Quatre sont les Matriarches. |
Trois sont les Patriarches. |
Deux sont les tables de Moïse. |
Un c’est notre D. qui règne au
Ciel et sur Terre. |
Cinq sont les livres de la Torah.
Six sont les livres de la Michna.
Sept sont les jours de la semaine.
Huit c’est la circoncision.
Neuf sont les mois précédant
l’accouchement.
Dix sont les commandements.
Onze sont les étoiles (du rêve de Joseph).
Douze sont les tribus.
Treize ce sont les articles de la foi.
Illustration extraites de la Hagada d'Amsterdam |
LA FIN DU SEDERGrand Rabbin Max WarschawskiAlors que la première partie du Séder est l’évocation historique de l’asservissement et de la libération de nos ancêtres en Égypte, la seconde partie est faite de reconnaissance à D. et de chants divers. Ci-dessous, la traduction en judéo-allemand de e’had mi yodéa (la Chanson des nombres ; la traduction en français se trouve sous les images ci-dessus et ci-contre, qui en constituent une illustration) : Eins das weiss ich Le dernier chapitre de la Michna du Traité de Pessachîn décrit le déroulement du Séder pascal à la fin de l’époque du deuxième Temple et après sa disparition. C’est à partir de ces textes que se sont célébrées les soirées pascales, accompagnées de textes du Midrach pour étoffer les récits et permettre à tous de lire et de commenter l’esclavage et l’histoire de la sortie d’Egypte. Le Séder se terminait par la fin du Hallel (le début a été lu avant le repas), puis le grand Hallel (Psaume 136 suivi de Nishmath ainsi que la troisième coupe) jusqu’à Mélech El ‘Hé Haolamim. Après la quatrième coupe, on disait la “Nach Bro’ che” ("birkhath e’had me’ein sheva" - la dernière bénédiction après avoir bu le vin). Voici la Hagada ("récit" ou rituel de Pâque) telle que toutes les communautés la connaissaient. Au cours du Moyen âge, entre le 12e et le 15e siècle, les communautés ashkénazes ont ajouté des Piyoutim (poèmes liturgiques) tirés du Ma’hzor (rituel de prières), ainsi que des compositions populaires dont nous ignorons les auteurs. Ces textes sont tous chantés et souvent en Yiddish Daïtch (dialecte judéo-alsacien). Voici les pièces ajoutées qui font désormais partie intégrante de notre Hagada :
Les chants de Pessa'h sont extraits du disque Liturgie traditionnelle de la Vallée du Rhin, chanté par Michel Heymann et Jean-Marc Israël, au piano Pascal Ferraro.
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