Aspects psychologiques des "histoires juives"
(Prélude à une anthologie)
Léon ALGAZI
Extrait de la Revue de la Pensée juive n°6, janvier 1951

Il n'y a point d'humour dans la Bible (1). Les Prophètes n'étaient pas des augures... Ils ne riaient pas en se regardant les uns les autres, ni - surtout - en regardant l'humanité. Ils criaient des imprécations ou des paroles d'espérance. Ils manquaient totalement d'humour. Non que l'humour soit l'expression du scepticisme ou du désespoir. Il serait plutôt certaine forme d'un art pédagogique supérieur. Les Prophètes n'étaient pas des pédagogues.
Nos vieux Rabbis l'étaient.
Aussi inventèrent-ils la parabole (agada, midrasch), mère de la "bonne histoire", et l'aphorisme mordant ou allusif, dont devaient hériter, à leur insu peut-être, la plupart des Juifs faiseurs de "bons mots".
Le calembour aussi, les rabbins du Talmud le pratiquaient avec dilection. Jamais, cependant, pour lui-même, pour le vain plaisir de l'assonance... Manié par eux, le jeu de mots servait toujours à catéchiser, à instruire et avait souvent une portée profonde.

Des exemples ? On n'a que l'embarras du choix.
Une parabole, à propos du mariage :

A une matrone qui l'interrogeait sur les occupations du Créateur depuis la création, un Rabbi répondit :
- Il fait des mariages.
- La belle affaire! J'ai de nombreux esclaves, hommes et femmes, répliqua la dame, un seul ordre à donner, et ils seront tous mariés.
- Essayez ! dit le sage :
Elle maria donc, au petit bonheur, les infortunés esclaves. Le lendemain, Les nouvelles épousées accouraient, éplorées (elles avaient été battues et plus ou mois ou moins estropiées) chez leur maîtresse.
Celle-ci, ayant compris, alla faire amende honorable devant le Rabbi.
"Eh oui ! conclut-il, un mariage est difficile à accomplir: Aussi difficile que le miracle de la mer Rouge."

Des aphorismes :

La pauvreté sied à Israël comme un nœud rouge dans la crinière d'un cheval blanc.
Quand un voleur n'a pas l'occasion de voler, il se croit honnête homme.
Le soleil descendra à l'horizon sans que vous l'aidiez.

Un jeu de mots :

Afin de démontrer que les "disciples des Sages" augmentent dans le monde la paix, un rabbin cite le verset suivant d'Isaïe : "Vekol banaïkh limoudé Hashem", qui signifie : "Tous tes enfants seront les disciples du Seigneur".
Le rapport ? Il n'existe pas: Un petit calembour l'établira. Il ne faut pas lire banaïkh (tes enfante) muais bonaïkh (tes bâtisseurs). D'où : "Tous les disciples de Dieu (donc des Sages) sont des bâtisseurs - des bâtisseurs par excellence, des bâtisseurs de paix !" C. Q. F. D.

De l'efficacité de ces jongleries de l'esprit, leurs auteurs n'éprouvaient pas le moindre doute.
Ils disaient :

On doit se garder de tenir pour négligeables l'apologue et le proverbe. C'est grâce à eux que les hommes sont amenés à pratiquer la morale et la religion. Tout comme un roi qui, ayant perdu une pièce d'or ou une pierre précieuse, la retrouvera à l'aide d'une mèche qui ne vaut pas un sou…
Voilà la source.
Elle semble tarie dans les écrits rabbiniques du début du moyen âge. C'est pourtant de cette époque que doit dater la joyeuse Massekheth Pourim (pastiche sur le mode humoristique d'un traité de Talmud).

Aux 11ème et 12ème siècles, en Espagne et dans le Midi de la France, l'humour reprend ses droits chez les poètes et les écrivains les plus éminents.
Ibn Gabirol, le grave penseur de la Fontaine de Vie (Meqor 'Hayim) et le poète sublime de la Couronne royale (Kéter Malkhouth) ne dédaignait pas de sourire malicieusement, dans telle chanson à boire.
Le philosophe, grammairien et exégète Abraham ibn Ezra écrivit de nombreuses épigrammes d'un humour presque noir. Déplorant, dans l'une de ces pièces, sa malchance, il s'écrie :

Si je me mettais marchand de suaires,
les hommes cesseraient de mourir !

