
de
Jacquot GRUNEWALD
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Benny Gantz, le chef d'état-major de Tsahal, dit que Ahmadinejad et Khamenei sont des êtres "rationnels". Mais Barak, le ministre, dit que non. Ils ne sont pas "rationnels", explique-t-il, au sens où on l'entend en Occident. Je croyais, moi, que le fait de confondre Israël avec une "tumeur cancéreuse à supprimer" n'était pas un signe évident de rationalité. Barak veut-il dire que ça n'a pas l'air rationnel en Occident, mais qu'en Orient rien ne l'est davantage? Du coup le ministre et son chef d'état-major seraient d'accord. Ce qui, indépendamment du sujet traité, est quand même rassurant.
Sur quoi, Léon Panneta, le secrétaire d'Etat américain à la Défense, dit qu'il espère que Gantz sait de quoi il parle et qu'il a des raisons de croire qu'on est rationnel à Téhéran. Il a dû rire en disant ça. Parce que M. Panneta je ne l'ai jamais vu (à la télé) que sourire ou rire. Il doit aimer les trucs qui font rire. C'est le genre à connaître Coluche par cœur. Ahmadinejad, c'est les Fables de La Fontaine qu'il sait par cœur. Il vous répétera à l'envi que "la raison du plus fort est toujours la meilleure". Ça le rend tellement rationnel qu'il faut à tout prix l'empêcher de l'être.
30 avril 2012

Les égarements d'un parrain
J'aurais pu admettre qu'ayant donné les preuves de sa passion, fût-elle aveugle, pour la justice et la démocratie, une personne considère que le barrage dressé au Front National –bien qu'institué par le Législateur – devait être levé. Et comme sa passion le brûlait, cette personne, qui en avait la capacité légale, aurait parrainé Marine Le Pen… pour déclarer aussitôt: "J'ai fait ce que ma conscience me demande, mais je vous en conjure: Ne votez pas pour Marine Le Pen"!
Sylvain Semhoun ne peut se prévaloir de cette passion; il en a donné la preuve du contraire et "il n'exclut pas de voter lui-même pour Martine Le Pen"(1) . Il a tenu à la rencontrer pour lui remettre en main propre le formulaire du parrainage. Qu'il ait agi de la sorte, alors que des Français d'Israël, dont une majorité de retraités l'ont élu à une Assemblée qui lui accorde ce droit, est une forfaiture. Le programme du Front National prône la suppression de la double nationalité et le retour au franc qu'il veut dévaluer, deux mesures qui auraient des conséquences néfastes pour les électeurs du parrain. Sans même évoquer le fait qu'élu pour soutenir un candidat et son parti, en l'occurrence Nicolas Sarkozy et l'UMP, son virage politique est par lui-même une trahison.
Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, a souligné que "les valeurs du judaïsme sont incompatibles avec celles du Front National" et des "catégories" qu'il établit entre Français. Le passé du Front National et de nombre de ses idéologues, le maintien de son fondateur comme Président d'honneur, le retrait de l'Otan et de l'Europe que préconise son programme à l'heure du danger qui menace depuis Bousher et Qom, ajoutés aux récentes déclaration de Marine Le Pen sur la viande "hallal" ne sont que quelques-unes des raisons qui ne permettent pas d'excuser le comportement de Sylvain Semhoun.
(1)…"en attendant de voir l'intégralité de ses déclarations" (sic), d'après "Le Point" qui est à l'origine de l'information. A des médias français, en Israël, Sylvain Semhoun a affirmé que lui-même ne voterait pas pour Marine Le Pen. A Yeditoth Aharonoth, en revanche, il a déclaré: "Vous seriez étonné du nombre de Français en Israël qui voteront pour elle".
16 mars 2012

Savoir investir
"Life Kompass 3", c'était un fonds spéculatif formidable. Très bien conçu mais mal orienté. Le truc consistait à parier sur la mort des gens pour s'enrichir. Kompass (à trépas) pour les uns, Life pour les autres. 500 personnes s'étaient portées volontaires aux Etats-Unis. Plus vite elles mouraient plus les investisseurs gagnaient. Seulement, ces types n'étaient pas honnêtes. Ils y mettaient de la mauvaise volonté, se gorgeaient de vitamines, faisaient du sport. Peut-être même qu'ils priaient. Alors bien sûr, rien n'allait plus. Et les 10.000 investisseurs qui, en Allemagne, ont placé 200 millions d'euros ont commencé à se dire qu'ils sont nés un siècle trop tard et qu'à l'époque on n'avait pas besoin de courir Outre‑Atlantique pour désigner les volontaires. Parce qu'avec 3% de rendement, autant investir tout de go dans le nucléaire iranien. Avec seulement 3%, on s'aperçoit vite qu'un truc n'est pas moral, et la Deutsche Bank s'en est rendue compte, elle aussi. Et a accepté de rembourser les investisseurs qui le demandaient.
C'est évident que ça pouvait marcher avec 500 mangeurs de hamburgers qui ont la Sécurité Sociale d'Obama. Il fallait prendre des volontaires au Sahel, au Soudan du Sud… L'Ouganda, la Corée du Nord, sont pas mal non plus. L'Afghanistan, l'Irak garantiraient plus que 3% quand même! Et puis, il faut affiner. Prendre une région précise dans le monde et une catégorie particulière de gens. Tenez, la Syrie aujourd'hui, avec pour volontaires les journalistes, ça vous assure un taux de rendement à deux chiffres. Sans risques.

