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BREFS SOUVENIRS D'UN ANCIEN EI
Michel HEYMANN
Photographies : collection Philippe KLEIN

Les E.I.F (Eclaireurs Israélites de France) des années 60-70 fonctionnaient de la manière suivante: Un groupe local s'appelait une troupe. Celle-ci se composait de plusieurs patrouilles d'environ 8 à 12 éclaireurs. Une patrouille était dirigée par un CP (Chef de Patrouille) qui se distinguait par deux bandes jaunes qu'il portait sur son bras gauche et un SP (Sous-Chef de Patrouille) qui portait lui, une seule bande jaune sur son bras gauche. Chaque patrouille avait un nom et un fanion ainsi qu'un cri de ralliement du genre : CHAMEAUX !... et les autres de répondre: BOSSENT TOUJOURS !...

Pour compléter la panoplie du "parfait éclaireur", outre la chemise kaki et le foulard aux couleurs de la troupe locale, chaque "éclai" portait sur lui, du côté de l'épaulette droite, 2 bandelettes qu'on appelait des flots (d'où le terme "flottage") et dont la couleur représentait la patrouille à laquelle il appartenait. Garçons et filles étaient séparés tout au long de l'année. Suivant l'importance de la Communauté, on pouvait trouver une ou plusieurs compagnies pour les filles, ainsi que des troupes pour les garçons. Le système d'organisation était parfaitement identique à l'exception de la terminologie "clan" pour les filles et "patrouille" pour les garçons.

La discipline aux EI était en générale stricte et gare à celui qui n'obéissait pas aux ordres ! Les coups de pied au derrière étaient chose courante sans que celà ne choque parents ou enfants ! Celà ne veut pas dire qu'il n'y avait pas révolte du récipiendaire mais cette pratique était tout à fait tolérée. Durant l'année scolaire, les réunions avaient lieu en général le dimanche matin. Chaque patrouille était libre d'organiser ses activités. En réalité, en début de chaque trimestre, la maîtrise (les responsables de la troupe) et les CP se réunissaient pour définir un programme. Les activités de patrouilles se déroulaient dans des locaux privés (greniers, caves etc. que l'on amménageait avec le plus grand soin) ou sinon, au Centre Communautaire. A noter qu'il était très courant que le chef de troupe ou/et un de ses adjoints fassent le tour des patrouilles pour vérifier si tout se passait bien !

En toute saison et bien entendu en hiver, on partait au moins 1 fois par mois en sortie (de troupe ou de patrouille) en uniforme c'est à dire en plus du descriptif cité plus haut, en culottes courtes quelque soit le temps, neige, pluie ou -10°!.. Le dernier trimestre scolaire était plus particulièrement consacré à la préparation du camp. On apprenait à monter les tentes, on préparait le matériel à emporter (scies, haches, piquets, casseroles, vaisselles etc.) on apprenait à faire les noeuds de ficelle qui nous serviraient à construire des tables et bien d'autres choses! Et c'est avec une excitation de plus en plus perceptible que l'on sentait approcher la date tant attendue du camp d'été! Mais ceci est une autre histoire...


L'office est dirigé par Gerard Braun (Orvet)





1: Dr Jean Kahn - 2: Jean Kahn (président du CRIF) -
3: Gaby Israël

De g. à dr. : Simone Kogan née Reichner, "Paupaul", Roland Goestchel, Rolande Klein, Ruth Katz.



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