Avec ses Fables de Renard, Berakhia ben Natronaï retourne à la parabole plaisamment satirique.

Si, pendant une longue période (2), les lettrés renoncent de nouveau à l'expression humoristique en faveur de formes plus austères, l'héritage des vieux talmudistes ne sera pas perdu pour autant : les masses juives vont le recueillir. Elles cultiveront avec amour et une véritable virtuosité l'apologue, le proverbe, les jeux de mots. Une riche production folklorique en résultera qui, sans cesse entretenue, refleurira, à chaque génération. Elle a gardé jusqu'à nos jours toute sa sève et sa vitalité. S'étant développée principalement en yiddisch (3) (russo-polonais et alsacien), elle est farcie de notions et de termes hébreux - bibliques, liturgiques, rabbiniques - plus ou moins détournés de leur sens originel.

Pour se faire une idée de ce que sont les "histoires juives", il est indispensable de savoir ce qu'elles ne sont pas. (Attention aux contrefaçons !)
Elles ne sont jamais obscènes; rarement triviales. Et, quand elles ont trait aux questions d'argent, elles ne révèlent pas (comme c'est généralement le cas dans les pseudo-histoires juives) la sordide passion du lucre on la malhonnêteté, mais tout le contraire.

Au premier acte du Dibbouk (4), S. An-Ski a mis dans la bouche d'un mystérieux personnage le midrasch hassidique suivant :

Un jour, un Rabbi reçut la visite d'un homme très pieux, fort riche, mais très avare. Le Rabbi le conduisit à la fenêtre : "Que vois-tu ?" lui demanda-t-il. "Je vois des gens", répondit le riche. Alors le Rabbi le conduisit devant un miroir. "Et que vois-tu, maintenant ?" lui demanda-t-il. "Je me vois moi-même", répondit l'autre. Là-dessus, le Rabbi dit : "A la fenêtre, il y a une vitre et au miroir, il y a une vitre. Mais la vitre du miroir est recouverte d'une couche d'argent ; et, c'est à cause de cet argent qu'on ne voit plus son prochain, mais soi- même".

Le mauvais riche est férocement ridiculisé dans l'anecdote, plus récente, que voici :

Un pauvre diable, accablé de multiples misères – chômage, femme et enfants malades à la maison, s'en va conter son infortune à un parvenu multimillionnaire. Celui-ci l'écoute, semble s'apitoyer, appuie sur un bouton. Un domestique paraît qui s'entend ordonner : "Mets-le dehors! Il me fend le cœur... "

Un autre malheureux se présente chez un autre mauvais riche, à moins que ce ne soit chez le même. Est-il arrivé au bon moment ? Il paraîtrait, puisque le seigneur, avec un large sourire, lui propose : "Un de mes yeux est de verre. Si vous devinez lequel, ce billet de dix mille francs est à vous."
Le solliciteur regarde un moment, puis : "C'est celui-ci ", prononce-t-i1 en montrant l'œil gauche de son interlocuteur.
- Parfait. Vous avez gagné, et l'argent vous appartient. Dites-moi seulement comment vous avez deviné ?
- Oh, c'est bien simple. Dans cet œil-là il reste encore une lueur d'humanité.

Le mépris des avares n'a d'égal que le mépris des sots :

Le père d'un petit garçon qui fréquente assidûment, mais sans profit, le héder (cours élémentaire d'instruction religieuse) a décidé de témoigner son mécontentement au melamed (instituteur). Il se rend donc à l'école et, derrière, la porte, il entend la voix de son rejeton ânninant le Kaddisch (prière des orphelins). Encore plus furieux, à cause de cette récitation qu'il considère comme un mauvais présage, il ouvre violemment la porte et se met à invectiver le maître. Celui-ci, très calme, rassure le butor : "Ne vous affolez donc pas ! D'ici que votre fils sache le Kaddisch, vous pouvez atteindre l'âge de cent vingt ans !"