Ils sont incroyables!
80%! C'est un sondage commandité par L'Institut israélien pour la Démocratie qui le dit: 80 juifs sur 100 en Israël pensent que Dieu existe. Ils sont incroyables! Voilà dix ans qu'ils jouent au tiercé. Il n'a répondu (et encore que très partiellement) qu'à 0,00021675 d'entre eux et ils disent qu'Il existe. Pour la Loterie Nationale, c'est pareil. Avec une toute petite variante: ils sont 0,00021567 à avoir gagné la mise. Vous me direz que 87, 38% parmi ces derniers n'avaient pas pris de billets. Et alors? Le rêve, c'est fait pour les canards sauvages? S'Il les avait fait rêver, je ne sais pas, moi… disons des Rothschild ou même de M. Stanley Fisher, le distingué Gouverneur de la Banque d'Israël, c'est sûr qu'ils auraient couru s'acheter un billet! C'est quand même à Lui de prévenir les gens.
C'est comme pour la paix. Voilà des années que rien ne change. Il ne fait rien. Pas le moindre rêve pour indiquer à Abou Mazen le numéro de téléphone de Bibi. Et alors que le Prophète Elie s'en va un peu partout dans le monde, Il lui interdit de rendre visite à Bibi pour lui dire où trouver Abou Mazen. C'est évident. Parce que sinon, vous pensez bien que depuis belle lurette Tsahal planterait des coquelicots et autres calanioth à Tseélim Alef et Beth.
Bon, il y a quand même 20 % d'Israéliens, juifs de surcroît, qui croient d'une foi parfaite qu'Il n'existe pas. Ils se sentent un dépassés. Il n'y a pas si longtemps, ils étaient sûrs que la saine raison l'emporterait et que les 80 % ce seraient eux! Ils n'y a qu'à attendre, expliquent-ils. Le miracle ne durera pas.

La tour interdite
Ça collait bien. D'un côté le rocher de Gibraltar et de l'autre, la "Tour de David" sur son rocher à elle. Ça faisait un joli timbre à coller sur les enveloppes. Seulement, ce timbre qui devait être commun aux Postes de Gibraltar et d'Israël, est introuvable. Gibraltar n'en veut pas. Pourquoi? Parce que la Tour de David est sise dans la vieille ville de Jérusalem. Ce qui montre qu'on n'a pas besoin de timbre pour être timbré.
La pseudo "Tour de David" et les timbres ont pourtant une longue histoire. Les premiers timbres en usage dans le Foyer National Juif en Palestine sous mandat britannique montraient la Tour de David en long et en large. Aujourd'hui, on ne peut plus. Aux époques où les Juifs proclamaient: "L'an prochain à Jérusalem", personne n'y trouvait à redire. Maintenant qu'ils y sont, on les traite de "colons". Ils voudraient même "judaïser Jérusalem"! Mais si! Et aussi judaïser la Tora, le Capitaine Dreyfus, Moïse et Einstein! Et la 'houtspa en plus, alors qu'à l'évidence, c'est une spécialité de Gibraltar.
Aussi, si l'envie vous prenait de passer le prochain Séder à Gibraltar (il y a des pubs qui le proposent) arrachez dans votre Hagada là où vous lisez: "Lachana habaa biroushalaïm". Détroit d'esprit comme on l'est à Gibraltar, on risque de vous expulser. C'était comme ça déjà, il y a cinq cents ans. Quand les juifs y judaïsaient.
15 janvier 1012

C'était dans les Yedioth Aharonoth, cet été. Un Monsieur de Tel Aviv cambriolait l'épicerie dont il avait été congédié. Il aurait eu tort de se rendre ailleurs: ne connaissait-il pas l'emplacement des produits dans chaque rayon ? Sa femme l'accompagnait. Image charmante de l'amour et de la fidélité conjugale. Pour faire le guet ? Pour choisir ses chocolats préférés ? Vous n'y êtes pas. Elle récitait les Psaumes afin que son époux fasse un bon vol et qu'il ne lui arrive rien de mal.
Vous souriez... Mais c'est la chair de poule qui vous prend au spectacle de toutes les aberrations commises au nom de la Tora. Les dernières en date se passent à Beth Shémesh. La pire est celle que je relève dans un article du Président du Crif. Il rapporte que l'une des crapules qui ont fui en France après avoir, avec leur bolide, blessé à mort Lee Zeitouni, "arguerait de sa pratique religieuse" pour expliquer (?) son refus de comparaître devant la justice israélienne.
Le Talmud traite de "dévot stupide" un homme qui voulait retirer ses tephilines avant de porter secours à un enfant en train de se noyer. Mais quand de la stupidité on passe à l'injure, à la violence puis au crime en se réclamant de la Tora, on l'entend qui pleure en nos cœurs.
29 décembre 2011

