un maître et conseiller compétant et dynamique, d'un homme fidèle en amitiés, d'un ...mensch...
Sa perte nous est une lacune. De tout coeur avec les endeuillés
(Werner & Suzanne Salmon, Jérusalem , 14 septembre 2006)


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