Les auteurs anonymes de ces histoires exercent aussi l'autocritique. Ils l'étendent même à l'ensemble de la communauté juive. Ainsi, il ne leur a pas échappé que les reproches adressés aux juifs par les non-juifs ne relèvent pas tous de l'antisémitisme, mais contiennent quelquefois une part, au moins, de vérité. A cet égard, on trouve dans le recueil que le grand rabbin Debré consacra naguère à l'humour judéo-alsacien des moschelisch très significatifs. Celui-ci notamment :

Un nommé Aïzig amena dans sa localité natale la femme qu'il venait d'épouser. Cette jeune mariée ne brillait pas par ses charmes et était bien loin d'être séduisante. Comme c'est l'habitude au village, les amis et connaissances du marié, juifs ce non-juifs, étaient venus à la rencontre du jeune couple, et sur le passage, un lourdaud exprima tout haut l'opinion générale : "Net scheï, Aïzig" (elle n'est pas belle, Aïzig).
La pauvre épousée, pas si sotte, dit à l'oreille de son mari : "Dépêchons-nous de rentrer, il y a de l'antisémitisme ici, Aïzig." ("Dan ess réchës, Aïzig").

On connaît aussi le mot de ces deux Juifs qui, par un froid polaire, sortent d'un café, tout en continuant de bavarder, et laissent la porte grande ouverte. Derrière eux s'élèvent de justes et véhémentes protestations.

Alors un des deux lascars, se tournant vers l'autre : "Tu les entends, les antisémites ? "

Les Juifs orientaux (quelques occidentaux aussi, d'ailleurs) parlent volontiers avec les mains.

Deux de ces Juifs tombent ensemble à l'eau et s'en tirent miraculeusement. Les amis à qui ils apprennent leur aventure interrogent :
- Mais comment avez-voue fait ? Vous ne savez nager ni l'un, ni l'autre ?
- Ben quoi ? s'étonnent les deux "sauvés des eaux" Nous avons continué de discuter. (Discuter impliquant, naturellement, les mouvements de la brasse, exécutés sans arrêt).

A la base de plus d'une histoire juive, on découvre, quelque peu travesti, le sentiment biblique de la justice. Il a alors de curieuses ressemblances avec la houtspa (le culot)...

Deux frères vivaient de "subventions " mensuelles, collectées à droite et à gauche. L'un d'eux vient à mourir. Le survivant, fermement résolu à ne pas interrompre son industrie, voire à la développer, reprend, à la date habituelle, sa tournée. Que l'on juge de son indignation quand l'un des donateurs, certainement mal avisé, lui remit la moitié seulement de la somme réservée aux deux bénéficiaires : "Il s'agit de savoir, monsieur, glapit le schnorrer, si c'est vous qui héritez de men frère ou moi !"
Nous touchons là à un élément des plus caractéristiques de l'humour juif la logique la plus rigoureuse plantée la tête en bas...
A quelqu'un qui lui criait : "Fermez donc la porte! Il fait froid dehors !" notre 1ogicien sui generis riposte : "Et si je la ferme, la porte, fera-t-il dehors moins froid ?"