Les partis islamiques : Acte II
M. Zaki Laïdi est directeur de recherches à Sciences Po. Parmi les "Idées" du Monde, il a publié la sienne (5 déc.) à savoir que les partis islamistes vont arriver "en tête à toutes les consultations électorales libres dans le monde arabe" et qu'au lieu de s'en effrayer il faut "s'adapter". D'ailleurs, tout est très bien. La "représentativité indiscutable" des partis islamistes ne renvoie-t-elle pas "aux trois composantes des révolutions arabes": la "composante politique d'inspiration libérale", "une dimension sociale forte face à l'injustice, aux inégalités, à la corruption et une dimension égalitaire..."?
Et moi qui croyais qu'il y avait une composante religieuse. Eh bien pas du tout. Il n'en est pas question. Pas même d'une composante religieuse "d'inspiration libérale". "Allah Akhbar!" ça doit signifier quelque chose comme "Il est interdit d'interdire" ou "sous les pavés la plage".
Cela dit, "l'enjeu central reste et restera le règlement du conflit israélo-palestinien". Vous en doutiez? C'est sûr que ça va résoudre tous les problèmes d'analphabétisme, de chômage, de crimes d'honneur… "Respecter les choix électoraux de ces peuples et avancer sur la voie d'un règlement au Proche-Orient que M. Laïdi souhaite "équilibré", ce sont là, écrit-il, "les scènes de l'acte II des révolutions arabes qui commencent". Il ne parle pas, M. Laïdi, de l'acte III. De l'acte III, selon les partis islamistes. La position d'équilibre, parfois, donne le vertige.
6 décembre 2011

Le mauvais œil
Je trouve ça très bien que le jeune Assad veuille revenir à son premier métier. C'est le Mufti qui l'a dit… qu'Assad lui a dit qu'il lui restait quelques trucs à régler (la réforme politique, entre autres) et tout de suite après il ouvre un cabinet d'ophtalmo. Je trouve ça très bien parce que comme président, il avait les yeux plus grands que le ventre. Et le printemps arabe, comme on dit, il s'en battait l'œil. C'est bien simple, il s'est fourré le doigt dans l'œil. Alors, avec une abnégation touchante et sans penser à eux-mêmes, ses hommes de main fourrent leur doigt dans l'œil (1) des autres. Ça marche aussi avec une matraque ou une kalachnikov
Donc le Dr. Bachar Al Assad aura plein de boulot avec les yeux crevés des gens et les gaz lacrymogènes qui ont abîmé les pas crevés. Le problème, c'est qu'à force d'être président, il est devenu un mauvais toubib. Même vous, vous vous rappelez cette règle en optique: "Je vois l'œil de qui voit mon œil". Eh bien, Assad, l'a oubliée. Il ne voit pas l'œil dans la tombe qui regarde Caïn.
1. Ce qui permet de dire qu'ils se fourvoient.
1 novembre 2011

Que vaux-je?
On vous a appris qu'une équation peut se lire de droite à gauche ou de gauche à droite. Par exemple A+B = B+A. Eh bien c'est faux. Prenez la libération de Shalit où A = 1 et B = 1023. Vous pouvez choisir entre A+B et B+A, mais vous ne pouvez pas dire que l'un
ET l'autre sont justes. Si 1 = 1023, moi, qui depuis cinq ans n'ai pas été pris en otage, ni mis au secret et qui voyais le jour tous les jours en Israël, j'appartiens au groupe des 1023. D'accord? Mais du coup, que vaux-je? Car c'est bien la question que je me pose et que chacun se pose… Eh bien, je ne vaux pas lourd. 1 divisé par 1023. Sur mon appareil à moi, j'obtiens 0,0009775. Mais faites le calcul vous-même. Vous avez peut-être une meilleure calculette. N'empêche que si de plus, vous regardez Guilad, flottant dans son uniforme de Tsahal et les 1023, plutôt grassouillets à leur sortie de prison (je veux dire des "geôles sionistes"), je suis encore très très en dessous des 0,0009775.
Alors, bien sûr, vous pouvez vous rabattre sur la seconde équation, dire que 1023 Palestiniens ne valent qu'un Israélien… Mais là, ça s'appelle du racisme. Vous aurez beau dire que le taux a été fixé par le Hamas, que le gouvernement israélien et les gens du pays on été contraints de l'accepter, que la Commission Shamgar, chargée de fixer les règles de la prochaine prise d'otage propose un Mohamed contre un Guilad ou un Guilad contre un Mohamed (ce qui rassure les matheux), rien n'y fera: Guideon Lévy vous attend au tournant.
N.B. Il n'y a pas de relation entre le titre et ce que De Gaulle disait de nous. Le Général ne faisait pas de fautes d'orthographe.
1 novembre 2011

D'Est en Ouest
Correspondant du
Monde en Israël, Laurent Zecchini affirme que "les juifs ne cachent pas leur ambition de grignoter les quartiers chrétien, arménien et palestinien" de Jérusalem. "Déjà, écrit-il, l'opulente galerie commerciale Mamilla constitue une artère stratégique reliant Jérusalem-Ouest à la porte de Jaffa. Sauf que", continue M. Zecchini, "ses concepteurs n'avaient pas prévu qu'elle serait utilisée… dans les deux sens: on y croise de plus en plus de Palestiniennes portant foulard islamique, qui viennent y faire des emplettes infaisables à Jérusalem-Est!"
Les concepteurs ne l'avaient-ils pas prévu? Disons que, peut-être, ils n'osaient l'espérer! Ces Palestiniennes ne sont pas seulement d'excellentes clientes, elles sont les bienvenues, ici, comme ailleurs à Jérusalem. Il m'arrive d'en croiser dans mon (lent) jogging le long du jardin botanique, très loin de… l'Est; on les rencontre, elles et leur mari, dans (l'opulent) centre commercial de Malkha, comme on les voit, chargées de cabas, dans la rue Jaffo. La présence de Palestiniennes dans la galerie marchande, ces mini Champs-Elysées de Jérusalem d'une réussite architecturale et commerciale évidente, n'est nouvelle que parce que la galerie est nouvelle. Mais la présence palestinienne – malades et médecins – dans les hôpitaux de Jérusalem, ne s'est-elle pas faite depuis toujours d'Est en Ouest?
2 octobre 2011

Sont maboules…
D'abord je m'excuse. Je m'excuse auprès du Grand Turc et de Bibi le Grand. Par la même occasion, je m'excuse auprès du sublime Sheldon Adelson du Canal 10 israélien. Voilà, c'est fait. Je vais pouvoir écrire.
Pour dire qu'il y en a marre du Marmara parce que la grande fâcherie n'a rien à y voir. Tout est de la faute de Sarko qui veut des Députés pour les Français de l'étranger! Alors, bien sûr, Daphna Poznanski qui se présente dans la 8e circonscription (elle regroupe Israël, l'Italie, la Grèce mais aussi la Turquie) annonce qu'elle va faire campagne à Istanbul. Inquiet pour son avenir politique (on n'est jamais trop prudent) M. Erdouan se met à étudier le français. Si, si, il bosse fort.
Or au même moment en Israël, jaloux de Christophe Bigot qui manie l'hébreu comme s'il était né avec, M. Natanyahou décide lui aussi d'apprendre le français! Et voilà que lors d'une de ces amicales conversations téléphoniques dont ils étaient coutumiers depuis que Bézek a baissé le prix des communications, le Premier ministre turc, fier comme Erdogan (qu'il est), s'en vante à son homologue d'Israël qui dit que lui aussi, etc. Même qu'ils ont le même livre! Erdouan fait son malin et (leçon n°12) s'écrie: "Courbe-toi fier Sicambre". Bibi (il allait pas faire moins!) lui répond: "Cambre-toi fier si courbe"! Seulement la réplique de Clovis, elle figure dans la leçon 13 et la 13e leçon, Erdouan l'avait sautée (il était passé à la leçon n° 24 où qu'il y a des BD). Il a pris ça pour lui! "Vous n'êtes qu'un Bibi Fricotin", il lui dit. Netanyahou (lui, ne connaît que les comics) se vexe. "Fricotin toi-même"! qu'il lui répond, ajoutant (leçon N° 15): "Je suis fort comme un Turc, moi". Vous devinez la réaction du Mamamouchi! La suite vous la connaissez.
Pas la fin, c'est pour ça qu'il faut arrêter. Dare-dare. On va quand même pas se mettre en boule parce qu'on l'a perdue, là‑bas, à Istanbul.
14 septembre 2011

Tenter l'impossible
Pour apprendre l'humour aux hommes, Dieu plaça dans la bouche de Bil'am qui voulait maudire Israël les mots par lesquels il allait les bénir. Alors, au spectacle des tentes des Hébreux dans le désert, il s'écria, émerveillé (cf. Nombres 24, 1- 2): "Qu'elles sont belles tes tentes, Jacob, tes demeures, Israël." Les enfants d'Israël reprennent cette phrase au moment d'entrer dans une synagogue, sans toujours se rappeler qui en fut l'auteur. Mais de la leçon divine, ils s'en sont souvenus, cet été, en fixant leurs tentes chez "Rothschild" de Tel-Aviv.
Encore que la petite phrase de Bil'am participait de la logique plutôt que du miracle. L'Écriture ne rapporte-t-elle pas quelques versets plus tôt (23, 21), "qu'il n'avait pas vu d'injustice en Jacob, ni de mal en Israël". Pouvait-il alors ne pas admirer les tentes d'Israël? Les tentes de chez "Rothschild" répondent à la même démarche. En sens inverse. Elles veulent conduire à la fin des injustices sociales et de ce qui va mal en Israël. C'est pour ça qu'on les a plantées et que les foules ont rallié les planteurs. Le miracle, c'est qu'au Trésor, on ait fait de même. Car il est bien vrai que faire changer d'orientations nos grands argentiers, tient du prodige.
En politique, aussi, les conceptions peuvent changer. Par moments, on a comme l'impression que nos princes ne s'y opposeraient pas. Sauront-ils alors convaincre les peuples arabes et les Palestiniens que nos tentes sont belles? Et ceux-là accepteront-ils pour de bon de planter leurs tentes
à côté d'elles ?
30 août 2011