Histoires de fous ? Non, point. Mais histoires où l'abstraction systématisée atteint à l'idéalisme, un idéalisme qui ignore délibérément le réel et, au besoin, le nie. Comment en irait-il autrement pour des "rêveurs, du ghetto" ? La réalité leur est trop contraire : il faut bien s'en évader. L'évasion matérielle s'avérant pratiquement impossible, reste l'autre...
Le mysticisme hassidique a imaginé, comme il se devait, le plus grand nombre d'évasions de ce genre. On sait que les hassidim vénèrent leurs chefs spirituels, les tsadikim à l'égal de saints. Ils les croient capables de toutes les merveilles, leur en réclament souvent et en obtiennent quelquefois. Du moins le racontent-ils. Tels ces deux adeptes dont chacun vante à l'autre les hauts faits exceptionnels de son propre saint :
"Mon tsadik, prétend l'un, se trouvait vendredi dernier en route. Par suite d'un accident survenu à son carrosse, il s'est mis en retard, et le Schabess (5) est arrivé avant que le saint homme eût touché au terme de son voyage."
- Qu'est-ce qu'il a fait alors? demande l'autre, intrigué malgré lui.
- Que veux-tu qu'il fasse? Il a fait un miracle : A droite, c'était Schabess ; à gauche, c'était Schabess et là où passait son carrosse, ce n'était pas encore Schabess.
- Peuh ! grommelle l'antagoniste, mon initié à moi est beaucoup plus fort. Il habite, tu le sais, Odessa. Un jour, au beiss-hamédresch (6), pendant le schemen-esré (7), il a poussé un cri si terrible qu'il nous a tous glacés. La prière terminée, nous l'avons entouré, tremblants : "Qu'y a-t-il, Rebbé? Que se passe-t-il ?" "Le tsadik de Vilna est mort !", fut la réponse.
- Oh ! s'exclama le premier hassid, sidéré, vaincu. Et c'était vrai?
- Pas du tout, mais quel coup d'œil !
"Rien d'original à cela", objectera-t-on. Ce monde est le monde du rêve. La psychanalyse l'a, depuis longtemps, décrit par le détail. Monde du rêve si l'on veut, mais d'un rêve lucide et que le rêveur se crée à lui-même à volonté et, pour ainsi dire, sur mesure, "Réalisation" qui détrône, élimine, anéantit le réel.
Deux voyageurs sont seuls dans un compartiment de chemin de fer. Obèses, l'un et l'autre, massifs, énormes, ils se regardent avec sympathie et, naturellement, ils entrent en conversation. Le sujet "pluie et beau temps" épuisé, on en vient aux questions plus directes :
- Et où allez-vous, comme ça ?
- Je rentre chez moi, à Varsovie.
- Vous habitez Varsovie ? Ça alors ! mais moi aussi. Et quelle rue ?
- Rue Zamenhof.
- Rue Zamenhof ? Par exemple ! Mais moi aussi ! Et à quel numéro ?
- Au 33.
- Au 33? Mais moi aussi. C'est inouï ! Et à quel étage ?
- Au deuxième.
- Au deuxième ? Incroyable ! J'y habite aussi. Et comment vous appelez-vous ?
- Mon nom est Mendelevitch.
- Mendelevitch ?... Mendelevitch… Attendez donc, mais je vous connais : n'êtes-vous pas un petit vieux, maigre, avec un petit bouc et le nez en trompette ?
L' "imaginative" ici, a carrément effacé le concret, présent et tangible.

Monde du rêve? A peine. Monde de l'idéal plutôt. Monde où la matière perd toute consistance, où l'obstacle ne peut être que d'ordre intellectuel. Mais l'obstacle, voilà la grande affaire. Cet obstacle, on ne s'obstinera pas, d'ailleurs, à le réduire, puisqu'il suffit de le sauter. Au moyen d'une dialectique que les talmudistes connaissent bien et qui s'appelle le pilpoul. Ce procédé, sans cloute, est décrié et identifié avec " couper les. cheveux en quatre" . Qu'importe! Les résultats sont là qui montrent son étonnante efficacité :