De haut en bas
Avoir des idées quand on n'a pas de pétrole, c'est bien. Mais avoir du pétrole et des idées c'est mieux. Je veux parler de l'Hamandinejad. Il a du pétrole, ça tout le monde le savait. Mais réclamer aux pays d'Europe la pluie qu'ils font pleuvoir des nuages au-dessus d'eux parce qu'ils priveraient l'Iran de son eau, il fallait y penser. Ça ouvre des perspectives tous azimuts. La pluie du ciel n'appartiendra plus au pays en dessous mais à tous. Vous vous rendez compte de la manne pour les plus démunis? On se partagera tout ce qui est dans le ciel. Le soleil brillera pour tout le monde. Personne ne fera de l'ombre à personne. On se partagera aussi les hirondelles. Elles n'annonceront pas seulement le printemps arabe, mais le printemps birman, le printemps en Somalie, en Chine, au Congo, au Zimbawe, en Tchétchénie et même en Iran: l'Haman (j'abrège son nom parce qu'il est un peu compliqué) ne pourra quand même pas envoyer ses fusées sur les hirondelles dans le ciel de Téhéran!
Et puis pourquoi seulement partager ce qui est au-dessus des terres, on fera itou pour ce qui est dessous. Et là encore, on compte sur l'Haman. Après cette drôle de guerre qu'il déclenche un peu partout et de la pas drôle du tout de guerre qu'il nous prépare, on réalisera le rêve des alchimistes du nouvel âge: Transformer le pétrole en paix drôle. Une paix drôlement bien.
25 juin 2011

Aux urnes, citoyens!
Diverses prédictions annoncent la fin
des temps pour le 21 décembre 2012, fin
d'un cycle du
compte long du
calendrier maya. D'autres Oracles comme Nostradamus ou encore la Sibylle, prévoient eux aussi l'apocalypse pour la même date –si bien que je profite d'ores et déjà de ces lignes pour dire un petit au-revoir aux amis. Ce qui s'avère sûr en attendant, c'est que 2012 sera l'année de toutes les élections. De Sarko à Daphna, de Bibi à l'après-DSK. Des élections inutiles parce que les sondages y pourvoient parfaitement. Si on les maintient, c'est parce que les sondages ont montré que les électeurs y tiennent. Les dirigeants politiques encore plus. Les urnes ne sont-elles pas l'ultime preuve de la fécondité par génération spontanée? C'est grâce à elles quand même, ne l'oublions pas, que des élections libres et démocratiques peuvent avoir lieu, aujourd'hui, dans presque tous les pays du monde.
Même en Corée du Nord. Là, elles sont d'autant plus superflues que les sondages le sont aussi. Le sympathique Kim Jong-Il, démocratiquement élu, y suffit. N'a-t-il pas fait connaître qu'avec 98 points sur 100, son pays vient en deuxième place sur l'échelle du bonheur des Etats dans le monde? A la première place, toujours selon le bien-aimé Kim Jong-Il, figure la Chine avec 100 points de bonheur et en troisième Cuba (93 points) qui devance l'Iran (88 points), suivi du Venezuela avec 85 points. La Corée du Sud, elle, n'a que 18 points et le dernier de la liste des 152 pays répertoriés sont les Etats-Unis avec 3 points.
Obama a-t-il encore une chance de redresser la barre? Avec un tel écart, on peut en douter. Mais en ce qui concerne la Corée du Nord, la Chine, l'Iran, Cuba et le Venezuela, c'est sûr que les prédictions du bienheureux Kim Jong-Il seront confirmées par les élections de 2012. Ou de 2022.
9 juin 2011

Ô tram, ô désespoir, impuissance ennemie…
Voilà 15 ans qu'on l'annonce, 10 ans que les travaux ont commencé et les Hiérosolomytains n'ont toujours pas de tram. On le voit circuler à vide, élégant en son complet gris, mais il n'est pas en circulation.
Pourtant les premiers tickets ont été achetés. Depuis longtemps! Eh bien justement… Qui a pu acheter des billets d'un tram qui n'est pas en circulation? Qui a pu acheter des billets du tram de Jérusalem? Le Messie, évidemment! Et tant qu'il n'y viendra pas, le tram continuera à rouler à vide. Bien sûr, il y en a des qui ont voulu se faire passer pour lui. Ils ont acheté des billets. Mais pas question, à Jérusalem, de se laisser avoir une fois de plus!
On reconnaît à la direction du tram, le drame qui se trame. On se borne à vous répondre: "On l'attend". Rien de nouveau, donc. Le train-train. "Même s'il tarde à venir, on l'attend quand même", nous a-t-on répété. Certes, le Messie a quitté Rome où le Talmud le cantonnait, mais personne ne sait à quelle station il compte embarquer. A Méa Shearim? Au Kotel? A Siluwan? A Cheikh Jara? Au King David? Chez les Petites Sœurs des Pauvres? A Gueoula ou à Har Nof ? Il paraîtrait surtout qu'il ne sait pas à quelle station descendre.
16 mai 2011

Qui traduira en arabe "Le temps des cerises"?
Le printemps arabe… On aimerait tant qu'il soit suivi par un bel été. Mais comment et à qui le dire? Comment dire à ces jeunes héros qui affrontent la mitraille et les tortures que nous les admirons sans que nos encouragements les fassent passer pour des complices des sionistes, des singes et de Satan?
Et puis nombre de ces révolutionnaires ne voient-ils pas en nous le galeux d'où leur vient le mal? Pour connaître Israël, ils ne trouvent sur Twitter, Facebook, sur Internet, grâce auxquels ils s'organisent, que des sites antisémites, d'extrême gauche ou ceux des boycotteurs d'Israël et, à l'autre pôle, les gloussements de Sara au pays des merveilles ou la langue de bois des encenseurs d'Israël‑Béteinou?
J'exagère? Sans doute. Mais à quand un site anglais et arabe pour expliquer Israël à ceux de la place Tahrir, de Benghazi et de Deraa? Pour leur dire qui sont les Juifs sur leur terre revenue qui aimeraient tant construire avec eux un Proche-Orient nouveau?
1 mai 2011

A cause du tournevis n°5
Il y a des moments où on se sent un peu perdu… Je vous explique: Un million de personnes ont acheté "Indignez-vous" de Stéphane Hessel. Un million! J'allais pas faire bande à part. C'est pas mon genre. Mais on n'est jamais tranquille. Je commençais à m'indigner quand le voisin a frappé à la porte pour me demander un tournevis n° 4 parce que… Mais ça vous est égal de savoir pourquoi il avait besoin d'un tournevis n° 4, alors je n'entre pas dans les détails… Bref, j'allais chercher mon tournevis n°4 et du même coup, je faisais tomber le petit livre, qui naturellement s'ouvre en son milieu. Là où l'auteur écrit que "sa principale indignation concerne la Palestine, la Bande de Gaza, la Cisjordanie" et qu'il "faut absolument lire le rapport Richard Goldstone de septembre 2009 sur Gaza, dans lequel ce juge, sud-africain, juif, qui se dit même sioniste…" Alors, moi, je tape "Goldstone juif sud- africain" sur Internet. Je comptais m'indigner tout mon soûl et voilà que mon voisin revient! C'est le tournevis n° 5 qu'il lui fallait parce que… Bon passons, et il me dit: "Vous avez entendu à la télé? Goldstone… Oui, le type du rapport Goldstone… Il dit que s'il avait su, il n'aurait pas écrit son rapport comme ça!"
Alors, vous comprenez pourquoi je suis perdu? Même que Stéphane Hessel, doit l'être un peu, lui aussi…
12 avril 2011

Les autres
En ces temps d'incertitude, en ce printemps arabe dont on ignore les saisons qu'il prépare, en ces jours où à Ithamar, comme à Jérusalem, l'abomination a semblé effacer des acquis qui, l'avant-veille paraissaient impossibles, quelques lignes, somme toutes banales, lues dans
Le Monde, nous ramènent à des temps oubliés. Des lignes banales, parce qu'elles ne devaient pas nous informer d'un fait exceptionnel. Mais de le voir rapporté noir sur blanc a rouvert des portes qu'on croyait fermées.
Elles nous parlent de Hajmi Lourimi, un islamiste, qui "affiche dix-sept ans et demi de prison [en Tunisie] et plusieurs séances de tortures", libéré en 2007. A 48 ans, aujourd'hui, dit le journal, "il prépare un master consacré à Emmanuel Levinas". Et j'ai pensé, aussitôt, à cette longue période du 10e au 15e siècle, où la langue arabe a servi de moyen d'expression aux philosophes juifs; où les écrits philosophiques arabes ont nourri la pensée des rabbins et où, malgré les difficultés et autres aléas, le dialogue entre hommes de raison et de théologie a permis, sur le parchemin ou le papier pour le moins, des rencontres heureuses.
Si seulement, Levinas, "le philosophe de l'altérité" comme le définit Hajmi Lourimi et qui nous apprend à connaître le visage de l'autre, et l'autre qui pourrait consentir à se découvrir dans notre visage, voulaient murmurer, voulaient crier à nos politiques que le temps est venu de revenir au passé.
30 mars 2011