L'histoire se passe, avant 1914, dans le wagon de première classe d'un train qui va de Paris à Bialystock, petite ville de Pologne. Les deux seuls voyageurs du compartiment sont : un vieux monsieur et, assis en face de lui, un "moins de trente ans". Celui-ci, fort élégamment vêtu, porte des lorgnons. Autre signe particulier : une imposante serviette en cuir est posée sur ses genoux.
Lors du contrôle des billets, le vieux monsieur n'a pas eu de peine - un simple coup d'œil - à apprendre que le jeune homme se rendait, comme lui-même, à Bialystock. Mais qui pouvait-il être ? That is the question. Et pilpoul de jouer à plein :
"Ça doit être un médecin. La serviette, le lorgnon... Mais qu'est-cc qu'un médecin de Paris vient faire à Bialystock ? Il y a bien le gabbé (8) Tischler qui est couché depuis trois semaines. Mais ça allait déjà mieux avant mon départ... La femme de Pasternac, peut-être ? Elle attend un bébé. Mais Pasternac est trop avare. Il appellera la sage-femme... Non, ce n'est pas un médecin. C'est un avocat. Oui, c'est ça... Il vient pour le procès Goldenberg-Aronson... Je me trompe : aux dernières nouvelles, ils s'arrangeaient à l'amiable. Alors, serait-ce pour défendre Schusterman ? Mais est-ce qu'un Schusterman a les moyens de s'offrir un avocat de cette importance ? Non, bien sûr. Ce n'est pas un avocat. Et pourtant... le lorgnon... la serviette... Oh! Un professeur ! - Allons donc ! Qu'est-ce qui l'amènerait à Bialystock ? Et si c'était le fils de... Voilà, voilà, j'y suis : le fils Grünwald. Son père l'avait envoyé, il y a cinq ans, à l'Université de Paris. Il a fini ses études et, maintenant, il rentre chez lui. C'est le petit Moïsché Grünwald. Seulement, il a, probablement change de nom… Pensez donc : un professeur de Paris! Il ne s'appelle plus Moïsché, mais Maurice ; ni Grünwald, mais… Comment dit-on déjà Grün en français ? Vert. J'ai trouvé! Vertbois."
Ayant trouvé, notre bonhomme se lève de sa banquette et, s'adressant à son compagnon, prononce sans la moindre hésitation :
- Pardon monsieur. C'est bien à M. le professeur Maurice Vertbois, de Paris, que l'honneur de 'parler ?
- Parfaitement ! Vous me connaissez donc ?
- Non, mais je vous ai... calculé.
Ici, la spéculation logique est-elle encore du pilpoul ? Elle est mieux que cela : de la sagacité, de la "voyance".

L'humour juif s'affirme, en somme, optimiste. C'est que les personnages qui l'incarnent croient, tous, à quelque chose L'un, à la justice; l'autre, au miracle ; ce dernier, à l'intelligence. Ils croient en l'avenir, un avenir évidemment meilleur que le présent.
Ils croient au Messie. Et leur foi s'exprime avec le sourire...

Le regretté rabbin Back disait un jour à son père, rabbin lui aussi, en lui présentant Edmond Fleg : "M. Fleg est un grand écrivain juif, Papa. Il s'occupe beaucoup de judaïsme."
- Il a bien raison, opina le vieillard, les actions du judaïsme sont tellement bas qu'elles ne peuvent plus que remonter..."

Le Messie. Le miracle. On trouvera, peut-être, que cet autre rabbin les envisage de façon surprenante quand, à un journaliste venu l'interviewer star la création de l'État d'Israël, il déclare :
"Eh bien, l'État d'Israël pouvait se créer de deux manières. Soit par la voie naturelle, c'est-à-dire l'arrivée du Messie ; soit par un miracle, c'est-à-dire la victoire des armes.
Car, comme chante le poète (9) :
C'est sûr, que le Messie viendra.
Il n'est que d'attendre patiemment. Sans, pourtant, se croiser les bras.

Dans son Analyse d'un miracle, Koestler, paraît-il, raconte cette histoire, qui nous servira de conclusion (happy end !) :

Un oracle révèle aux chefs des principales religions qu'à partir d'une date très rapprochée, les hommes devront, des siècles durant, vivre dans des souterrains, avec interdiction de remonter à la surface, ne fût-ce que pour une heure.
Affreuse perspective !
Le chef de la chrétienté publie : "Il faut prier !"
Le chef de l'islam s'abîme dans le désespoir.
ïsme, il réfléchit un instant, puis, dans un soupir, murmure : "il va falloir s'organiser."

Notes
  1. Sauf peut-être, dans quelques rares passages des Proverbes.    Retour au texte
  2. Il faut attendre le 19ème siècle pour voir naître les Scholem Alekhem, Mendele Mokher Seforim, Zangwill, etc.    Retour au texte
  3. Il existe un folklore du même genre, peu connu malheureusement, en judéo-arabe et judéo-espagnol.    Retour au texte
  4. Traduction Thérèse Kœrner, chez Rieder.    Retour au texte
  5. Le jour du Shabath.    Retour au texte
  6. Maison d'étude et de prière.    Retour au texte
  7. Prière des 18 Bénédictions prononcée à voix et que l'on ne doit interrompre à aucun prix.    Retour au texte
  8. Président de la synagogue.    Retour au texte
  9. Samuel David.

Judaisme alsacien
A . S . I . J . A .