Bientôt des forêts propres
C'est pas tous les jours, mais aujourd'hui, je vais vous parler des dieux. Asclépios vous connaissez? C'est un Grec, le dieu grec de la médecine. A Rome, on l'appelait Esculape. Seulement, c'est le Grec, Asclépios qui a deux filles: les déesses Hygie et Panacée. Panacée qui héritait de son père la faculté de guérir. On le sait bien en Israël. L'Agence Juive ne répète-t-elle pas à l'envi qu'Israël est la panacée de tous les maux? Mais sa sœur, Hygie, qui elle aussi a hérité de son médecin de père pour être la déesse de la Propreté, elle est à peu près inconnue en Israël. Et voilà qu'elle est apparue. Sur les côtes de Césarée! Il a suffi d'un coup de vent un peu plus fort pour qu'il nous la découvre, tout en marbre, sans tête ni bras, cette Hygie qui est à l'origine (étymologique) de l'hygiène.
C'est magnifique cette déesse Propreté qui débarque. Le problème est qu'on distingue mal son rayon d'action. Les plages de Césarée, ça allait. Même à l'état amphibie, elle était pas mal efficace. Maintenant, on va pouvoir la balader dans tout le pays. Mais ce ne sera pas toujours facile. Après Yom Haatsamouth et les restes de barbecues dans les champs et les forêts, personne n'y verra à redire. Mais pour Lag Ba'omer, les Hassidim et autres adeptes du pèlerinage à Méron pourraient être effrayés par une déesse qui nettoierait à leur place. Avec des bras peu couverts. Et une tête qui ne l'est pas davantage. Vous me direz que l'Hygie de Césarée n'a plus ni bras ni tête. Et alors? Vous croyez vraiment que toutes les têtes couvertes ont toujours une tête? La kipa en tient lieu bien souvent et les larges foulards itou, qui ont tendance, aujourd'hui, à descendre jusqu'aux talons.
24 février 2011

Parole du "Dieu vivant"
La grandeur du Talmud est de rapporter les débats sur la
Halakha, le droit rabbinique, avant qu'elle ne fût fixée. Une fois que la loi était arrêtée, ses ex-contradicteurs la respectaient avec scrupule.
L'une et l'autre opinion étaient considérées comme "la voix du Dieu vivant", de Dieu continuant à inspirer les maîtres de la Tora. C'est la rencontre ou le choc de points de vue différents qui traçait la voie à suivre.
Lorsqu'un rabbin affirme aujourd'hui que son propos est
da'at Tora, la "pensée de la Tora", il reprend une formule qui, à ma connaissance, figure (une seule fois) dans le Talmud, où elle s'oppose à celle que Rachi traduit par l'ancien mot français sospecier:
suspecte. Dire à propos du processus de paix que l'une ou l'autre mesure à prendre ou à ne pas prendre est "la pensée de la Tora", ou
LA Halakha, et donc qu'une opinion différente est suspecte ou s'y oppose est pour le moins abusif. S'il est une "parole du Dieu vivant" dans ce débat, c'est celle qui rappelle aux hommes que la paix sur terre est leur affaire et de leur responsabilité.
Ossé shalom bi-merovav: Dieu fait la paix dans "ses hauteurs", dit le Livre de Job (25, 2). La suite du texte qui clôt le Kadish, est un vœu ou une imploration. Pas une invite à la passivité ou au refus.
9 février 2011

C'est net !
J'ai un ami qui de temps en temps me demande l'une ou l'autre explication biblique par mail. Cette fois, sa "demande urgente" était différente. Il avait besoin de 2.200 euros car, on lui avait tout volé à Abidjan où il se trouvait en situation de "grand danger" avec son amie L. "Je t'expliquerai à mon retour", promettait le mail, qui me communiquait son n° de compte et le nom de sa banque, "la seule qui peut encore faire des transferts". J'ai téléphoné à mon ami. A son domicile de Jérusalem. Il va bien, merci. De son amie L. il avait reçu la veille un mail l'informant qu'elle "se trouvait en situation de grand danger avec son ami Paul". Elle lui expliquera à son retour… La banque et le numéro de compte étaient les mêmes.
Donc, je ne lui ai pas prêté la somme à partager avec tous ceux de
l'undisclosed list destinatrice de son mail. Que je n'étais pas le seul à qui il demandait service était vexant. Car pour mes amis dont les adresses électroniques sont piratées je n'aurais aucune peine à prélever ce qu'il faut de mon compte électronique. Il est régulièrement alimenté par les concours et tirages au sort de "RTL", "Madame Figaro", "Microsoft"… J'en suis aujourd'hui à 27 millions d'euros. Alors, vous pensez: 2.200 misérables euros! D'autant, c'et sûr, j'attends un nouveau million d'un prochain tirage au sort de "l'Express".
12 janvier 2011

Le nouvel apartheid…
Ceux qui ont commencé, ce sont les olim d'Ethiopie. Jusqu'à leur arrivée, les choses étaient toute simples: "Israël –Etat raciste", ça passait bien... Heureusement qu'ils étaient juifs et sionistes, on pouvait reprendre l'idée de sionisme= racisme qui avait rencontré un franc succès à l'ONU. Et voilà que les Noirs du Soudan, d'Erythrée, d'ailleurs en Afrique risquent leur argent, leur corps et leur vie pour trouver refuge où? En Israël. Du coup, le slogan sonnait mal. Alors on a trouvé: "Israël, Etat apartheid"!
Bien sûr l'apartheid est aussi une forme de racisme, cependant la notion comporte davantage les idées d'ostracisme, d'exclusion… C'est moins la couleur de peau qui est visée, que l'égalité refusée à tous les citoyens de manière égale. Un bon truc, l'accusation d'apartheid! Ça marche très bien pour exciter au boycott d'Israël et de ses exportations. Et voilà que Moshé Katsav, l'ancien Président de l'Etat d'Israël est condamné par un tribunal qui, tout l'indique, va l'envoyer prison. Le président de la Cour qui a proclamé le déshonneur de celui qui fut le premier personnage de l'Etat juif, s'appelle George Qara.
Il est arabe et chrétien.
3 janvier 2011

Le nouvel Atlas
Vous imaginez un Atlas diplomatique selon WikiLeaks? A pour commencer. Avec l'Angleterre si soucieuse des droits de l'homme qu'un Israélien moyen n'ose plus s'y rendre de peur d'être pendu dans la Tour de Londres pour crime de guerre. On y lira que le Gouvernement de sa majesté britannique a formé et a entraîné le Rapid Action Battalion (RAB) du Bengladesh, grand maîtres ès tortures et responsable de la mort sans jugement de centaines de gens. Toujours dans A: L'Arabie Saoudite demande aux Etats-Unis de bombarder l'Iran. Et Z pour finir avec la (Nouvelle) Zélande qui à grands renforts de scandales a coffré des gus du Mossad pour crime de faux passeports uniquement pour… bêler aux pays arabes et leur vendre beaucoup, mais beaucoup de petits moutons. Au hasard de l'alphabet, vous vous arrêterez à Fatah qui fait risette à Israël pour qu'il liquide le Hamas.
Sur Israël même, Wikileak n'a pas dit grand-chose. Certes, il reste des masses de télégrammes et autres mails. N'empêche… Que l'on n'ait pas commencé par Israël, par cet Israël responsable des malheurs du Proche-Orient, de la planète Mars et de la neige en Europe, ce n'est évidemment pas normal. D'où l'idée, parfaitement correcte, qu'Israël a acheté WikiLeaks. Ça circule sur le net avec comme référence "un site Internet arabe de journalisme d’investigation (sic)", à l'adresse:
www.syriatruth.info. Mais si, "Syriatruth", ça ne s'invente pas. La preuve (et
Le Post qui relaie l'info la reprend à son compte!), c'est que M. Netanyahou lui-même a reconnu qu' "Israël avait «pris les devants» pour limiter les dommages causés par les fuites". Et de donner les références de l'article de Haarets qui le dit:
www.haaretz.com/print-edition/news/netanyahu-wikileaks-revelations-were-good-for-israel-1.327773.
Seulement, quand vous consultez cet article, vous n'y trouvez pas la moindre allusion d'un accord avec Julian Assange. Bibi y explique que si Israël n'apparaît pas beaucoup dans WikiLeaks, c'est parce que "chaque dirigeant israélien sait depuis des années que des dépêches risquent ça risque la fuite".
26 décembre 2010

Jacquot Grunewald est né le 3 juin 34
à Strasbourg. Etudes secondaires à Limoges. Diplômé
du Séminaire rabbinique de Paris, service militaire comme aumônier
en Algérie. Puis, aumônier (civil) de la jeunesse juive
de Strasbourg.
Tout en assurant diverses fonctions rabbiniques à Strasbourg
et dans le Bas-Rhin, il prend en 1965 la direction du Bulletin de nos Communautés d'Alsace et de Lorraine, bi-mensuel indépendant. En fait un hebdo, sous le nom de Tribune Juive. S'installe en Israël en 1985. Dès lors, réinvente l'itinéraire de Paris à Jérusalem et vice versa. Le système a raison de l'inventeur, qui quitte la direction du journal en 1992. Se met alors à écrire de façon plus systématique :
Et traduit :
- Le Talmud Steinsalz, avec JJ Gugenheim, (huit volumes parus chez Lattès puis Ramsay) de 94 à 97.
- Le Livre du Séder : Hagada de Pâque
Correspondant de l'Arche.
Officier des Arts et Lettres
Conseiller pour Israël de l'Assemblée des Français de l'Etranger (AFE).
Marié, père de quatre garçons et grand-père de treize petits-enfants.
Jérusalem, mars 2008.
Articles de Jacquot Grunewald sur notre site :
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